‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 82 sur 359 · On a vu quels sont les caractères spectroscopiques du · texte numérisé non relu

On a vu quels sont les caractères spectroscopiques du

(I) Voici la solubilité des chloroplatinates de potassium, de rubidium et de césium, dans 100 parties d’eau, d’après M. Bunsen :

^'tC16K2 0,740 2,170 5,180

PtC16Cs2 0,024 0,177 0,377

CESIL’M.

rubidium. (iC sont les seuls qui permellenl de distinguer ce métal du potassium, car ses sels donnent lieu aux mêmes réactions avec l’acide tartrique, le sulfate d’aluminium, le chlorure de platine, l’acide fluosilicique et l’acide perchlorique.

La séparation analytique de ces deux métaux n’est pas réalisable et 011 ne peut les doser à côté l’un de l’autre que par voie indirecte, par exemple par l’analyse des chlorures (1) provenant de la réduction des cliloroplatinates par l’hydrogène.

CÉSIUM. — Cs = 132,5.

801. Nous avons déjà fait connaître (795) dans quelles circonstances a été découvert ce métal, beaucoup plus rare que le rubidium, qu’il accompagne presque toujours en petite quantité. Dans certains cas, il l’emporte sur ce dernier, comme dans les eaux de Bourbonne, d’après M. Grandeau, et dans certaines lépidolithes. Il existe même un minéral dans lequel le rubidium paraît faire défaut. Ce minéral très rare, connu sous le nom de | Pollux, se rencontre à l’île d’Elbe, et a été analysé par Plattner en 1846; mais à cette époque il a été confondu avec le potassium. Comme son poids atomique est beaucoup plus élevé que celui du potassium, il en résulte un déficit dans le total de l’analyse complète, déficit qui s’élevait à 7,25 p. 100 et qui était alors inexplicable. M. Pisani ayant répété l’analyse de ce minéral, depuis la découverte du césium, reconnut la cause de ce fait anormal et constata que le Pollux renferme 34,07 p. 100 d’oxyde de césium, soit 31,4 de césium. Ce point établi, l’analyse de M. Plattner, comme celle de M. Pisani, assigne à ce minéral la composition générale lOSiO^ (Cs^O.Na^O. CaO)^ (APO^Fe'^0^)^-i-2rPO.

Le césium, qui paraît être le métal le plus électropositif, a été obtenu à l’état d’amalgame par électrolyse. L’électrolyse du

(1) Connaissant la quantité de chlore unie aux métaux, on en déduit aisément le poids atomique moyen de ces derniers, c’est-à-dire la quantité qui est unie à 35,37 de chlore. Pour calculer la proportion de chaque métal à l’aide de ce poids atomique moyen M, on fait usage de la formule ^ qui indique la quantité d’atomes

de potassium accompagnant un atome de rubidium, et par suite le rapport pondéral entre ces deux métaux.

Ce mode de calcul est applicable dans tous les cas analogues, sodium et potassium, sodium et lithium, etc.

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