APPAREILS DE M. CA1LLETET
2° Emploi de l’éthylène liquide. — Voici l’appareil imaginé par M. Cailletet pour utiliser le froid produit par la volatilisation ra-
I'ig. 24. Liquéfaction de l’oxygène par l’éthylène bouillant.
pide de 1 éthylène liquide (fig\ 24). Ce liquide est contenu dans le réservoir R relié à un serpentin de cuivre de 3 à 4mm de diamètre,
INTRODUCTION
contenu dans le vase S. En versant du chlorure de méthyle dans ce vase, la température s’abaisse à — 27u; mais on arrive facilement à 70° en insufflant dans le chlorure de méthyle de l’air desséché
avec soin dans le flacon G. En ouvrant ensuite le robinet à vis situé au-dessous de S, l’éthylène refroidi à — 70° s’écoule sous une faible pression dans l’éprouvette en verre V disposée dans un vase contenant de la ponce sulfurique pour empêcher le dépôt de givre sur l’éprouvette. En faisant alors passer dans l’éthylène un rapide courant d’air ou d’hydrogène refroidi par un serpentin concentrique au premier, on produit un abaissement de température de — 125°. Le réservoir Q à oxygène comprimé par la pompe P aboutit à un petit tube contenu dans l’éprouvette V ; sous l’influence du froid de — 125°, il s’y condense en un liquide mobile.
23. Appareil de M. Raoul Pictet. — L’appareil que M. Pictet a fait construire à Genève et qui lui a permis en 1877 de liquéfier l'oxygène et l’hydrogène sous une pression de 320 atmosphères et par un froid de — 140° est représenté par les figures 23 et 26.
Deux pompes P sont accouplées de telle sorte que l’aspiration de l’une corresponde à la pression de l'autre (système compound). L’aspiration de la première communique avec un tube II, long de 1 m , 1 0 , de 12cm, 5 de diamètre et rempli d’anhydride sulfureux liquide. Sous l’influence d’un vide parfait, la température de ce liquide s’abaisse rapidement à — 63° et même à — 73°. L’anhvdride sulfureux aspiré
CD
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