C. Sulfosels de plafine
Le plâtine a très-probablement deux degrés de sulfuHation ; inâis jusqu'à présent oti n'a cherché à obtenir que les combinaisons dans lesquelles entre le sulfure correspondant à l'oxyde platinique, c'est-à-dire le sulfate platinique. Les sulfosels platiniques sont d'une couleur foncée; quelques-uns d'entre eux se dissolvent en brun foncé dans l'eau.
Saljocetrbonate platinique , Pt G\ C'est un précipité brun*4ioîrâtre, soluble en orange dans un excès du précipitant. Après la dessiccation , il est presque noin Etant distillé , i\ donne d'abord du sulfide carbonique, puis du soufre, et laisse un résida de sulfure plitineux.
Smlfoteilunte tripiatini4fue^ Pt^Te'.Ge sel, obtenu parle mélange du chlorute platinique avec le sel potassique^ se maintient en dissolution dans la liqueur, qui est d'un jaune foncé, et ne donne qu'an bbut de quelques jours un précipité floconneux, brun foncé, qui devient noit* par la dessiccation.
Sulfarsénidte platinique ^ PtAs. Il forme, tant à l'état neutre qu'avec excès de base, une dissolution jaune foncée, qui devient peu à peu d'un brun foncé, mais ne se trouble pas. Le sulfate ferreux en précipite une matière brune-noirâtre, presque noire, et la dissolution devient incolore.
„ „^ ^ ^ , *tAs. Il forme un précipité qui est
jaunt foncé au moment de la précipitation ^ mais brunit ensuite, et liinit par devenir brun foncé» A l'état seo^ il est noir^ et donne une poudre d'un brun foncé. Distillé ^ il abandonne facilement une partie de son sulfide arsénieuX) et entre en fusion. La masse fondue est noire, offre une cassure vitreuse^ et donne une poudre grise, d'un aspect métallique. Chauffé jusqu'au rouge blanc, dans an appareil distillatoire, il abandonne une nouvelle portion de sulfide arsénieuxi et se prend en une masse poreuse d'une couleur plus claire. Cette masse contient encore de l'arsenic et du soufrei et se fond aisément au chalumeau.
Sulfomolybdate phtinique, i^tMo*. Il forme un précipité brun foncé) qui est presque noir à l'état sec*
Hypàrsmlfomolybdatê platinique j ^t Mo*4 II forme un précipité rouge foncé.
34o CULORVAES D^IRIDlUH.
Sulfotungstate platinique ^ PtWS*. Quand on mêle une dissolution de chlorure platinique avec une dissolution de sulfotungstate potassique, on obtient un liquide rouge foncé, qui conserre sa limpidité pendant quelque temps , et donne ensuite un précipité noir.
3o. Sels diridium.
On ne connaît qu un petit nombre de sels d'iridium. Cependant ce métal paraît former jusqu'à quatre séries de sels, correspondant aux quatre degrés d'oxydation. Ces séries sont :
i*" Sels irideux. Ils sont en partie d'un vert foncé , en partie d'un brun verdàtre.
a"* Sels susirideiix. Ils sont d'un brun si foncé, que les dissolu* tions de quelques-uns d'entre eux ressemblent à un mélange d'eau et de sang veineux; les alcalis les précipitent en brun foncé.
3" Sels indiques, A l'état solide, ils sont noirs, mais ils donnent une .poudre rouge; leurs dissolutions sont d'un rouge foncé et presque opaques , mais prennent une teinte jaune quand on les étend d'eau ; elles ne sont pas précipitées par les alcalis.
4° Sels susiridiques. Ils n'ont pas été examinés, et on n'en connaît que le chlorure , qui se distingue par la couleur rose de sa dissolution.
