III. — Eaux bicarbonatées et chlorurées
EAUX ACIDULES ET ALCALINES
1) Observé par M. Carnot. — (2) Dont 0,1600 de silicate de sodium.
EAU
On remarquera la teneur de l’eau de la Bourboule en arséniate de sodium. L activité thérapeutique de ce principe minéralisateur lait de 1 eau de la Bourboule une eau médicinale occupant une place toute spéciale parmi les eaux minérales.
L’eau de Chatel-Guyon (Puy-de-Dôme), se distingue des autres du même groupe en ce qu’elle est plus nettement caractérisée comme eau saline magnésienne .
Toutes les eaux riches en carbonate calcique laissent déposer une grande partie de ce sel, lorsque l’acide se dégage à l'air, soustrait à la pression qui le maintenait dissous, en même temps que le carbonate. Ce dépôt se produit lentement à l'émergence des sources, quelquefois sous forme de boues, le plus souvent en concrétions compactes ou travertins qui finissent par constituer de véritables roches. Lorsque le dégagement de gaz est facilité par l’agitation, telle qu’une chute en cascade, le dépôt se fait rapidement et les premières portions déposées renferment presque tout le fer, sous forme de sesquioxyde hydraté. Les objets exposés
dans une semblable t3au se recouvrent d’une incrustation de calcaire, qui est tout à fait blanche si l’eau s’est préalablement dépouillée du fer qu’elle renferme. Les eaux les plus connues de ce genre sont celles de Saint-Allyre, à Clermont-Ferrand.
C’est au même phénomène, mais plus lent, que sont dues les stalactites.
Les concrétions déposées par les eaux calcaires renferment, outre le carbonate de calcium, celui de magnésium, de fer, de l’arsenic et divers métaux primitivement dissous dans l’eau, et Ton y retrouve plus facilement par l’analyse, que dans l’eau ellemême, les principes très peu abondants de ces eaux.
127. Eaux alcalines silicatées. — Ces eaux, beaucoup moins fréquentes que les eaux alcalines carbonatées, présentent toujours une minéralisation très faible et sourdent de terrains granitiques. Leur principal représentant est l’eau de Plombières, et il faudrait sans doute envisager comme telles la plupart des eaux thermales faiblement minéralisées. De ce nombre sont les eaux thermales sulfureuses des Pyrénées, dont il sera question plus loin.
Voici quelle est la composition des eaux de quelques sources de Plombières, d’après des analyses faites en 1881 (Ed. Willm).