I..orsqu’on fait rougir de l’acide borique avec du car
bonate potassique en excès, ii se forme, suivant Arfvedson , du borate bipotassique.
Silicate potassique. Peu de composés chimiques ont des usages aussi étendus que les combinaisons de Facide silicique avec la potasse. Si Fon ajoute à de la potasse en fusion autant d’acide silicique qu’elle peuten dissoudre àla chaleur rouge-blanc long-temps soutenue, il seforme du verre., substance généralement connue, qui est transparente, incolore, et insoluble dans Feau et dans les acides. Cependant la potasse n’est pas la setde base du verre, sur la fabrication duquel je donnerai des détails à l’article du silicate sodique; on se sert fréquemment aussi de la soude pour le préparer : presque tout le verre contient, en outre, des silicates calcique et aluminique, et Fon y trouve parfois aussi du silicate plombique. Il est difficile d’admettre que les diverses sortes de verre soient des combinaisons définies. On doit les considérer comme des dissolutions solidifiées, dont les principes constituans, à l’état liquide, peuvent varier de plusieurs manières, et dans lesquels l’acide silicique contient, en général, i5 à i8 fois autant d’oxigène que la base vitrifiée avec lui.
Si Fon fait fondre de Facide silicique avec de plus grandes quantités de carbonate potassique , il produit, avec dégagement d’acide carbonique, des sels qui se dissolvent dans Feau. Une partie d’acide silicique et quatre d’hydrate potassique étant fondus ensemble , et la masse refroidie lentement, de manière qu’on puisse en décanter une partie tandis que le reste est déjà solidifié sur les parois du creuset, on obtient du silicate potassique en cristaux nacrés. Ces combinaisons sont solubles dans Feau, et les acides en séparent l’acide silicique, qui tantôt se précipite instantanément, tantôt forme une gelée. Les anciens chimistes donnaient à ces dissolutions le nom de liqueur des cailloux.
Les combinaisons de l’acide silicique avec la potasse n’ont jamais été assez étudiées pour qu’on connaisse les
(lifférens degrés de saturation qu’ils peuvent produire.
Fuchs a dernièrenient étendu les usages économiques du silicate potassique parla découverte de ce qu’il appelle le verre soluble ( wasserglas). On obtient ce corps en faisant fondre ensemble dix parties de carbonate potassique, quinze de quartz réduit en poudre fine, et une de charbon, dans un creuset d’argile réfractaire, à une chaleur soutenue pendant six heures. Le charbon est ajouté [)our décomposer l’acide carbonique, que l’acide silicique ne chasse pas sans le secours d’un feu ardent et prolongé. Le résultat de la fusion est un verre plein de bulles et coloré en gris noirâtre par le charbon excédent. Il attire légèrement l’humidité de l’air, en se fendillant et en prenant un aspect mat. Plusieurs semaines sont nécessaires pour que ce changement s’opère, quand le verre est en morceaux; tandis qu’il ne larde pas à avoir lieu lorsqu’on expose celui-ci à l’air après l’avoir pulvérisé. Si l’on cherche à le refondre dans cet élat , il se boursouffle par l’effet de l’évaporation de l’eau. Si^ après qu’il s’est combiné avec l’eau de l’atmosphère, on verse dessus de l’eau, celle-ci dissout les sels étrangers qui se trouvaient dans la potasse, et qui, quand le verre est dans cet état de division, se présentent librement à l’action de l’eau, dans laquelle la masse vitreuse proprement dite est insoluble ou peu soluble. Quand on abandonne la poudre de verre , pendant quelques semaines, à elle-même, en la remuant une fois par jour, les sels s’effieurissent, et deviennent encore plus faciles à enlever par le lavage. I^e verre se dissout complètement dans l’eau bouillante, quand on le mêle avec quatre à cinq fois son poids d’eau^ qu’on a préalablement chauffée jusqu’à l’ébullition, et dans laquelle on projette la poudre de verre par petites portions, en remuant toujours et làisant constamment bouillir la liqueur; si on y jetait toute la poudre à la fois, elle s’agglomérerait, et se dissoudrait ensuite plus difficilement. On continue d’entretenir l’ébuUition jusqu’à ce que tout ce qui est soluble soit dissous.