A. Sels haloïdes d'iridium.
Chlorures d* iridium, i. Chlorure irideux^ Ir Cl. On l'obtient en chauffant, jusqu'au rouge naissant, de l'iridium en poudre fine, sur lequel on fiiit passer un courant de chlore. Le chlorure se gonfle et se transforme en une poudre légère, d'uii vert olivfttre foncé , qui colore fortement les corps avec lesquels on la met en contact. Au rouge cerise, ce sel est décomposé ; le chlore se dégage à l'état de gaz, et l'iridium reste. Il est insoluble dans l'eau; l'acide chlorhjdrique bouillant en dissout seulement la quantité nécessaire pour prendre une teinte verdàtre. L'eau régale en est également colorée en vert, sans que le chlorure irideux soit porté à un plus haut degré de combinaison. Mais , de même que le chlorure platineux , il est soluble dans l'acide chlorhydrique quand il a été préparé par la voie humide. Ainsi, quand on traite l'hydrate irideux par l'acide chlorhydrique , une grande partie du chlorure
CHLORURE IRIDOSO-SODIQUE. 34 1
régénéré se dissout dansTacide, et lui donne une couleur mêlée de brun , de jaune et de vert. Cette dissolution j évaporée jusqu'à un certain point, 'prend une couleur jaune; complètement desséchée à une douce chaleur y elle laisse sur le verre un vernis jaune et transparent. Ce vernis est soluble en jaune dans une petite quantité d*eau chaude ; mais lorsqu'on étend la dissolution d'une grande quantité d'eau froide , la plus grande partie du chlore dissous se précipite en brun jerdâtre, et la dissolution devient d'un vert jaunâtre. La masse jaune paraît être une combinaison du chlorure irideux avec l'acide chlorhydrique , qui se décompose quand on rétend d'eau.
Suivant Fellenberg^ le bisulfure indique, calciné fortement dans un courant de gaz acide chlorhydrique sec, donne du chlorure sulfurique qui passe à la distillation , pendant que l'iridium s'unit au chlore en une marsse brune-verdàtre ; elle ne présentait pas la même composition, dans différentes expériences, et jamais elle ne contenait assez de chlore pour former un chlorure irideux. Il se sublimait en même temps une petite portion de chlorure susirideux, de couleur brune. La partie non sublimée était d'un brun verdâtre foncé ; elle avait un aspect cristallin, et était difficile à réduire en poudre. Elle colorait l'eau en jaune, mais ne s'y dissolvait qu'en petite quantité. Les acides et les alcalis étaient sans action sur elle.
Chlorure indoso-potasstque^ K€l + Ird. On le prépare en mêlant avec du chlorure potassique une dissolution de chlorure irideux dans Tacide chlorhydrique, et évaporant la liqueur. On l'obtient aussi en ajoutant du chlorure potassique à une dissolution de chlorure susirideux dans l'alcool , et distillant l'alcool ; le sel se précipite en partie pendant la distillation , mais la plus grande partie reste en dissolution dans la liqueur. Dans ce cas , une petite quantité d'iridium est réduite. Ce sel double forme une dissolution d'un brun verdâtre foncé, et laisse, après i'évaporation , une masse saline confuse, qui est en grande partie cristallisée en dendrites^ et conserve ime couleur verte foncée, tant qu'elle est mouillée, mais prend, à l'état sec, une teinte grise tirant sur le vert jaunâtre. Par le refroidissement d'une dissolution saturée, il se dépose sous forme d une masse verte, grenue. Il n'est pas soluble dans l'alcool ; cependant ce liquide ne le précipite pas en totalité d'une dissolution aqueuse.
Chlorure iridoso^odiqufe ^ Nafil+Irâl. On l'obtient, soit en
342 CmiOAUAB S0SIRIPBUX«
mêlant la dîasolulion acide du chlorure avec du sel marÎB , aoit en décomposant , par le ael ammoniac , une dissolution chaude et concentrée de chlorure susirodoso-sodique; dans ee dernier cas y il se précipite du sel indique en combinaison avec le sel ammoniac, et il resie du sel irideux dans la dissolution, qui est verte, et qui donne , par 1 evaporation , une masse saline verte , déliquescente, et soluble dans l'alcool.
Chhmre indoto-<unmomque y Nfi^^l + IrCl. On l'obtient en ajoutant du sel ammoniac à une dissolution de cblorurct susirideux, el exposant la liqueur à une douce chaleur. 11 se précipite un sel double iridîque , et la dissolution devient verte. Par l'évaporatioUy on obtient une masse saline, qui r ^semble au sel potassique, et se dissout dans l'alcool aqueux.
Tous ces sels doubles sont difficilement transformés en sels iridiques par l'eau régale; leur composition est telle, que les deux chlorures contiennent la même quantité de chlore.
