VI
970 SUCÛIKATÉ A'HYLIOÖK*
priêimft d'abord tratislacides , puis opaques iPt*sembbMes à de ï'amianthe. Il est peu soluble dans l'eau froide, et très-solable dans l'alcool et dans Tether, Traité par l'hydrate potassique, il ne développe pas d'ammoniaque à froid , mais il en dégage beaucoup à la température de l'ébullition , et se comporte en cela comme une amide. I^ solution renferme alors un sel potassique, soluble dans l'alcool. Ce sel donne des précipités avec le sucfe de plomb, avec le sulfate cuivrique, le chlorure mercurique et le nitrate argentique. Le sel argentique est soluble dans beaucoup d'eau, et y cristallise en prismes déliés. Il ne donne pas de précipité avec les sels de baryte, de magnésie, d'oxyde manganeux et d'oxyde zincique. On n'a pas obtenu l'acide à l'état isolé.
D'après l'analyse de Malaguti^ la chlorsuccilamide se compose de :
Atomes. Ceatiàmes.
Carbone..» • 4 • • é • • 4 so,ao
Hydrogène •• • 4 ^fi^
Nitrogène • • • • 2 ÏI978
Chlore. .««•«..•. 4 ^9*^9
Oxygène i 6,75
Poids atomique : xH%'jfi6, On ne saurait grouper ces âémeDts d'une manière probable, lors même qu on admet que le produit renferme une amide.
Uacide résultant de l'action de l'hydrate potassique sur l'amide qui redevient de l'ammoniaque, est de l'acide carbonique copule avec C* Cl -+■ C €K Malaguti Tappelle acide cklorosuccilique.
Les transformations des éthers nous ont ainsi révélé l'existence d'une multitude de carbacides copules , et il en reste sans doute encore beaucoup à découvrir. J'espère que ce que j'ai essayé d*exföset relativteifnent à leur mode de composition est suffisamment clair. Quant aux noms, ils sont sans doute un peu longs; mais je suppose qu'on les justifiera par la facilité avec laquelle ib indiquent la composition.
4. V ammoniaque liquide produit exactement les mêmes phénomènes que le gaz. L'emplécine récemment préparée est décomposée avec une extrême violence par l'ammoniaque. Si die est depuis longtemps préparée, il faut, pour cette transformation.
BSHZOJLXB iVHTUQÜK. 771
employer la chaleur. On obtient de la chlorcarbocarbamide qui cristallise, «t de Templécate ammonique, dont Tacide est précipité par Tacide ehlorhydrique.
5. Distillation sèche. L«mpléciiie bout, à «4* 290% en donnant du gaz acide carbonique et une huile fumante, malainge d'adbichloride aseJî^e fumant, d acide trichloroxaliqua lib^e, d'acide emplécique anhydre, et de chloride oxalique. Sous Teau , les acides se ^issolveat lentement, pendant (]ue le ohlorido oxalique cristallise, et reste mâle d*adbîchloride oacaUque. Oa peut, par uo« méthode appropriée, séparer les acides de la liqueur, par ewmple, en décomposant Tacide trichloroxalique par Tébullition ayec la potasse en excès, puis en précipitant l'acide emplécique par la digestion avec Tacide ehlorhydrique en excès.
Benzoate éthyîique avec le chlore. Cette action a été étudiée par Malagutiy mais sans Fintervention de la lumière directe du soleil. L'expérience se fait le mieux dans une cornue tubulée : on introduit, par le tube, le gaz chlore dans Téther. Le gaz est dBf&ci*lement absorbé, et il faut maintenir la cornue dans un bain d'eau entre + 60' et 70"; la dernière saturation exige + loo'. L'action du cUore terminée, on distille le produit à une température de plus en plus élevée, jusqu'à ce qu'elle ait atteint+ 190**. Le résidu de la cornue est alors altéré et noirci, bien que la masse tie soit pas entrée en ébuUition.