ce qui exige trois à quatre heures. Quand la liqueur commence à se concentrer, il se forme h sa surface une pellicule, qui se redissout dès (ju’on la remue. Cette liqueur présente alors la consistance d’un sirop peu épais. Sa pesanteur spécifique est de \^‘ik ^ 1,^5. Elle se conserve dans des vaisseaux couverts, sans être décomposée par l’air. Moins concentrée, elle est décomposée par l’acide carbonique de l’atmosphère. Elle a une teinte opaline, et coule difficilement; sa saveur et ses réactions sont alcalines. Quand sa pesanteur spécifique est de i,‘a5, elle contient ‘28 pour cent de silicate potassique. Si on continue a l’évaporer, elle devient visqueuse, de sorte qu’on peut la tirer en fils comme du verre fondu. Si on la ftit dessécher complètement , à une douce chaleur, elle durcit et se convertit en une masse vitreuse, incolore, transparente , dont la cassure est conchoïde et brillante comme celle du verre, mais qui a moins de dureté; dans cet état elle n’est point décomposée par l’acide carbonique de l’air. La dissolution aqueuse de cette substance est précipitée par l’alcool et par de certains sels , tels que le sel marin , les carbonates alcalins et plusieurs autres. EU e a, sous ce rapport, de l’analogie avec divers sels potassiques à acides métalliques faibles, qui ne se dissolvent point dans un liquide contenant du carbonate potassique, et qui sont peu solubles dans l’eau froide, mais qui se dissolvent dans l’eau à l’aide d’une longue ébullition. Les terres alcalines précipitent de la dissolution une partie de l’acide silicique , et les sels qui ont pour bases deS terres ou des oxides métalliques, le précipitent en totalité. Le même effet est produit par le sel ammoniac, mais alors il y a , en outre, de l’ammonia- <|ue mise en liberté dans la liqueur. Fuchs a trouvé le silicate sec composé de 62 parties d’acide silicique, 26 de potasse et 12 d’eau. Cette composition ne correspond à aucune proportion chimique déterminée,- et fait supposer que ce qu’on appelle le verre soluble, peut résulter de plusieurs degrésdesaturation dusilicate potassique. Parmi ceuxdeces composés (jui sont solubles dans l’eau , le meil-
leur pour les usages économiques est sans contredit celui qui contient le plus d’acide silicique. Fuchs a fait voir que la dissolution du verre d’eau est un excellent moyen pour rendre le bois, les papiers et les tentures employés au décor des appartemens ou autres lieux habités, difficiles à enflammer et incapables de propager le feu. On s’en est déjà servi pour les décorations du théâtre de Munich. Les étoffes destinées à être peintes sont d’abord enduites d’un mélange d’une dissolution de verre d’eau pesant 1,24, avec un autre corps insoluble réduit en poudre fitie par la lévigation, tel que la craie, les cendres d’os, l’argile, le verre ordinaire ou le verre d’eau. La poudre d’oxide plombique donne , avec cette dissolution, une masse qui s’écaille et se détache du bois à la surface duquel on l’étend , mais qui est la meilleure qu’on puisse employer pour enduire les étoffes. Ces enduits ne durcissent pas au point d’empêcher qu’on roule les étoffes,, mais ils s’écaillent quand on ploie celles-ci.
Acétate potassique (terre foliée de tartre). On l’obtient en saturant du vinaigre distillé par du carbonate potassique, et évaporant la liqueur. Celle-ci devient alcaline pendant l’évaporation, de sorte qu’il faut y ajouter du vinaigre pour saturer l’excès d’alcali; en même temps elle prend une couleur jaunâtre, dont on la débarrasse aisément en la faisant bouillir avec de la poudre de charbon bien calcinée; le charbon provenant des os brûlés est plus propre à cet usage qu’aucun autre. On n’obtient une dissolution parfaitement incolore, qu’en neutralisant l’acide acétique concentré par la potasse pure. Concentrée jusqu’à consistance de miel , puis évaporée lentement, cette liqueur donne des cristaux lamelleux. Quand on la fait refroidir rapidement, elle se prend en un sel pailleté, qui s’humecte à l’air. L’acétate potassique est soluble dans l’alcool.
Lorsqu’on dissout de l’acétate potassique dans une grande quantité d’eau, il se moisit et se décompose, jusqu’à ce qu’enfîn le résidu consiste uniquement en carbonate potassique.
TARTllAT?: POTASSIQUE. 4^^
Si on distille ce sel avec de l’acide arsénieux, on obtient, dans le récipient, un liquide visqueux, rougeâtre et fétide, qui à l’air libre répand une épaisse fuinee arsenicale, entre en ébullition, et finit par brûler avec une flamme purpurine. Le danger qui accompagne les expériences sur ce liquide, est cause qu’on ne sait point encore parfaitement dans quel état l’arsenic et l’acide acétique s’y trouvent.
Tartrate potassique, i ® Bitartrate potassique (crème de tartre). Quand un vin acidulé a fermenté, il se dépose , au fond et sur les parois des tonneaux , une croûte cristalline, qu’on appelle tartre,^ et qui est rouge ou d’un jaune-grisâtre, suivant la couleur du vin. Cette croûte est composée de bitartrate potassique, mêle de tartrate calcique, de matière colorante, de lie et d’autres corps qui se déposent pendant la clarification du vin. On la purifie en la faisant dissoudre dans l’eau bouillante, et laissant refroidir la liqueur saturée, qui donne des cristaux plus blancs que les premiers.