L'ammoniaque forme , dans les dissolutions de la plupart des chlorures d'iridium, un précipité pulvérulent de couleur claire, qui est, à l'état sec , d'un gris clair tirant sur Je vert, se dissout en petite quantité dans l'eau, et se dépose sans altération de la dissolution évaporée. Chauffé, il se fond jusqu'à un certain point, se gonfle et se décompose, en donnant, pnmiièrement, del'ammo* niaque, puis de l'acide chlorhydrique et du^sel ammoniae, et laissant 56,5 pour loo d'iridium. Ge corps parait être du chhrure irpdeux ammoniaeaL
a. Chlorure êusirideujc , Ir€P. Le meilleur moyen de l'eJ^tenir est de sursaturer par l'acide nitrique l'iridium cakiné avec du nitre, de Cure digérer le tout, de laver le résidu, et de le dissoudre dans l'acide chlorhydrique. L'acide nitrique s'empare de la potasse et d une très*petite quantité d'iridium , et l'acide chlorhydrique transforme l'oxyde non dissous en chlorure susirideux ; pendant l'expérience, il se dégage du chlore , sans qu on obtienne du chlorure indique dans la dissolution. Par la voie sèche , on obtient de petites portions du même chlorure, soit en chauffant de l'iridium au milieu du gax chlore , soit en décomposant le chlorure irideax dans des vases distillatoires, par l'action de la chaleur. Le ohiorare susirideux se subUme et se dépose sur les parties mois« chauiies de l'appareil , sous forme d'une masse jaune-brunàtre, nullement cristalline et insolaUe dans TeaB. La disfolution du chferure sus*
irideuz est d'un hmq foncé tirant sur le jaune; sa couleur est si intense, qu'une petite quantité de sel suffit pour rendre la liqueur opaque« Évaporée , elle se transforme en un sirop qui , séché à une douce chaleur, donne une masse noirâtre, et attire Thumidité de Tair. Celte masse n'offre aucune trace de cristallisation. Desséchée à une température plus élevée, elle dégage de l'acide chlorhydrique, et quand on la traite ensuite par l'eau, elle ne se dissout pas totalement, mais laisse un sel basique, brun et floconneux.
Quand on mêle une dissolution de ce sel avec d'autres chlorures, on obtient des sels doubles; ils sont composés de telle manière qu'en représentant par R le radical alcalin , on a la formule aR^l +Ir€l^ Mais lorsqu'on y verse un excès de chlorure potassique ou de chlorure ammonique, le cUorure se partage, surtout quand on chauffe la dissolution , en sel indique peu solu- Me, qui se précipite, et en sel irideux plus soluble, ainsi que je l'ai dé|à dit plus haut. Les sels doubles , produits par les chlorures potassique et ammonique , peuvent être desséchés à une douce chaleur, et donnent ainsi des masses noires sans indice de cristallisation. L'alcool les précipite de leurs dissolutions concentrées soua forme de poudres brunes, ne tii*ant nullement s^r k) rouge; mais il en reste beaucoup en dissolution dans la liqueur alcoolique;, quoique l'aleool ne dissolve pas les sels secs. Le sel double, foriné par le chlorure sodique, est déliquescent et soluble dans l'alcoo); les chlorures potassique et ammonique le décomposent à l'aide de la chaleur, comme ils décomposent le <^lorure su&irideux
seul.
Les disscdutions de ces seb sont d'ime coulem* encore plus fono^ que celle du chlorure , et qui diffère de la couleur aussi foncée des sels indiques, en ce qu'elle tire sur le brun jaunâtre, tandis qfie la couleur de ces derniers sels tire sur le brun rpugeàtre^ cependant il est quelquefois difficile de distinguer les deux degrés de combinaison, l'un de l'autre, par la couleur seulement.
Qtiand on évapore la dissolution du chlorure susiridoso-potassique, après j avoir mis un exoès de chlormre potassique, il se dépose dn chlorure iridico-potassique , et la chssolution devient bleue, ou quelquefois d*un bleu tirant sur le pourpre. Si elle est verte, c'est un indice qu elle contient du fer, dont U couleur jaune produit le ver«. La couleur bleue paraît provenir d'uue con^binaison, tin proportion fixe, entre un sel irideux et un sei svisirideuXé
344 CHLOBCRB IRIDIOO-POTASSIQCE.
Mais cette combinaison est de peu de darée, car les sels ne lardent pas à se séparer , et il se dépose du chlorure iridoso-potasêîqne, tandis que la liqueur repasse au brun jaunâtre , et contient du chlorure susiridoso-potassique. Quand on ajoute du sel ammonisc à une solution de chlorure iridoso-potassique ou sodique, et qu'on évapore la liqueur dans le dessiccateur, on voit, d'après Frimy^ le chlorure iridoso-ammonique se déposer en gros prismes bruns. Lorsqu'on les chauffe ensuite dans un courant de gaz hydrogène) Tiridium se réduit en conservant la forme des cristaux.
