‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 3)Chapitre 8 sur 80 · SH · texte numérisé non relu

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Poids atomique , =592,892; formule , =Na+ NB\ Le nitrure sodique se compose de :

CentièmM. AlMMt.

Sodium 86,833 3

Nitrogène i3,ii7 2

Poids atomique, = 1349,7^7 > formule, =:=9Na'N.

Le soufre forme avec le sodium autant de sulfures qu*avec le potassium. Mais ces sulfures ont été moins bien examinés.

On obtient le sulfure sodique de la façon la moins coûteuse par la voie sèche, en calcinant un mélange de sulfate sodique et de poussière de charbon; mais alors il est mêlé de charbon« On l'obtient encore en calcinant le sulfate sodique dans un courant de gaz hydrogène, tant qu'il se forme de Teau; mais, dans ce cas, le sulfure est sali par les éléments du verre qu'il prend pendant la ealcination. Il se prépare le plus aisément en calcinant de l'hydrate sodique grossièrement pulvérisé dans un vase de verre conveiiable, pendant qu'on y fiait arriver du sulfide hydrique anhydre. La décomposition a lieu sans le concours de la chaleur : la masse s'échau£Fe

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fortemcot, il distille de Teau, et il reste un sulfure sodique d*uii rouge de chair qui se dissout dans Teau en formant un liquide incolore.

On peut obtenir le monosulfure sodique par la voie humide , ^n suivant la méthode que j'ai tracée pour le mono-sulfure potassique. Quand il a été suffisamment concentré, il cristallise en prismes droits à quatre pans, terminés par quatre facettes. Sa saveur et ses propriétés sont les mêmes que celles dusulfure potassique. Chauffés dans une cornue, les cristaux entrent aisément en fusion^ et quand Tean de cristallisation est dégagée, le suliîire sodique reste sous la forme d une masse saline blanche. Lorsqu'on la calcine, elle prend une teinte jaunâtre, qui tient à ce que, par l'intervention du verre da vase, il se forme de la soude et du bisulfure sodique. Le sodium s'oxydant en partie, le soufre se porte sur une autre paitie du sulfure, et produit un degré de sulfiiration plus élevé. Exposés à l'air, les cristaux de sulfure sodique s'humectent à leur surface, mais tardent si peu à se convertir en sulfite, puis en sulfate sodique, qu'ils n'ont pas le temps de tomber en déliquescence. Ils sont beaucoup moins solubles dans l'alcool que dans l'eau, et l'on peut se servir de ce liquide pour les laver. L'alcool précipite même le sulfure sodique , sous forme solide, de sa dissolution aqueuse con* centrée; mais il redisAout le précipité quand on en ajoute une phis grande quantité.

Le sulfure sodique se compose de :

CeatiAmes. Atomet.

Sodium ^9,12 • • • i

Soufre • • • 4^fi8 i

Poids atomique, =49^90^^) formule, =sNaS ou Na. Le sulftire sodique cristalHn hydraté a pour composition, d'après l'analyse de Boudetj confirmée par Kircher:

Ceotiènet. kxomu.

Sulfure sodique 3a,8a5 ••••«•••«» t

Eau 67,175 9

Poids atomique, = i5o4>377 ; formule, = NaH*. Les cristaux s'effleurissent dans le vide sur l'acide sulfurique, perdent 4 atomes d'eau, et il reste kaH".

Les divers degrés de snlfuration de sodium rassemblent, autant quon sache, parfidtement à ceux du potassium, ets'oblieniieiitde la même nanière. Voici leur composlticm :

Ö8 LÏTHïtIM.

BMulfure=:Na. Trisnlfure zrNa. Quadrisulf. =rNi. Perta)fore==!lt. Sodium... 4I996 • I • 32,5a . i • 26,55 . i . 22,4^ . i Soufre.... 58,o4 . 2 . 67,48 . 3 . 73,45 . 4 • 77>57 • 5

Poids at.. 693,227 894^392 1095^557 1296,722

Combiné avec le potassium, le sodium est plus fusible que quand il se trouve seul. Une partie de potassium et trois à dix de sodium donnent un alliage qui est liquide à zéro, mais qui, refroidi par de la glace, cristallise et devient cassant. En général, cet alliage, dans quelques proportions qu'il se trouve, est cassant, d un blanc dargent et cristallin. La combinaison de dix parties de potassium avec une de sodium surnage l'huile de pétrole distillée. Quand on prépare le sodium, on observe le moment où le mélange métallique, plongé dans rbuile de térébenthine, devient malléable; et on le renferme de suite dans des vaisseaux clos, sous une couche d*huile de pétrole, parce qu alors tout le potassium qui s y trouvait contenu est oxydé. Le sodium se combine avec le mercure un peu plus facilement que le potassium; la combinaison est accompagnée d*un fort dégagement de chaleur. En plongeant un globule de mercure plus gros sur un fragment de sodium brillant, la combinaison s'effectue avec production d'une vive lumière. L*ama]garoe ainsi formé est dur et cassant. Pour préparer de plus grandes quantités de cet amalgame, on procède le mieux, d'après Boettger^ de la manière suivante : Dans un mortier muni d'un couvercle, on broie ensemble I partie de sodium avec 100 parties de mercure, en y ajoutant le sodium peu à peu ; et à chaque dose qu'on y ajoute il se produit de la lumière, accompagnée d'un sifflement. La masse se compose alors d'une partie liquide et d'une partie solidiBée ; la première est décantée pour servir à une nouvelle préparation, et la partie «olide est mise dans du pétrole, ce qui peut se faire aussi pour toute la masse. Au-dessus de + 21^, la partie solide fond, et forme, après le refroidissement, une masse homogène.

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