Le bitartrate potassique a une saveur acide, moins agréable que celle du bioxalate. Il contient 4 f pour cent d’eau, qu’on ne peut chasser par la chaleur sans détruire le sel, et dont l’oxigène est égal à celui de la base , laquelle est combinée elle-même avec deux fois autant d’acide que dans le sel neutre. On pourrait considérer le tartre comme un sel double, dans lequel l’eau et la potasse constituent les bases. Il se décompose aisément quand on le chauffe, en exhalant une vapeur qui a une odeur particulière, acide et piquante, et laissant une masse de potasse charbonnée et spongieuse qu’il est difficile de blanchir par la calcination. Soumis à la distillation , le tartre donne une très-grande quantité de gaz acide carbonique, du gaz carbure hydrique, de riiiiiie einpyreumatique, du vinaigre, et un peu decarbonate annnonique. I^a liqueur acide que l’on obtient ainsi est employée dans les pharmacies, ou elle porte le nom d’es[)rit j)yrotartrique.
Ce sel est peu soluble. Il exige cp j)arties d’eau froide
4*^4 TAKTRATE BÜRICOPOT ASSlQüE.
et i5 tl’eau bouillante pour se dissoudre. Les acides plus forts que l’acide tartrique ne le décomposent pas complètement; et tous les sels potassiques dans lesquels on verse de l’acide tartrique en excès, donnent un précipité de tartre. Aussi emploie-t-on souvent l’acide tartrique pour séparer les sels potassiques des sels sodiques; toutefois il ne faut pas perdre de vue qu’il existe aussi un bitartrate sodique, mais qui n’a besoin que de neuf parties d’eau froide pour se dissoudre.
La crème de tartre qu’on trouve dans le commerce contient des quantités variables de tartrate calcique; bucholz en a trouvé i4,3 pour loo dans le tartre qu’il a examiné. Vauquelin, ayant comparé ensemble plusieurs sortes de ce sel, reconnut que la quantité de tartrate calcique varie entre 5 et 7 pour 100. Ce sel ne se sépare pas entièrement quand on satuie le tartre par la potasse. La crème de tartre est souvent falsifiée avec du sable, de l’argile et autres substances semblables; mais cette fraude est facile à reconnaître en traitant le sel par une lessive alcaline chaude, qui ne dissout pas ces corps étrangers.
Tartrate potassique neutre (tartre tartarisé). l)n l’obtient en neutralisant le bitartrate par la potasse. Il est difficile de le faire cristalliser. Les cristaux ne contiennent point d’eau combinée , mais ils s’humectent a l’air. Ordinairement 011 évapore la dissolution jusqu’à siccité. sel se dissout dans quatre parties d’eau froide, et presque en toutes proportions dans l’eau bouillante. Il exige parties d’alcool bouillant pour se dissoudre.
Tartrate borieo- potassique. L’acide tartrique, l’acide i)ori([ue et la potasse forment ensemble un sel double |jarticulier , qui a reçu le nom de crème de tartre soluble. Le code pharmaceutique français prescrit cinq parties de crème de tartre pour une d’acide borique; mais, suivant Vogel, on mêle quatre parties de la première avec une du second, et l’on verse de l’eau bouillante sur le mélange J qui se dissout au bout de quel-
TAKTRATK BOR ICOPOTAisSiQUE.
({Lie temps. On se proeure ainsi un sursel, qui n’est pas susceptible de cristalliser. En faisant sécher ce sel à l’air, on obtient une poudre saline qui ne pèse que 4 v parties au lieu de 5 qu’on avait employées, parce que l’acide borique laisse échapper son eau, et qu’en se combinant avec l’acide tartrique excédant delà crème de tartre, il chasse aussi l’eau que cette dernière contient, et qui, jointe à la sienne, représente la perte d’une de^ mi-partie en poids. Si l’on évapore la dissolution du sel, jusqu’à ce qu’elle soit très-concentrée, et qu’ensuite on la verse bouillante dans un autre vase, elle se prend en une masse transparente, qui n’attire point l’humidité de l’air, et qui contient 34 pour loo d’eau; mais cette dernière s’en évapore facilement. Ce sel a une saveur et des réactions acides. Il se dissout dans |- de son poids d’eau froide et dans 4 d’eau chaude. Les acides puissans ne le décomposent pas plus que ne le fait l’alcool. Le tartrate potassique neutre produit avec lui du borate et du bitartrate potassiques. Après avoir été calciné, il laisse du sousborate potassique, mêlé avec du carbonate potassique.