On verse le produit de la distillation, dans une cornue, sur de la chaux vive, et on le rectifie au bout de quelques heures de contact; mais il faut avoir soin qu'il n'entre pas en âralTition , et que la température ne dépasse pas + igo". On recueille comme pur ce qui passe entrer- 178* et -h 180**, puis on le laisse pendant quelques jours reposer sous une cloche à côté de la chaux vive.
Ce nouveau produit est un liquide incolore qui fume à l'air, et répand une odeur, tout à fait suffocante, de biacîchlorîde benzotque. Il a pour poids spécifique i,346 à + ii*. A+ i8»*, il commence à bouillir en se décomposant. Il ne rougit pas le papier de tournesol sec, taudis qu'il rougit celui qui est humide. D'après l'analyse de Malaguti , il se compose de :
77^ CAMl»HOBATB ÉTHTLIQDE.
▲tomes. Gontiènies.
Carbone 54 43,875
Hydrogène 48 3y24o
Chlore 18 43,i5i
Oxygène 9 9,734
Poids atomique : 9^45, 5a. Formule: (a C* H'« O' + C"* H" CV) + (C* H* O' + a C* W a*) = (a'B2 + B2 CP)+ (ÄC+ a Ac GV). U se compose par conséquent de i atome de biacichloride benzoîque» et de i atome d acibichloride acétique : mais, en ne prenant que les deux tiers du poids atomique, on a ^z + Bz €1^
••• + (Ac + Ac GV)y corps inconnu à Fétat isole.
Ce produit offre quelque chose d*exceptionnel dans la substitution du chlore à l'hydrogène : 3 équivalents de chlore ont serni remplacer 3 atomes d'oxygène; de là la transformation d'une autre partie du benzoate éthylique, dont les produits sont restés dans le résidu noir de la cornue.
Ce résidu commence à bouillir à + 193% pendant qu'il passe du biacichloride benzoîqu.e. Ce qui reste après que la température a atteint +aoo'' en contient encore un peu, ainsi que de l'acide benzoîque, du benzoate éthylique, et un corps noir acide qui n'a pas été examiné.
L*acichloride acétobenzoîque se dissout lentement dans l'ean, en même temps qu'il se change en un nombre égal d'atomes d V cide benzoîque et d'acide acétique; chaque atome de ces acides, par l'échange du chlore, doime naissance à 3 équivalents dadde chlorhydrique.
Camphorate éthylique avec le chlore. Cette action, à la lumière diffuse, a été également étudiée par Malaguii. Pour la hâter, il font le concours d'une faible élévation de température. Il se développe du gaz acide chlorhydrique, en même temps le produit jaunit, et redevient incolore par une température plus élevée. Après le refroidissement, il s'épaissit et ne coule que difficilement. On le lave d abord avec de l'eau légèrement alcaline , puis avec de Falcool faible, jusqu'à ce qu'il soit devenu neutre. On le dissout ensuite dans Talcool concentré, et on évapore la solution dans le vide; le
StTATE ÉTHTLIQUE. 77*3
nouveau composé se précipite comme une huile, cl*où Ton décante leau mère.
C'est un corps oléagineux, incolore, d'une odeur agréable, d'une saveur amère d'abord faible, et d'un poids spécifique de i,386 à + i4^. U se décompose par la distillation. Il est insoluble dans l'eau, et soluble dans l'alcool et dans l'éther. D'après l'analyse de Malagaäy il se compose de :
Carbone 4^ A'^fidd
Hydrogène 60 5,067
Chlore.' 12 35,994
Oxygène la 16,240
Poids atomique : 7389,12. Formule : (2 C* H* O' +C* H* Cl*) + (2 C" H'* O^ + C" H'* Cl«) = Ac* Ac GV + Ca* Ca €1% c'est-àdire que c'est un composé de i atome de biaciçhloride acétique et de I atome de biaciçhloride camphorique. U provient de 3 atomes de camphorate éthylique. Une solution aqueuse d'hydrate potassique l'attaque difficilement; la solution alcoolique le décompose aussitôt en 3 atomes d'acétate, 3 atomes de camphorate et 6 atomes de chlorure potassique.
