‹ Traité de chimie minérale et organiqueChapitre 174 sur 408 · S2C12 4- 2H20 = SO2 4- 4HC1 4- 3S · texte numérisé non relu

S2C12 4- 2H20 = SO2 4- 4HC1 4- 3S

dans la décomposition spontanée de l’acide hyposulfureux et •dans d’autres réactions. Il est jaune orange, tout à fait insoluble dans le sulfure de carbone bouillant, dans l’éther, etc., quand il n’a pas encore commencé à subir sa transformation en soufre octaédrique, ce qui a lieu par exemple par un contact prolongé avec les sulfures alcalins ou les alcalis. Il ne s’altère que lentement et partiellement à 100°; mais à J 11° il est converti en soufre prismatique, avec élévation de température. Le soufre se sépare quelquefois sous une forme huileuse ; il est accompagné dans ce cas depersulfure d’hydrogène : c'est ce qui arrive lorsqu’on décompose une solution d’hyposulfite de sodium par l’acide chlorhydrique.

La fleur de soufre est en partie composée de soufre insoluble. Récemment condensée elle constitue des petits utricules présentant une enveloppe molle et un contenu liquide qui cristallise à la longue. Cette partie interne est soluble ; la partie extérieure est du soufre insoluble dans le sulfure de carbone. Le soufre en canons laisse aussi un faible résidu de soufre insoluble.

Enfin, le soufre trempé est également un mélange de soufre soluble et de soufre insoluble (Ch. Deville). Le soufre trempé à 150° est entièrement soluble. Porté à 170°, et trempé, il renferme environ 25 p. 100 de soufre insoluble; le soufre mou, obtenu en trempant le soufre chauffé à 230°, renferme 30 p. 100 de soufre insoluble. D’après M. Berthelot, c’est à 170° que

SOUFRE

s'effectue ce travail moléculaire, c’esl-à-dire à la température d dt|u°. 6 corrosponcl le minimum de coefficient de dilatation du soufre liquide et il laquelle commence à se produire sa viscosité

La densité du soufre amorphe est de 2,046 (Troosl et Hautefeuille).

Lorsqu on expose au soJeiJ une solution de soufre dans le sul-

fure de carbone, il se produit une certaine quantité de soufre insoluble (Lallemand).

Soufre rouge et soufre noir. — Lorsque le soufre a subi une sérié de fusions et de solidifications, il devient gris, rouge, brun et meme noir. Ces transformations ne sont pas dues à une mo-

d incation allotropique, mais h la présence d’impuretés (Mitscherlicb).

223. Propriétés chimiques. — Le soufre est un corps comustible, mais il joue aussi le rôle de comburant et donne avec les corps combustibles des composés analogues aux oxydes.

Le soufre s’enflamme à l'air à la température de 250° et brûle avec une flamme bleue en produisant de l’anhydride sulfureux SO* dont l’odeur est suffocante, avec des traces d’anhydride sulfurique. Chaleur de combustion avec S solide pour donner SO'2 = 690al,2.

A 200°, le soufre est phosphorescent dans l’air ou dans l’oxvgène (Joubert).

L acide azotique concentré et bouillant le convertit lentement en acide sulfurique.

Le soufre fondu s unit au chlore avec dégagement de chaleur. J) se combine de même au brome et à l’iode. Dans ces combinaisons, il fonctionne comme élément électro-positif.

La vapeur de soufre brûle dans l’hydrogène et celui-ci dans la vapeur de soufre, mais difficilement. La combinaison de ces deux éléments a lieu plus aisément lorsque l’on fait volatiliser du soufre à l’aide de l’étincelle électrique dans une atmosphère d’hydrogène. Cette combinaison est limitée, car la température à laquelle elle se pioduit est voisine de celle qui détruit l’hydrogène sulfuré.

La chaleur de combinaison de IL-j-S en parlant de S solide est de 4-4co,,6 et en partant de S en vapeur de 7cal,2.

Le soufre se combine au carbone chauffé au rouge, en donnant le sulfure de carbone CS" correspondant à l’anhydride carbonique. Les autres métalloïdes, bore, silicium, sélénium, arsenic, phos-

PROPRIÉTÉS CHIMIQUES

phoro se combinent de meme directement an soufre. II en est de même de la plupart des métaux. Lorsqu’on fait bouillir du soufre dans un matras, puis qu’on y projette du cuivre ou du fer , en tournure ou en limaille, ces métaux se combinent avec incandescence à la vapeur de soufre.

Un mélange de 2 parties de limaille de zinc , et de 1 partie de Heur de soufre brûle avec une flamme bleue au contact d’une allumette.

Le soufre se combine aussi à ces métaux à la température ordinaire lorsqu’on humecte d’eau leur mélang'e intime avec de la Heur de soufre ; la combinaison est assez énergique à un certain moment pour réduire une partie de l’eau en vapeur ; le mélange humide de 2 parties de limaille de fer et de 1 partie de fleur de soufre porte le nom de volcan de Lemery .

Il suffit de broyer du mercure avec de la fleur de soufre pour que la combinaison se fasse, mais lentement; elle est plus rapide si l'on humecte le mélange avec de l’alcool.

L’argent noircit à sa surface au contact du soufre, en se recouvrant d'une couche de sulfure d’argent.

On obtient des sulfures plus ou moins homogènes en soumettant à une compression de 6,000 atmosphères du soufre ou des métaux en poudres, tels que le zinc, le magnésium, le fer, etc. (Spring).

Dans toutes les combinaisons de cet ordre, le soufre est électronégatif.

Le soufre bouillant décompose la vapeur d’eau avec formation d’hydrogène sulfuré et, sans doute d’acide pentathionique :

\ OS -h 6H20 = S306H2 + 5H2S.

L’eau bouillante est aussi décomposée en très petite quantité par la fleur de soufre.

Le soufre bouillant décompose l’anhydride carbonique en donnant de l’anhydride sulfureux et de l’oxysulfure de carbone fGossa) :

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