3. Chlorure indique^ \vQtY. On le prépare en mêlant le chlomre susirideux en dissolution concentrée, avec de l'eau régale, et son« mettant la liqueur à une douce digestion. D après f^oMiquelin^ on l'obtient en mêlant avec de l'eau le*chlorure iridico-ammoniqiie peu soluble, et faisant passer un courant de gaz chlore à travers le mélange, jusqu'à ce que le sel soit dissous ; l'ammoniaque est alors décomposée par le chlore. On peut aussi le préparer en décomposant le sel potassique par l'acide hjdro-fluosilicique; il se présente alors sous forme d'un liquide brun-rougeâtre foncé, qui est beaucoup plus transparent que le chlorure susirideux, quoiqu'il con* tienne la même quantité de métal. Par l'évaporation a une forte chaleur, le chlorure indique dégage du chlore , et il se forme du chlorure susirideux ; si on voulait le dessécher à l'aide de la chaleur, il serait entièrement converti en sel susirideux. En évaporant une dissolution de chlorure iridique dans un verre de montre , à une température de tout au plus 40**, on obtient une masse noire, boursouflée et fendillée, nullement cristalline, qui, vue par transparence, offre une couleur rouge aux endroits où elle présente peu d'épaisseur. A l'air, elle attire de l'humidité et se résout en liqueur. La dissolution de ce sel peut être mêlée en toutes proportions avec l'alcool; et, livrée à l'évaporation spontanée, elle répand une odeur d'éther, et donne un résidu qui consiste principalement en chlorure susirideux.
Chlorure iridico^otassiqîie^ KCl + IrCrl'. On l'obtient, soit en dissolvant dans l'eau régale le résidu de la calcination d'un mélange d'iridium et de nitre, soit en mêlant intimement de l'iridiu» en poudre avec un poids égal de chlorure potassique, chauffant le tout jusqu'au rouge naissant, au milieu d'un courant de gaz chlore, et continuant l'expérience jusqu'à ce que ce gaz ne soit plus ab« sorbe. On obtient ainsi une masse brune^noirfttre , qui n*a pas ét^
CHLORURE IRIDICO-SODIQUE. 345
fondue, et que l'on débarrasse da chlorure potassique non combiné, en la traitant par une petite quantité d eau, et de Tiridium en poudre, en la dissolvant dans leau bouillante, et filtrant la dissolution. On abandonne cette dernière toute chaude à 1 eyaporatioD^ le sel cristallise en octaèdres brillants et noirs, qui ressemblent, à la couleur près, à ceux du sel platinique correspondant. Le meilleur moyen de faire cristalliser ce sel double, est d'évaporer la dissolution à une douce chaleur. En calcinant le chlorure iridicopotassique avec un peu de chlorure potassique et d'iridium en poudre , il se convertit en chlorure susiridoso-potassique. Exposé seul à une température plus élevée , il se transforme en ce même sel, et par une chaleur rouge blanc prolongée, l'iridium est totalement réduit. Il est peu soluble dans l'eau froide; et quand celleci contient d'autres sels en dissolution, il y est complètement insoluble , en soi*te qu'on peut le précipiter en grande partie de sa dissolution aqueuse, en y dissolvant un autre sel, surtout du chlorure potassique. Il se dissout en quantité beaucoup plus grande dans l'eau bouillante; la dissolution, vue en masse, est rouge; en petites quantités, ou à l'état étendu, elle a une teinte jaune. Il est insoluble dans Talcool, qui le précipite de sa dissolution aqueuse sous forme d'une poudre rouge-cerise foncée. L'ammoniaque concentrée le décompose en dégageant lentement du gaz nitrogène, et donnant naissance au chlorure irideux ammoniacal, qui a 'déjà été décrit. En parlant de l'oxyde d'iridium bleu , j'ai dit que le chlorure iridico-potassique devient bleu quand on le traite par l'ammoniaque étendue. Si l'on réduit le sel en poudre fine, qu'on le suspende dans l'eau et qu'on y fasse passer du gaz acide sulfureux, il se réduit à l'état de chlorure iridoso-potassique, et se dissout dans la liqueur. Si le sel renferme du chlorure osmico-potassique, il se décompose plus lentement par l'action de l'acide sulfureux, et reste en non^lissolution sous forme d'une poudre rouge. C'est ce qui donne , suivant Frémy^ une méthode exacte pour séparer l'un de l'autre ces deux métaux, autrement si difficiles à séparer. Mais cette méthode n'est nullement exacte. Il faut aussi se rappeler que le chlorure osmico-potassique n'est pas complètement insoluble dans l'eau; cependant il se dépose par l'évaporation de la liqueur. Le chlorure iridico*potassique ne contient pas d'eau. Il y a 0,40892 pour cent d'iridium.