Sitate éthylique avec le chlore. Cette action, à la lumière diffuse , a été également étudiée par MalagutL Elle est remarquable en ce qu'elle donne naissance à un nouvel acide, Y acide chlorosi^ tique.
Le sitate éthylique absorbe avidement du gaz chlore : il s'échauffe, jaunit, et développe beaucoup d'acide chlorhydrique. Après que la masse a pris la température de l'air, on la chauffe doucement dans un vase ouvert, jusqu'à ce qu'elle soit devenue incolore; on la lave, d'abord avec l'eau mêlée d'un peu de carbonate alcalin, puis avec de l'eau pure, et on la dessèche dans le vide.
Le produit est sirupeux, d'une odeur désagréable, d'une saveur nauséabonde, amère, et il a pour poids spécifique 1,2192 à + 16^,5. Il n'est pas volatil, car il se décompose avant de bouillir : il noircit avec dégagement de gaz acide chlorhydrique. U est insoluble dans l'eau, et se dissout dans i5 à 16 parties d'alcool. D'après l'analyse de Malagutiy il se compose de :
774 AGIDC GflLOftOStriQeE.
Atomes. Gentièmes.
Carbone 54 iyfißo
Chlore 24 49)^^4
Oxygène 9 8,333
Poids atomique : 10800,00. Il résulte de 3 atomes de sitate éthylique. Dans cet échange, 12 équivalents d'hydrogène Tiennent du sitate éthylique, et 12 de lacide si tique. L'oxyde éthylique s*est comporté comme s'il avait été seul traité par le chlore: 3 atomes d'oxyde éthylique ont donné naissance à i atome dadbichloride acétique, et l'acide sitique à 3 atomes diacide chlorositique anhydre. On pourra appeler le produit acide acéto^acibichkrichlorositique {i)\ sa composition se représente par la formule : (C*H«0* + 2C^H*CP) + 3(C^<H-C1*0-).
En contact avec une solution aqueuse d'hydrate potassique, 3 se dissout complètement au bout de quelques jours. De i atome de ce produit et de 12 atomes de potasse naissent 3 atomes d'acétate, 3 atomes de chlorositate et 6 atomes de chlorure pota^ sique.
h* acide chlorositique se précipite dans cette liqueur, quand on sursature faiblement la potassé par un acide plus fort; il a l'aspect d'un liquide oléagineux, d'ordinaire un peu coloré; on le décolore en le lavant à l'eau, le dissolvant dans une solution de carbonate sodique, et traitant la liqueur par le charbon animal.
C*^est un liquide assez mobile, inodore, d*une saveur désagréable; il rougit le papier de tournesol , et se détruit par la distillatioB. C'est un acide hydraté; il se compose, d*aprèa^ l'analyse de Mciaguttj de :
Atome». Centièmes.
Carbone i4 44>o4o
Hydrogène 24 6|^7^
Chlore 4 37,126
Oxygène 3 1 2,563
Poids atomique : 2388,oo. Formule : B + O*H*'a*0*. II contient 4^7 1 pour cent d'eau. Le poids atomique de l'acide anhydre
(i) Dans roriginal : Aèétyi^iMM>M^4horMuAtn,
CmiOHÜBE iTHYUQUE. 77&
est: !^2jSy^^. IX forme, ^?ec !«& bases» des seU particoU^r«) qui o ont p«3 été étudiés.
Sulfure éthylique avec le chlore. Cette action a été étudiée par Regnaidtn On introduit le sulfure éthylique dans un ballon qu ou remplit peu à peu de gaz chlore sec \ car il y aurait déflugraûon si le ballon en était d'avance rempli. Le ga% chlore doit y être en excès. Après que tout l'air en a été expulsé par le chlore, on ferme le ballon, et on Texpose à une lumière de plus en plus intense, jusqua ce que la réaction soit achevée. Il se produit ainsi un corps huileux jaune, d'une odeur insupportable, de 1,673 densité à + 24, et qui bouta + i6q''\ mais il se déconpose par Tébulli« tion. L'analyse de Regaault s'accorde assez bien avec les chiffres suivants :
Atomes. Geatièmcf.