Pendant long-temps on ne savait comment considérer la composition de ce sel. H ne paraît pas vraisemblable que, dans un sel dont la base est déjà sursaturée d’acide, un autre acide plus faible puisse partager cette base avec l’acide plus fort, quoique ce soit cette opinion qui se soit présentée la première aux esprits; mais on a trouvé depuis que l’acide borique, de même qu’un grand nombre d’acides métalliques faibles, a la propriété de se combiner, comme base salifiable, avec des acides plus forts; d’oLi il suit que le sel en question est un sel double composé de tartrate potassique et de tartrate d’acide borique. D’après une analyse de Soubeiran, la composition de ce sel serait telle que la potasse et l’acide borique y contiendraient des quantités égales d’oxigène. Mais ces proportions ne s’accordent point avec les quantités qu’on emploie dans la préparation du sel. Il est vraisemblable que le bitartrate potassique peut se combiner avec l’acide borique dans plusieurs proportions.
4‘i6 FORMIATE POTASSIQUE.
et que Foxigène de cet acide peut être égal à celui de la potasse, ou double, ou triple de cette quantité; car, s’il en était autrement, on ne pourrait point obtenir ce sel double en employant des proportions aussi variables que celles qui sont indiquées dans les livres, où l’on trouve prescrit jusqu’à huit parties de tartrate sur une d’acide borique. Ce sel est employé en médecine.
Pjrotartraie potassique. Il forme des cristaux lamelleux, ne se combine pas avec un excès d’acide, et se dissout dans l’alcool.
Citrate potassique. Il est déliquescent, et forme ordinairement le principal ingrédient d’un médicament connu sous le nom de mixture saline.
Malate potassique, Sel neutre; en masse déliquescente; Sel acide; en cristaux inaltérables à l’air, et qui ne sont point solubles dans l’alcool.
Pjromalate potassique. Il donne des cristaux qui ressemblent à des feuilles de fougère, et qui s’humectent légèrement à l’air.
Benzoate potassique. Il s’humecte à l’air, et se dissout tant dans l’alcool que dans l’eau. Sa saveur est âcre et salée.
Gallate potassique. C’est un sel cristallisable, dont on n’a point encore étudié les propriétés.
Mucate potassique. Il est peu soluble dans l’eau, puisqu’il exige, pour se dissoudre complètement, huit parties d’eau bouillante; par le refroidissement de la liqueur, la majeure partie du sel se précipite sous forme d’une poudre cristalline, à très-petits grains.
Pyromucate potassique. Il cristallise difficilement. Sa dissolution concentrée se prend , par le refroidissement, en une masse grenue, qui s’humecte à l’air, et qui est très-soluble dans l’eau et dans l’alcool.
Succinate potassique. Il s’effleurit à la surface quand on le chauffe, mais s’humecte à l’air froid, et décrépite sur les charbons ardens.
Forrniate potassique. Il ressemble à l’acétate, mais n’attire pas autant ([ue lui l’humidité de l’air. En le préparant, on continue à évaporer la liqueur par l’ébul-
SÉLÉNIATE POTASSIQUE. 4^7
lition, jusqu’à ce que le sel ne fume plus. Il se solidifie par le refroidissement.
Cjanate potassique. 11 est très-soluble dans l’eau, et susceptible de cristalliser.
Le bicyanate potassique est moins soluble, et se précipite quand on verse un acide dans la dissolution du sel neutre.
Cyanite potassique. On l’obtient, d’après Wœhler , en mêlant exactement parties égales de cyanure ferrosopotassique anhydre et de suroxiJe manganique, et chauffant le mélange jusqu’au rouge naissant. Liébig forme avec ce mélange un cône, qu’il allume par le sommet; la combustion se propage alors dans toute la masse , et l’on obtient du cyanite potassique. On pulvérise la masse refroidie, et on la fait bouillir avec de l’alcool pesant 0,86 , qui dissout le sel ; celui-ci cristallise par le refroidissement de la liqueur. L’alcool qui a déjà donné des cristaux, est mis en ébullition avec une nouvelle portion de la masse calcinée, et l’on continue ainsi jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de cristaux.
Le sel est décomposé tant par l’eau que par les acides; l’acide cyaneux se convertit alors en acide carbonique et en ammoniaque, par des raisons que j’ai exposées dans le deuxième volume, pag. i54* H cristallise en lamelles semblables à celles du chlorate potassique; il a la même saveur que le nitre, ne contient point d’eau, et peut être fondu à la chaleur rouge, dans des vaisseaux garantis de l’air et de l’humidité. Si on le fond avec du potassium , il se convertit tranquillement en un mélange de potasse et de cyanure potassique. En le faisant fondre avec du soufre, on obtient un mélange de sulfate potassique, de sulfocyanure et de sulfure de potassium.
Séleniate q)Otassique. On l’obtient en mêlant intimement et faisant détoner une partie de sélénium avec deux de nitre, dissolvant le résidu dans l’eau, et faisant cristalliser la liqueur. T^e séléniate potassique ressemble
/|û8 ARSÉNJATE POTASSIQUE.
parfaitement au sulfate, et, comme lui, ne contient pas d’eau de cristallisation.
