PROCÉDÉS DE LIQUEFACTION DES GAZ
' ■ I par son évaporation rapide peut atteindre — 87° (Loir et Drion).
C’est à Faraday, en 1822, qu’on doit les premières expériences ! sur la liquéfaction des gaz par la pression. Son appareil, qui est ! des plus simples, consiste en un tube en verre très résistant fermé ; à l’une de ses extrémités et coudé à angle obtus. On introduit dans la partie fermée le corps qui doit engendrer le gaz, soit par l’action de la chaleur, soit par réaction, puis on scelle à la lampe l’autre extrémité du tube. Le gaz produit par la décomposition du corps ne pouvant se dégager, se comprime dans le tube et se liquéfie. Si l'on introduit la branche vide dans de la glace ou dans un mélange réfrigérant (fig. 20) pendant que l’on produit le gaz dans l’autre branche, le liquide condensé y distille par suite de la différence de température. On obtient ainsi le cyanogène liquide en chauffant le cyanure de mercure ; l’ammoniac liquide, en décomposant la combinaison que forme ce j gaz avec le chlorure d’argent.
Le chlore, l’hydrogène sulfuré, l’acide chlorhydrique ont été liquéfiés d’une manière analogue.
M. Melsens est arrivé à liquéfier quelques-uns de ces gaz dans le tube Faraday, en utilisant la propriété que possède le charbon de bois de les absorber à froid et de les abandonner sous l’influence de la chaleur. Dans ces circonstances, le gaz liquéfiéreprend la forme gazeuse par le refroidissement du charbon et se trouve de nouveau absorbé par celui-ci.
L'appareil Carré qui sert à préparer industriellement l’ammoniac liquide, pour utiliser le froid produit par son évaporation, est fondé sur le même principe que le tube Faraday. Il en est de même de l’appareil de Thilorier pour la liquéfaction en grand de l’anhydride carbonique. Nous décrirons ces appareils en nous occupant de ces combinaisons.
L’appareil de Natterer, modifié par Bianclii, est fondé sur la compression, à l’aide d’une pompe, d’un gaz dans un espace clos. Il est surtout employé pour liquéfier le protoxyde d’azote ; mais comme il peut s’appliquer a d’autres gaz, nous en donnerons ici même la description :
L’ appareil de Bianchi (fig. 21) se compose d’un récipient M en fer
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forgé, de 700 centimètres cubes, doublé intérieurement de cuivre, portant à sa partie supérieure un ajutage X, fermé par un robinet à vis Y, et à sa partie inférieure un corps de pompe AB muni d’un piston P. Ce piston est actionné par un excentrique et une manivelle à volant. Le récipient est entouré d’un réservoir C qui reçoit
de la glace, et le corps de pompe, d’un manchon L dans lequel circule un courant d’eau froide. Le gaz à comprimer pénètre, après avoir été desséché, dans le corps de pompe par la tubulure T, qui débouche au-dessus du piston quand celui-ci est au bas de sa course. Le gaz refoulé par le piston ouvre la soupape S qui sépare le récipient du corps de pompe et qui se referme lorsque le piston descend. On comprime ainsi 300 à 400 litres de gaz.
Le piston est formé d’un cuir embouti en-
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duit de graisse, sauf pour le cas de protoxyde d’azote, où il est humecté d’eau, car la graisse pourrait prendra feu.
Pour donner issue au gaz liquéfié , on dévisse le réservoir du corps de pompe, on l’incline et on desserre la vis Y ; le liquide sort en X (fig. 22).
APPAREILS DE M. CAILLETET.