Carbone 4 ' i3,i4o
Hydrogène d o,546
Chlore 8 779^36
Soufre I 8,778
Poids atomique : 2d86,83. Tant qu'on n'aura pas £ût das expé^ riences sur les transformations de ce corps, il est impossible de dire quel est le groupement de ses éléments« On peut le repré* senter indifféremment par C'H'S + 2 C^l", par SGV +C*H'€1', etpar SCI -|-2C€l4- C*H*d. L'expérience seule doit décider laquelle de ces formules est la vraie.
Chlorure éthylique avec le chlore. Suivant Laurent^ le chlorure éthylique, introduit liquide, à la lumière du jour, dans du gaz chlore^ s'enflamme. Dans l'obscurité, il se transforme très-rapidement en Chloride oxalique : GGV.
Regnault essaya d'éviter cette transformation totale, en faisant arriver simultanément le gaz chlorure éthylique et le gaz chlore dans un ballon de verre. On y faisait arriver ces gaz par deux tubes adaptés à deux ouvertures opposées. Le ballon était muni au fond d'un troisième tube, par où le produit de la transforma« tion s'écoulait dans un flacon à deux cols, dont l'un était garni d'un tuyau à dégageaient, conduisant l'excès de gaz dans un vase rempU d'eau et entouré de glace. Si Pon fait arriver le gaz
776 CHLORURE ÉTHTLIQUE.
chlorure éthylique en excès, il ne s'échange que i équivalent d'hydrogène contre du chlore. La transformation ne commence qu a la lumière directe du soleil; mais dès qu'elle a commencé, elle se continue à la lumière diffuse, et même après le coucher du soseil. L'action est si rapide, ^e, dans 5 à 6 secondes, on peut obtenir de 280 à 3oo grammes de produit.
Dans le flacon placé au-dessous du ballon vient se condenser, outre le produit de transformation, tout ce qui a échangé plus d'hydrogène, et ce qui est par conséquent peu volatil. Dans Teaa du second flacon se condense le produit plus pur. On ne mêle pas l'un avec l'autre, parce qu'on n'est pas sûr de les séparer complètement par la distillation. On les lave bien à l'eau, et on les distille séparément : on ne recueille pas les premières gouttes , parce qu'elles renferment du chlorure éthylique, et on ne pousse pas la distillation jusqu'au bout. On laisse dans la cornue la plus grande partie de ce qui s'était amassé dans le premier flacon. On peut ensuite mêler ensemble les deux produits de distillation, et rectifier le mélange sur de la chaux non éteinte , pour en séparer l'adde chlorhydrique et l'eau.
Le nouveau composé est un liquide incolore, très-fluide, éthéré, d'une saveur douceâtre, poivrée, et ayant l'odeur du chlorure éthylique. Il a 1,174 poids spécifique à + 17% et il bout à +6^*. Il se dissout dans l'alcool et dans l'éther. D'après l'analyse de Segnaulty il se compose de :
Atomes. Centièmes.
Carbone 2 4 ^4»^9^
Hydrogène. . . • 4 8 4)036
Chlore 2 4 7*>672
Le poids atomique est ou 618,48, ou 1236,96. Formule: C'H^d ou C*H*€1*. Il est impossible de décider laquelle des deux formules exprime la véritable composition. D'après la première, le produit est isomère avec le chlorure élaylique; et d'après la dernière, c'est un bichlorure d'éthérol. Mais il n'est pas identique av^c le chlorure éthylique, comme nous le verrons, puisqu'il a un poids spécifique moins élevé, et bout à une température inférieure de 18,4. Regnault le considère comme = C* H* Gl"; mais les bichlorures de ces radicaux ne sont pas communs, et il trouva