OZONE OU PEROXYDE D’OXYGENE
cou B 50 centimètres cubes d’indigo (qui n’a pas besoin d’être titré) et 250 centimètres cubes d’eau ordinaire chauffée à 40 ou 50°; on y laisse tomber alors l’hydrosulfite de la burette jusqu’à coloration jaune, et même au delà; le liquide ne tarde pas à reprendre une teinte verdâtre par l’action de l’air. On balaye alors celui-ci par un courant d’hydrogène. Quand l’air est bien expulsé, on ramène exactement la couleur jaune par l’hydrosulfite, puis on lit la hauteur de la solution dans la burette, et on titre l’bydrosulfite avec l'indigo titré , dont on fait tomber un volume déterminé dans le flacon. On ramène ensuite sa couleur exactement au jaune par l’hydrosulfite, dont la valeur se trouve ainsi établie par rapport à l’indigo. On introduit alors dans l’appareil, par l’entonnoir à boule, 50 ou 100 centimètres cubes de l’eau à examiner. La couleur bleue de l’indigo reparaît ; on la fait de nouveau disparaître par l’hydrosulfite, dont le volume ajouté sert à calculer l’oxygène.
Il a fallu, par exemple, 2C0,9 d’hydrosulflte pour 20 centimètres cubes d’indigo et 5CC,7 pour 100 centimètres cubes d’eau. Sachant que 20 centimètres cubes d’indigo correspondent à 2 X 0CC,152 d’oxygène, on a la proportion
d’où x = 0CC,597 d’oxygène dans 100 centimètres cubes d’eau, soit occ ,97 par litre.
L’oxygène du sang peut être dosé par le même procédé, en n’opérant que sur 2 à 5 centimètres cubes de sang.
OZONE ou PEROXYDE D’OXYGÈNE. — 002;
Densité = 23,94 (ou 1,69 pour air = 1). — Poids mol. = 47,88.
97. Les affinités chimiques de l’oxygène se trouvent singulièrement exaltées dans certaines conditions, en même temps qu’il contracte une odeur spéciale, d’où le nom d 'ozone qu’a donné Schœnbein à l’oxygène ainsi modifié (de cÇetv, avoir une odeur). Son odeur se manifeste fortement dans le voisinage d’une machine électrique en activité. Van Marum signala le premier ce lait en mentionnant en outre l’oxydation du mercure par l’oxygène soumis à des décharges électriques. Les premières recher-
OZONE
chos suivies qui aient été entreprises sur l’ozone sont dues à Schœnbein (1840), qui fit connaître diverses autres circonstances de production de ce gaz, notamment l’électrolyse de beau acidulée et l’oxydation lente du phosphore à l’air humide, ainsi qu’un grand nombre de ses réactions; principalement son action sur l’iodure de potassium, qu’il décompose en mettant l’iode en liberté.
98. Modes de formation et préparation. — Par l’électricité. — Pour démontrer la production d’ozone par l’action des
décharges électriques sur l’air ou sur l’oxygène, il suffit de présenter à l’extrémité d’une pointe, fixée sur le conducteur d’une machine électrique, une hande de papier humide, imprégné d’amidon et d’iodure de potassium :
le papier ne tarde pas à bleuir (1).
Ou bien on remplit en partie d’oxygène un tube eudiométrique renversé dans un verre contenant une solution d’iodure de potassium amidonné, 'qui occupe ainsi les 2/3 environ de la hauteur du tube. On fait alors passer à travers l’oxygène une série d'étincelles fournies par une bobine d’induction ; la surface du liquide bleuit bientôt par suite de la production d'ozone. La quantité d’ozone qui se forme ainsi est toujours très faible.
La nature de la décharge influe beaucoup sur la proportion d’ozone formée, ainsi que l’a montré M. Andrews. Les décharges obscures sont beaucoup plus efficaces que les étincelles d’une machine électrique ou d’une bobine.
Préparation de l’ozone par l’effluve. — L’effluve (décharges silencieuses) est le genre de décharges qui convient le mieux pour l’oxydation de l’oxygène. Le premier appareil construit dans ce but est du à M. de Babo ; il a été heureusement simplifié par M. Ilou-
Fig. G6.
(1) Pour obtenir ce papier, dit ozonoscopiqne, on dissout 1 gramme d’iodure de potassium dans 100 centimètres cubes d'eau; on ajoute 10 grammes d’amidon et on chauffe, on étend ensuite en couche mince l’empois obtenu sur des feuilles de papier, qu’on sèche et qu’on conserve dans des bacons bien fermés. Pour l’employer, on a soin de le mouiller.