Chlorure iridico-sodique , Na €rl + Ir GV. On le prépare par le
346 CHLQAUR« aUSlRIIMQDK.
néme moj^ii que le sel potMsîque* Il e$t d'un bnm noîiitre ; mais, sous le rsippoit de la forme crisulline et de la solubilité, il vessemble parfaitement au sel platinique corre&pondaoL 11 est composé dans les mêmes proportions, et, quand on le cbaufl'e, il se réduit en une poudre farineuse d'un gris brunâtre.
Ckiêrun iridieo-^mmoHiquey Nfi^€l + lr€J\ U se précipite sons forme d'une poudre farineuse, d'un rouge cerise {bucé, lorsqu'on i^oute du sel ammoniac à la dissolution des chlorures indiques, susirideux et iridico^sodique« U est peu soluble dans l'eau froide, beaucoup plus dans leau chaude, et cristallise, comme le sel potassique , en ociaèdres réguliers ; il ne contient point d'eau, et laisse 0,44^2 d'iridium métallique, quand on le décompose par Faction de la chaleur.
4- Ckhrure stuiridigue, Ir €rP. Il n'est pas connu à 1 etat isolé, et jusqu'à présent on ne l'a obtenu qu'en combinaison avec le chlorure potassique, à l'élat de chloruré smiridicthpatassique. On l'obtient qudquefoîs en calcinant l'iridium avec du nitre, dissol* Tant la masse entière dans l'eau régale, et évaporant la dissolution jusqu'à siccité. D'abord l'eau n'enlève à la mas^e saUne, ainsi obtenue , que du chlorure potassique; une nouvelle quioitîté d'eau par laquelle on traite ensuite la masse, se colore en rose, et, avec de petites proportions d'eau, on parvient à enlever peu à peu tout le sel rose , sans dissoudre une quantité notable de chlorure iridicopotassique. On évapore jusqu'à siccité les dissolutions roses , on réduit le sel en poudre fine, et on le traite par l'alcool, pour dissoudre le chlorure potassique qui s'y trouve mêlé. La poudre saline brunâtre, qui reste, est dissoute dans l'eau, et la dissolution abandonnée à Tévaporation spontanée; le sel cristallise alors en prismes rhomboïdaux à sommets dièdres , et d'une couleur brune foncée. Ce sel se dissout dans l'eau; la dissolution est d'une belle couleur rose, semblable à celle d'un sel rhodique, mais tirant peutrétre un peu plus sur le pourpre. La coukur du sel solide est plus foncée que celle du sel rhodique. U est insoluble dans l'alcool^ qui le précipite d'une dissolution aqueuse, soua forme d'une poudre rose pale; cependant la dissolution conserve une teinte rose; l'alcool peut être distillé, sans que le sel dissous soit altéré. Quand la dissolution aqueuse de ce sel a été évaporée jusqu'à siccité , et qu'on reprend le résidu par l'eau , celle»ci laisse
CTÀiroii« IRIDIS. 347
ofdinairdmeQt, saoA les di^aoudre, quoIquQC flocon» verdàtrasj^ qui paraissent être du chlorure irideux.
