SULFURE CUIVREUX
fondre du soufre avec de l’oxide cuivrique. Il est composé de 79,73 parties de métal et 20, ^^7 de soufre, ou de 100 du premier et de 2 5,42 du second. Sa pesanteur spécifique est de 5,79. J’ai déjà dit que cette combinaison se rencontre dans la nature, soit à l’état de pureté, et portant alors le nom de cuivre gris, soit unie à du sulfure ferrique. On appelle ce dernier composé pyrite de cuwre ; il contient les deux sulfures en plusieurs proportions définies. Les variétés d’un jaune foncé (cuivre panaché) sont les plus riches en cuivre. Le règne minéral nous offre encore le sulfure cuivreux combine avec du sulfure d’antimoine, d’argent, de bismuth; dans ces composés, le soufre est presque toujours reparti également entre le cuivre et l’autre métal.
Le sulfure cuivreux est une puissante sulfobase. Il n’est pas décomposé quand on le fait rougir dans le gaz hydrogène. En le faisant fondre avec du carbonate potassique et du charbon, on peut en extraire le métal, d’après les expériences de Berthier; mais sans addition de charbon il ne se décompose point. Le sulfure double ferrique et cuivreux, au contraire, ne donne point de cuivre, même lorsqu’on y ajoute du charbon.
Sulfure cuwrique. On l’obtient, en précipitant un sel cuivrique par le gaz sulfide hydrique. Le précipité est d’abord brunâtre, mais ensuite il devient noir. Après la dessiccation, il a une couleur verdâtre, et rougit du papier de tournesol humide, sur lequel on le pose. Cependant sa saveur n’est point acide. Le sulfure cuivrique ne possède donc pas, au même degré que le sulfure platinique, la propriété de devenir acide par la dessiccation. Exposé à l’action de la chaleur, il donne un peu d’humidité, de l’acide sulfureux, du soufre et du sulfure cuivreux. Il ne se dissout, ni dans les alcalis caustiques, ni, par la voie humide, dans le sulfure de potassium, ni même dans le sulfbydrate ammonique. Mais quand on fait fondre du persulfure de potassium ou de sodium avec du cuivre, on obtient une combinaison de sulfure