Sélénite potassique, Sèlénite neutre. Ce sel se dissout dans l’eau, prescfue en toutes proportions. La dissolution, évaporée jusqu’à consistance de miel, se couvre d’une croûte saline composée de petits grains cristallins dont je n’ai pu déterminer la forme. Ces grains se déposent aussi au fond du vase. On n’obtient point de cristaux pendant le refroidissement de la liqueur, qui se réduit, par une évaporation prolongée, en une masse inégale et raboteuse, légèrement déliquescente. Chauffée jusqu’au rouge naissant, cette masse entre en fusion; elle est alors jaunâtre, mais elle devient blanche en se refroidissant. Le sel n’est pas soluble dans l’alcool.
‘1^ Bisélénite potassique. 11 ne cristallise qu’avec lenteur, après que la masse a acquis la consistance d’un sirop peu épais, et donne, pendant le refroidissement, des cristaux pennlformes, qui finissent par remplir la masse entière, de manière qu’elle se fige. Il attire l’humidité de l’air, se dissout en petite quantité dans l’alcool, et abandonne son excès d’acide lorsqu’on le tient pendant long-temps à la chaleur rouge.
3” Quadrisélénite potassique. Ce sel n’est pas susceptible de cristalliser. Après avoir été desséché, il repasse très-promptement à l’état liquide.
Arséniate potassique. A rséniate neutre. On l’obtient en neutralisant l’acide arsenique par la potasse. Il forme une masse saline non cristallisable et déliquescente. Ce sel se prépare aussi en faisant fondre de l’acide arsénieux avec de l’hydrate potassique, opération pendant laquelle l’acide arsénieux s’oxide aux dépens de l’eau , avec dégag ement de gaz hydrogène; vers la fin de l’opération, on obtient quelquefois de l’arsenic métallique.
Biarséniute potassique. On l’obtient en ajoutant à la dissolution du sel précédent de l’acide arsenique en
CHROMATE POTASSIQUE. 429
quantité égale à celle qu’il contient déjà, ou, si l’on Ignore cette quantité, jusqu’à ce qu’un morceau de papier de tournesol plongé dans la liqueur, conserve une teinte rouge après avoir été séché. Quand on évapore la liqueur, elle donne de beaux cristaux très-volumineux, dont la forme primitive est l’octaëdre à base carrée. Ces cristaux sont inaltérables à l’air. Si on les dissout dans l’eau, la liqueur ainsi obtenue rougit le papier de tournesol,^ mais celui-ei redevient bleu quand on fe sèche. La dissolution ne précipite pas les sels terreux, parce que les surarséniates terreux sont solubles dans l’eau. On obtient également ce sel, en mêlant du niti'e avec un poids égal au sien d’acide arsénieux, chauffant la masse jusqu’au rouge, la dissolvant dans l’eau et faisant évaporer la liqueur, pour qu’elle cristallise. Les cristaux contiennent une quantité d’eau de cristallisation dont l’oxigène est à celui de la base comme 2:1.
Arsénite potassique. Pour se le procurer, on met de l’acide arsénieux en digestion avec de la potasse, dont on emploie une quantité suffisante à la saturation de l’acide. Par l’évaporation, la liqueur se réduit en une masse saline, mais on ne peut obtenir ce sel cristallisé.
Chromate potassique, i® Chromate neutre. Il est d’un jaune citrin , et devient rouge quand on le chauffe; mais il reprend sa couleur jaune par le refroidissement. Evaporé lentement , il cristallise. Il a beaucoup de tendance à s’effleurir, et forme une masse saline jaune, quand on le dessèche rapidement. Il a une faculté colorante si puissante que , d’après les expériences de Thomson, il donne une teinte jaune très-sensible à quarante mille fois son poids d’eau, et que, quand on le mêle avec vingt fois son poids de nitre, qu’on dissout le mélange dans l’eau, et qu’on évapore la liqueur jusqu’à ce que le nitre cristallise, celui-ci prend une couleur jaune aussi intense que celle du chromate lui-même. Il a une saveur désagréable, amère, qui se fait sentir dans la bouche pendant vingt-quatre heures. Il se dissout en toutes proportions dans l’eau bouillante, et 100
43o TUNGSTATE POTASSIQUE.
parties cFeau à 4- i5 degrés en dissolvent 48 3 de ce sel. On profite de cette solubilité pour l’obtenir assez pur, en fondant du fer chromé avec du nitre, dissolvant la masse fondue et faisant cristalliser le nitrate potassique. Il est insoluble dans l’alcool. Il entre très-difficilement en fusion, meme à une haute température, et offre un éclat vert tant qu’il est fondu.
2® Bichromate potassique. Il a une couleur orange très-foncée. Sa saveur est métallique et amère. L’eau à 4- i5 degrés en dissout de son poids. L’alcool ne le dissout point. Chauffé jusqu'au rouge, il se fond en une masse transparente, rouge, qui devient orange et translucide, pendant le refroidissement. Il détone faiblement avec les corps combustibles.