Le chlorure susiridico- potassique contient 5a,ai pour cent de chlorure potassique et 47979 de chlorure susiridique , et celui-ci est composé de a3,oi parties d'iridium et 24^78 de chlore ::=: âK€l + lT€a'. ^
Les circonstances qui fayori&ent la formation de ce $e\ ne sont pas connues. On ne peut Tobtenir à Tolonté^ et il est impossible de le préparer à Taide du chlorure iridico-potassique, ni en trav* tant celui-ci par Feau régale 1 ni en saturant la dissolution par du chlore gaseux, ni en la traitant par le chlorate potassique et la« cide chlorhydrique. Sa ressemblanee avec le chlorure rhodico-^ potassique est surprenante; mais il en diffère essentiellement par sa composition: d'après mes essais, le métal contenu dans c^ sel| réduit par le gaz hydrogène, ne se dissout pas dans le bisulfate potassique y avec lequel on le calcine ; et quand on le chauffe dans du gaz chlore avec du chlorure potassique, il ne donne que du dhlore iridico-potassique ordinaire, en som» qu'U est impossible dl*attrihuer son existence à la présence d'un métal étranger mêlé à Iridium. En outre^ Tosmium est susceptible de former des sels roses analogues.
lodure iridique^ IrP. On le prépare, suivant Lassaigne^ en mêlant une solution de chlorure indique avec de Tacide chlorhydrique et de riodure potassique, et faisant bouillir le mélange: riodure indique se précipite sous forme d'une poudre noire, insoluble dans l'eau et dans les acidea. Par la calcination , il donne de l'iode, et laisse de l'iridium.
Cjramêre irideux. On peut le préparer, dVprès DoéAereinerj en mêlant une solution de cyanure iridoso-potassique (dont la préparation sera décrite plue bas) avec une solution nitrique de mer- CHire : il se forme un précipité tout à lait semblable à celui qui se produit, de la même manière, dans une solution de cyanure platinoso-potassique. Ce précipité se compose de cyanure irideux, de cyanure mercurique et de nitrate mfrcureux; quand on le traite par l'acide nitrique chaud étendu , le sel mercureux se dissout, pendant qu'il reste un sel double de cyanure irideux et de cyanure mercurique, 3= Ir^y + HgCy. Chauffé dans un vase distillaloire , il donne du gaz cyanogène et du mercure q^i se dég^g^t^ pendant qu'il reste du cyanure irideux» Si ^ au Ueu de
348 SULFATE I&IDEOX.
cela , on tient la combinaison mercurique et qu'on la dÀ^ompose par le sulfide hydrique , il se dissout du cyanure iridoso-hydriqae dans la liqueur; quand on évapore ensuite cette liqueur jasqua siccité et qu'on chasse Tacide cyanhydrique par la distillation à une chaleur convenable , il reste également du cyanure irideux. Mais^on n'a décrit les propriétés d'aucun de ces composés. On a tout lieu de soupçonner qu'en mêlant du cyanure iridoso-potassique avec de l'acide bydrofluosilicique pour précipiter le fluorure silico-potassique, on obtient aussi du cyanure iridoso-hydrique. Par Tévaporation et la dissolution dans l'alcool , il est facile de le séparer d'une petite quantité de fluorure silico^potassique qui pouvait se trouver en dissolution dans la liqueur.
Cyanure iridoso^potassique , aKGy + IrGy. Il a été découvert par Booth et fVoehler^ et analysé par Rammelsberg. Il importe de remarquer qu'il renferme i atome de cyanure potassique de plus que le sel platinique correspondant. On l'obtient en calcinant au rouge faible, mais pendant longtemps, un mélange d'iridium en poudre et de cyanure ferroso-potassique anhydre. Le mieux est d'employer à cet effet un petit matras de verre, parce que la masse prend feu au contact de l'air. On broie la masse affaissée, et on la traite par l'eau chaude. La dissolution est presque incolore. Ordinairement il cristallise encore un peu de cyanure ferroso-potassique pendant qu'on la fait évaporer; à la fin elle dépose le sel irideux en longs prismes quadrilatères. Ces cristaux sont ordinairement réunis deux à deux. Ils sont parfaitement transparents et incolores, et ne présentent pas les nuances de bleu et de jaune qui caractérisent le sel de platine. Ils sont solubles dans l'eau, inso* lubies dans l'alcool. La dissolution n'est pas précipitée par Tacide chlorhydrique. Ils ne contiennent pas d'eau. Soumis à l'action de la chaleur, ils décrépitent fortement, et noircissent ensuite. Chauffés plus fortement, ils fondent, et déposent l'iridium , qtû forme souvent un miroir métallique sur la surface du verre.
B. Oxysels éPiridium.
Jusqu'à présent on n'en a examiné qu'un très-petit nombre* On obtient les sels irideux en dissolvant l'hydrate irideux dans les acides.
