EN POIDS
760mm
On voit que la pression n’a une influence sensible que sur l’ozonisation à basse température.
Préparation par l’électrolyse. — L’oxygène provenant de l’électrolyse de l’acide sulfurique étendu renferme une petite quantité d’ozone, qu’on peut mettre en évidence en dirigeant les gaz de l’électrolyso sur du papier ozonoscopique humide. Pour préparer par ce moyen l’oxygène ozoné, on soumet à l’électrolyse un mé- 1 lange de 1 volume d’acide sulfurique et de 3 volumes d’eau (Andrews) ; mais plusieurs conditions sont nécessaires pour la réus- : site de l’opération : le pôle positif doit être en or ou en platine ou plutôt en platine iridé, car un métal oxydable, même l'argent, détruirait l’ozone. L’électrolyte ne doit pas renfermer de matières oxydables et doit être maintenu à basse température. La présence de certains acides, surtout de l’acide chromique, facilite la production d’ozone. On peut recueillir le mélange des gaz hydrogène et oxygène ou seulement ce dernier. Il est bon alors d’opérer dans un vase cloisonné. Dans le vase intérieur, qu'on fait communiquer avec le pôle positif, on plonge un tube large dans lequel est soudé un fil de platine auquel se rattache une lame de même métal, servant d’électrode positive. Le tube est terminé à sa partie supérieure par un tube de dégagement à robinet. Le liquide i extérieur reçoit l’électrode négative.
La proportion d’ozone formée est toujours très faible, 1/250 de l’oxygène au plus. Néanmoins, en entourant l’électrolyte d’un mélange réfrigérant, on peut obtenir un gaz à 2 p. 100 d’ozone.
Formation d’ozone par les oxydations lentes. — L'air dans lequel séjourne du phosphore humide contracte rapidement l'odeur de l’ozone, qui est à peu près celle du phosphore; mais si bn laisse séjourner pendant quelques heures le phosphore dans un espace d’air limité, l’ozone disparaît de nouveau. II faut donc retirer les