‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 67 sur 359 · POUDRE · texte numérisé non relu

POUDRE

(laie du quatorzième siècle ; c’est du moins à la bataille de Crécy en 134b que les premiers canons firent leur apparition. A cette I époque, la poudre à canon était un mélange grossier des matières qui la composent; salpêtre, charbon et soufre pulvérisés, et ce n’est qu’au seizième siècle qu’on fabriqua les poudres grénées.

Les proportions des substances qui composent la poudre varient dans de certaines limites ; mais elles se rapprochent géné- I râlement des rapports indiqués par l’équation suivante, qui montre ! quels sont les produits essentiels de la combustion :

2AzQ3K -f 3G + S = K^S + Az2 + 3CQ2.

1 Cette équation théorique ne rend pas compte, du reste, de la naü ture complexe du résidu solide.

j Le charbon employé, étant préparé par la carbonisation du bois ji à basse température, retient les éléments de l’eau qui influent i par conséquent sur la nature des produits de la décomposition,

I et par suite sur les rapports à observer dans le mélange, rapj ports indiqués par la pratique.

! Voici la composition des principales poudres :

Composition Poudre

I théorique, dechasse(l). de guerre. déminé.

Salpêtre 74,8 78,99 74,7 65,0

Soufre 11,9 9,84 12,45 20,0

Charbon.. 13,3 11,17 12,25 15,0

La force de projection de la poudre est due à la formation de 2 gaz qui, à la température de l’explosion, occupent un volume c considérable, environ 1500 fois celui de la poudre.

Les produits gazeux de la combustion renferment de l’oxyde de carbone à côté du gaz carbonique et de l’azote, et le résidu contient souvent très. peu de sulfure, mais surtout du carbonate et du ' sulfate de potassium, ainsi que de l’hyposulfite : ce dernier doit résulter de l’oxydation ultérieure du sulfure à l’air, car il serait décomposé à la température de l’explosion (Berthelot). Voici la composition centésimale des gaz fournis par la poudre de chasse (Bunsen et Cbischkoff) ; par la poudre de guerre brûlant dans le vide (Link) ; enfin par la poudre à canon brûlant en tubes clos I (Abel et Noble) :

(1) Analyses de MM. Bunsen et Chischkoff : les 11,1T p. 100 de charbon renferment ! 7,7 de carbone, 0,4 d’hydrogène et 3,07 d’o.xygène.

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