Moljbdate potassique. Il est très-soluble dans l’eau, et donne des cristaux inaltérables à l’air. Il a une saveur métallique, astringente. Les acides en précipitent un sursel, qui est soluble dans quatre parties d’eau bouillante, entre facilement en fusion, et présente une couleur jaune après le refroidissement. Si l’on fait arriver un courant de chlore dans une dissolution concentrée de molybdate potassique, il se forme du chlorite potassique, et il se précipite une poudre saline blanche, qui paraît être du bimolybclate potassique. Il est très-peu soluble dans l’eau froide, mais se dissout instantanément dans l’eau bouillante. La liqueur, en se refroidissant, dépose un sel contenant un plus grand excès d’acide, et qui ne se dissout pas dans l’eau bouillante.
Tungstate potassique. On l’obtient en faisant dissoudre de l’acide tungstique dans une dissolution bouillante de potasse : le sel se précipite par l’évaporation , sous forme d’une poudre blanche, ou en petits cristaux. Il a une saveur brûlante, alcaline, est très-soluble dans l’eau, et attire l’humidité de l’air. En versant un acide dans sa dissolution, il s’en précipite du surtimgstate potassique. Ce dernier sel est soluble dans vingt fois son poids d’eau bouillante. ‘Il a une saveur acide particulière, et rougit le papier de tournesol. Scheele le
ANTIMONITE POTASSIQUE.
regarda d’abord comine de i’acide tungstiqiie pur.
Antimoniate potassique. Le procédé le plus facile pour l’obtenir consiste à mêler et faire détoner une partie d’antimoine ou de sulfure antimonique avec six parties de nitre. On commence par laver la masse à l’eau froide, puis on la fait bouillir avec de l’eau; après une ébullition prolongée, le résidu se trouve décomposé. L’eau dissout un sel neutre, et laisse un sursel insoluble. La dissolution aqueuse est incolore. Elle a une saveur faible, métallique , mais qui n’a rien d’alcaline, quand la masse a été bien lavée au commencement; aussi à peine réagit-elle à la manière des alcalis. Quand on l’évapore jusqu’à consistance de miel, il se forme à sa surface une pellicule mince de petits grains cristallins, et si on la laisse alors refroidir, elle se prend en une masse saline blanche; mais si, au lieu de la retirer du feu, on continue à l’évaporer, elle se dessèche en une masse d’un jaune de miel, transparente, crevée ça et là, et qui redevient blanche quand on chasse toute l’eau qui s’y trouve encore contenue. Cette masse ne se dissout que lentement dans l’eau froide; mais l’eau bouillante la dissout promptement et en totalité. Tous les acides, même l’acide carbonique, font naître dans la dissolution, un précipité qui est du hiantiinoniale potassique. Lorsqu’on prépare de l’antimoniate neutre, on obtient aussi ce biantimoniate sous forme d’un résidu insoluble dans l’eau bouillante. On trouve dans les pharmacies une préparation que l’on appelait autrefois chaux cV aiitU moine lacée qu’on se procure en faisant rougir une partie de sulfure antimonique avec deux de nitre, et lavant le résidu avec de l’eau froide. Elle contient du surantimoniate et du surantimonite potassiques. J^a pharmacopée suédoise prescrit de ne pas faire fondre la masse pendant la préparation; sans cette précaution l’acide nitrique non encore décomposé, serait chassé par l’acide antimonique, et il se formerait un sel neutre, dont la plus grande partie se dissoudrait pendant le lavage.
Antiinonile potassique. On obtient ce sel en faisant
TELLÜRATE POTASSIQUE.
fondre de l’acide antimonieux avec un excès d’hydrate on de carbonate potassique , versant de l’eau sur la masse fondue, lavant à plusieurs reprises, avec de l’eau froide, le résidu insoluble et le faisant ensuite bouillir dans l’eau. Presque tous les acides métalliques qui sont peu solubles dans l’eau, coinnie lés acides antiinonique, tungstique et tantalique, forment, en se combinant avec la potasse, des composés qui ne sont presque pas solubles dans un liquide contenant un excès d’alcali, en sorte qu’on peut en séparer ce dernier par le lavage. Le résidu abandonne ensuite à l’eau dans laquelle on le fait bouillir, un sel neutre qu’on ne peut faire cristalliser par l’évaporation, mais qui se réduit peu à peu en une masse jaune, susceptible de se dissoudre dans l’eau, et douée d’une saveur a la fois alcaline et métallique. Les acides, meme l’acide carbonique, précipitent de cette dissolution un surantimonite potassique ^ qui est décomposé par un excès d’acide.
Hjpantimonite potassique. C’est un sel grenu , peu soluble dans l’eau, dont j’ai déjà parlé en traitant de l’oxide antimonique.