Sulfate irideux^ IrS. En évaporant doucement la dissolnuon
SELS d'osmium. 349
fie ce sel, il se forme une masse verte-brunâtre, brillante, nullement
cristalline, qui se redissout en vert jaunâtre foncé dans Feau*
Le nitrate irideus^ IrN, donne une dissolution de même couleur, qui devient quelquefois pourpre au bout d*un certain temps; mais le sel reprend sa couleur verte quand on évapore la dissolution jusqu'à siccité. L'iridium calciné avec du nitre forme avec l'acide nitrique une dissolution d'une couleur pourpre peu intense; en évaporant cette dissolution jusqu'à siccité, à une douce chaleur, elle devient d'un vert si foncé, qu'elle en paraît presque noire; le résidu se redissout en vert foncé dans l'eau. Le nitrate n'offre aucune trace de cristallisation , ni seul , ni en combinaison avec le nitrate potassique.
Parmi les sels iridiques^ on ne connaît que le sulfate^ Ir S*. On l'obtient en dissolvant le sulfure iridique dans l'acide nitrique et chassant l'excès d'acide par levaporation.Le sulfate reste alors sous forme d'un sirop épais et jaune, sans aucun indice de cristallisation. Il se dissout facilement dans l'eau et dans l'alcool ; la dissolution, qui est orange, n'est pas précipitée par les alcalis. Le chlorure barytique j forme un précipité de sulfate barytique coloré en jaune de rouille par de l'oxyde indique. En desséchant le sulfate iridique et le calcinant doucement, il perd de l'acide sulfuriquè et laisft un sel basique brun. On obtient aussi un semblable soussel en grillant un sulfure d'iridium.
3i. Sels £ osmium.
L'osmium paraît posséder les mêmes séries de sels que l'iridium, et les sels des deux métaux qui appartiennent à la même série ont en général beaucoup de ressemblance sous le rapport de la couleur, et probablement aussi sous celui de la forme cristalline. Du reste , ils ne sont guère mieux connus que les sels d'iridium. On découvre la présence de l'osmium dans ses sels, en mêlant ceux-ci avec un peu de carbonate sodique et chauffant le mélange intime sur une feuille de platine, cas dans lequel l'osmium s'annonce, tant par l'odeur de l'acide osmique que par la' propriété qu'il possède de donner de l'éclat à la flamme de l'esprit^e-vin. Déjà, en parlant du chlorure iridico-potassique , j'ai fait mention du mode de séparation indiqué par Frémy : l'acide sulfureux réduit le sel d'iridium à 1 etat de chlorure sus-
35Ô CHLORURE OSMIEtJX.
indique soluble, mais il agit bien plus lentement sur le sel d'osmium.
A. Sels haloïdes (Vosmium,
Chlorures dosmium. Quand on chauffe de losmium à la lampe alcoolique I au milieu d'un courant de gaz chlore, ces deux corps se combinent, et il se forme un mélange volatil de chlorures oimîeuK et osmique. Le premier, étant moins volatil que le second, se dépose 1« plus près de Tosmium , tandis que le second est entraîné par l'excès de gaz, sous forme d'une fumée, qui se condense plus loin. Il est nécessaire de recevoir ces produits dans un tube un peu large et assez long , pour qu'ils puissent se déposer avant que le gaz excédant les ait entraînés hors du tube.
I. Chlorure osmieua;^ Osd. liest dun beau vert foncé, et cristallise en aiguilles qui se croisent dans Tintérieur du tube. Il se dissout dans une très-petite quantité d*eau, et attire rhumidité de Tair. La dissolution est d'une couleur verte, remarquable par sa beauté ; mais elle ne subsiste que dans un état de grande concentration , et lorsqu'on y ajoute une quantité d'eau un peu plus forte que celle nécessaire pour tenir le chlorure en dissolution, la liqueur se trouble, et il y a réduction d'^^mium ; une grande quantité d eau décolore instantanément la dissolution, qui dépose de losmium métallique, et ne retient plus que de l'acide chlorhydrique et de lacide osmique. En y ajoutant assez d'eau pour produire seulement un commencement de décomposition, celle-ci continue ensuite d'elle-même, et l'osmium forme un dépôt gris, lanugineux, qui remplit tout l'espace occupé par le liquide. Si Ton dissout le chlorure dans une dissolution trèsMconcentréed'on chlorure alcalin, la portion qui se combine avec le sel alcatin ne se décompose pas.
