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DOSAGE DE L’HYDROGÈNE SULFURÉ ET DES SULFURES ALCALINS

le volume d’hyposulfite qui a été nécessaire pour décolorer l’iodure d’amidon. Un essai préalable fait connaître à peu près la quantité d’iode à employer. Si la quantité d'iode ajoutée était de 10 centimètres cubes et s’il a fallu 2C0, 5 par exemple de la solution d’hyposulfite pour faire disparaître la couleur bleue, c’est que l'eau employée pour l’analyse aura exigé 7CC,5 d’iode. C’est donc un titrage inverse qui, généralement, est plus précis que le titrage direct.

Lorsque l’eau à analyser possède une température élevée, la couleur bleue de l’iodure d’amidon peut ne pas apparaître franchement et il faut alors laisser refroidir à l’abri de l’air avant de titrer. De plus, en ajoutant une eau très chaude (au delà de 50° environ) à la solution d’iode, on peut lui enlever une petite quantité d’iode par volatilisation. Il est bon alors de verser l’eau sulfureuse (qu’on ne pourrait laisser refroidir sans altération) dans la solution d’iode qu’on a étendue à 250 centimètres cubes avec de l’eau distillée froide; la température moyenne qui s’établit permet d’achever l’opération sans s’exposer aux inconvénients que nous avons signalés.

Les hyposulfites, étant un produit d’altération des sulfures, accompagnent fréquemment ceux-ci dans les eaux minérales, aussi bien que dans les lessives industrielles où l’on a à doser les sulfures. Or les hyposulfites absorbent l’iode comme les sulfures et peuvent donc être comptés comme tels; ils donnent par la réaction un tétratbionate, d’après l’équation :

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