Tellurate potassique. Il ne se dissout que difficilement dans l’eau froide; mais l’ébullition augmente sa solubilité, et il se précipite, par le refroidissement, sous forme d’une poudre blanche, sans marques sensibles de cristallisation. Quand on fait fondre un mélange de nitre et d’oxide tellurique, l’acide nitrique est chassé, et l’on obtient une masse d’un blanc d’émail , qui est très-peu soluble dans l’eau froide. Si l’on fait dissoudre ce sel dans de l’eau bouillante, et qu’on verse quelques gouttes d’acide nitrique dans la liqueur, il se forme un précipité blanc, qui rougit le papier de tournesol et donne de l’eau quand on le soumet à la distillation. C’est du surtellurate potassique. Suivant Magnus, le tellurate obtenu par la détonation du tellure avec le nitre est totalement insoluble dans l’eau et dans les acides, et l’on est obligé de le fondre avec un alcali pour le rendre soluble dans l’eau. Le sel neutre et le sursel sont très-faci-
URANATE POTASSIQUE. 4^3
lement décomposés, à une douce chaleur, par le charbon, qui les convertit en tellurure de potassium.
Tantalate potassique. Pour obtenir ce sel, on fait fondre de l’acide lantaîique avec du carbonate potassique, après quoi on réduit la masse en poudre, et on la traite par l’eau. Celle-ci s’empare de l’excès du carbonate alcalin dans la dissolution duquel le tantalate potassique est presque insoluble. On lave le résidu , à plusieurs reprises, avec un peu d’eau froide, et on le fait ensuite dissoudre dans l’eau bouillante. En évaporant la dissolution dans un appareil distillatoire, on obtient une masse saline , mais il ne se forme point de cristaux. Cette masse est susceptible de se redissoudre dans l’eau. Elle a une saveur faible, désagréable, légèrement métallique. Sa dissolution est précipitée par tous les acides, même par l’acide carbonique.
'ritanate potassique. On l’obtient en mêlant du carbonate potassique, finement pulvérisé, avec de l’acide titanique, et faisant fondre le mélange, dans un creuset de platine, jusqu’à ce qu’il ne s’en dégage plus de gaz. Si le sel alcalin a été mis en excès, on trouve, après le refroidissement, deux couches distinctes, dont la supérieure est du carbonate, et l’inférieure du titanate potassique. Ce dernier sel est décomposé par l’eau , qui dissout la plus grande partie de l’alcali , et laisse l’acide titanique combiné avec une moindre proportion de potasse. Si Ton fait fondre ensemble, au chalumeau, de l’acide titanique et du carbonate potassique, en proportions convenables pour produire du titanate potassique, on obtient un globule limpide et jaune, qui cristallise en un verre gris foncé, mais qui , au moment de se solidifier, et quand il a déjà cessé d’être rouge, s’échauffe de nouveau jusqu’au rouge- vif, par la mise en liberté du calorique latent.
Uranate potassique. Pour avoir ce sel, on précipite un sel uranique par de la potasse caustique en excès. 11 se présente sous forme d’une poudre jaune, qui, à la chaleur rouge, perd son eau decristabisation et devient d’un rouge JII. %%
MANGANATE POTASSIQUE.
jaunâtre. Il se forme aussi quand on fait fondre de l’oxide uranique avec du carbonate potassique, et qu’ensuite on enlève fexcès de ce dernier par le lavage.
Manganale et oxiinanganate potassiques (caméléon minéral des anciens chimistes). On les obtient en mêlant exactement parties égales d’oxide manganique et d’hydrate potassique, et exposant le mélange, pendant quelque temps, à l’action simultanée de l’air et d’une légère chaleur rouge, dissolvant la masse, après qu’elle s’est refroidie, dans une très-petite quantité d’eau, décantant ladissolution limpide, qui est rouge, et qu’il faut bien se garder de filtrer à travers du papier, et l’évaporant de suite jusqu’à ce qu’on y voie paraître de petites aiguilles cristallines. On la relire alors du feu et on l’abandonne au repos dans un endroit chaud. On obtient ainsi des aiguilles qui ont six à huit lignes de long, et qui sont d’un pourpre foncé. C’est l’oximanganate (potassique. Ce sel ne s’altère point à l’air, et on peut le conserver sous forme sèche. Il aune saveur d’abord douce, puis astringente. Il donne à l’eau dans laquelle on le dissout, une très-belle couleur purpurine, qui , par l’addition d’une quantité variable d’eau , peut passer jusqu’au rouge ponceau. Il ressemble au carmin pour la beauté et l’intensité de la couleur. Très-peu de ce sel suffît pour donner une forte teinte rouge à une grande quantité d’eau. I^orsqu’on emploie une plus grande quantité d’alcali pour le préparer, on obtient une dissolution verte. La même chose arrive quand on ajoute, à une dissolution un peu concentrée du sel , une certaine quantité de dissolution concentrée d’hydrate potassique. La couleur passe au vert par le violet foncé, le bleu indigo et le bleu pur. La combinaison verte réagit toujours à la manière des alcalis. Aussi i’avait-on regardée comme un soussel ; mais d’après les expériences de Mitscherlich , la combinaison verte est du manganate potassique. Si l’hydrate potassique qu’on ajoute est étendu d’eau, il ne s’opère aucun changement de couleur, avant que l’on commence à remuer le liquide; mais alors la teinte devient verte en passant par les mêmes nuances. Quand on prépare un caméléon avec trois parties d’hydrate potassique et une d’oxide
MÂNCxANATE POTASSIQUE. 4^5
manganique, on obtient une dissolution verte, qui prend une couleur rouge quand on la chauffe jusqu’à l’ébullition, reste rouge apres s’être refroidie, mais passe au vert aussitôt qu’on la remue. Chevillot et Edwards, qui les premiers ont observé ces phénomènes et qui n’ont connu qu’un seul acide du manganèse, les expliquaient en disant que la dilution, de même que l’action de la chaleur, tend à maintenir la potasse libre à l’état d’hydrate dans la liqueur, et, par conséquent, en simple mélange avec le sel neutre; mais que, quand la potasse est concentrée, ou qu’on l’a'gite avec la dissolution du sel neutre, une partie de cet alcali abandonne son eau, pour s’unir au sel neutre et produire le soussel vert. Ils ont supposé que la même cause faisait que la liqueur verte devient rouge quand on y ajoute un acide qui s’empare de la potasse en excès; mais, d’après Mitscherlich , l’acide ajouté décompose l’acide manganique en oxide manganique et en acide oxirnanganique. Si l’on fait chauffer des cristaux d’oximanganate dans un appareil distillatoire, ils dégagent du gaz oxigène, et l’on obtient une masse noire, de laquelle l’eau extrait du manganate vert, en laissant de l’oxide manganique indissous.
L’oximanganate potassique est facilement décomposé par les corps combustibles, qui réduisent son acide àl’état d’oxide manganique ou manganeux. Sous ce rapport, ce sel ressemble auxnitratesou aux chlorates. Il suffit de l’exposer seul à une chaleur de -h sSo à + 235 degrés, pour qu’il donne du gaz oxigène, avec une sorte de décrépitation. Chauffé dans du gaz hydrogène, il se décompose facilement; la décomposition est complète à + i6o degrés, et donne pour produit un mélange d’hydrate potassique et d’oxide manganeux. Si on le fait chauffer rapidement dans le gaz, la décomposition s’opère avec dégagement Vie lumière. Le phosphore détone vivement avec lui à -t- degrés, ou même quand on broie les deux corps ensemble dans un mortier. Le soufre, mêlé à parties égales avec l’oxi-manganate potassique , produit , à -f- ï'j'j degrés, une explosion accompagnée de flamme.
436 MANGANÂTE POTASSIQUE.
En frottant ce sel avec du soufre, il se produit des détonations partielles et moins fortes. Le charbon , l’arsenic et lantimoine ne brûlent que quand on fait chauffer le mélange.
Par la voie humide, ces sels sont décomposés par toutes les matières organiques, par le papier à travers lequel on essaie de les fdtrer, par la matière extractive dissoute dims Feau , par les acides végétaux, et par la poussière de Fair; de sorte que leur dissolution, abandonnée à Fair libre, dans un vase ouvert, perd sa couleur au bout de quelque temps, et donne un précipité jaune, qui paraît être de Foxide manganoso - manganique. Ce changement n’a pas lieu quand la dissolution est exempte de matières organiques, et conservée dans des flacons propres, munis de bouchons de verre. Tous les métaux, autres que les métaux nobles, même le mercure, décomposent les acides de ces sels; l’alcali est mis en liberté, et absorbe l’acide carbonique de Fair. En dissolvant de Foximanganate potassique dans de l’acide sulfurique concentré, on obtient, sans dégagement de gaz oxigène , et sans qu’il se forme un précipité, une liqueur d’un vert-olive foncé. Lorsqu’on étend cette liqueur d’eau, qu’on y ajoute par petites portions, elle passe au jaune clair, puis au rouge de feu, au beau rouge, à Fécarlate, et enfin, par addition d’une grande quantité d’eau, au pourpre, couleur naturelle du sel. Celui-ci se dissout dans l’acide nitrique concentré, auquel il communique une teinte rouge. L’acide pbospbori(|ue concentré ne le dissout que lentement; la dissolution est verte, et devient rouge quand on l’étend d’eau. Ces dissolutions dans les acides ne sont pas durables; elles ne tardent point à dégager de Foxigène lorsqu’elles sont concentrées, et l’on finit par obtenir un sel potassique et de Foxide manganique. Le dégagement de gaz oxigène produit par une dissolution de manganate potassique dans l’acide nitrique étendu de trois fois son poids d’eau, n’est entièrement terminé qu’au bout d’un mois. La nature de ces sels sera mieux connue lorsque Mitscberlicb aura terminé les expériences, dont il s’occupe.
SULfHYDllATE PüTASSlQLE.