On peut obtenir par d'autres moyens encore des sels doubles de chlorure osmieux, par exemple, en dissolvant dans l'alcool aqueux les sels doubles formés par des chiorares à un degie supérieur de combinaison, et distillant ensuite l'alcool ; il se forme alors de Téther, il se dépose un peu d'osmium, et la plus grande partie du sel est réduite à l'état d'un chlorure double osmieux » dont la dissolution est verte. Il est difficile d'obtenir eeb ée\» à l'état cristallisé. Ils forment, par l'évaporalâon spontanée,
GHLORBAK OftMIQUE. 35 1
des TégétatioBS clendritiqueft qui sont d'un Tert foncé et se dissolvent dans lalcoôl aqueux , mais beaucoup moins bien que dans l'eau.
a. Chlorure êuêoêfniêux^ Os€^P. On ne le connaît pas à l'état isolé. On obtient le sel double amnioniquâ en dissolvant dans lacidc chlorhjdrique loxyde susosmieux qui contient de Fam^ moniaque , et évaporant la dissolution jusqu'à siccité. Il forme une masse saline, non cristalline, d'une couleur brune presque noire, et donne avec l'eau et avec l'alcool des dissolutions d'un noir jaune-brunâtre.
Quand on réduit l'acide osmique par l'acide chlorhydrique et le mercure ) la dissolution finit par prendre une teinte brunâtre^ et dès lors la réductiôb ne fait plus de progrès. En évaporant l|i liqueur, on obtient un sel pourpre^ translucide, brillant, non cristallin, qui est un chlorure double susosmioso-mercurique, se redissout dans l'eau, et forme une dissolution d'une saveur métallique très-prononcée. Si l'on essaye d'en précipiter l'osmium par le sine ou par le for, il se précipite du mercure à la place de Tosmium, et le chlorure de ce dernier métal entre en combinaison avec le chlorure de for ou de zinc qui s'est formé. On chercherait en vain & précipiter l'osmium par le for ou le une de la dissolution brune du chlorure susiridoso-ammonique ; ces métaux ne le réduisent pas mém« à l'état de chlorure osmieux.
A. cette occasion, je ne passerai pas sous silence le fait suivant. J'avais dissous un mélange de chlorure osmieux et de chlorure osmique solides dans une dissolution de chlorure potassique, et en livrant la dissolution à l'évaporation spontanée, j'obtins des cristaux prismatiques d un brun clair. Ces cristaux étaient solubles en vert jaunâtre dans l'eau , et l'alcool aqueux les dissolvait et les réduisait au bout de quelque temps, sans le secours de la chaleur. Ils noircissaient la peau, comme le fait l'acide osmique; cependant ils n avaient pas l'odeur de cet acide^ et différaient sous plusieurs rapports des combinaisons précédentes. J'ignore la différence entre œ sel et celui qu'on obtient par la dissolution de l'oxyde susosmieux.
3. Chlorare osmique^ Os 6\*. Quand on chauffe l'osmium dans du chlore gazeux | ainsi que je l'ai dit plus haut , il se dépose , à quelque distance du chlorure osmietrx, une poudre farineuse, non cristalline^ d'un ronge foncé ^ et dans l'espace qui sépare ces deux
35a CHLOEÜRS OSMICO-POTASSIQCE.
composés on voit se former quelques cristaux jaunes, dont letst cristallin provient évidemment de Teau hygrométrique du gaz chlore. Ces cristaux sont si fusibles , que la chaleur de la main suffit pour les faire entrer en fusion. £n exposant la poudre rouge à Fair, elle en attire l'humidité et cristallise en dendrites ; ces cristaux conservent la couleur rouge de la poudre, et ne se fondent pas à la chaleur de la main. On n a pas encore examiné quelle est la différence entre les propriétés chimiques de ces deux corps : si, par exemple, le sel jaune est du chlorure susosmienx , le sel rouge du chlorure osmique, ou si le premier consiste en chlorure osmique et le second en chlorure susosmique; ou s'ils sont tous deux du chlorure osmique , mais combiné avec différentes proportions d*eau. Je ne saurais décider laquelle de ces hypothèses est la plus voisine de la vérité. Ces deux corps sont solubles en jaune dans peu d*eau ; de même que le chlorure osraieux, ils sont décomposés par une quantité d*eau un peu plus grande; la disse*lution devient d abord verte, et donne du chlorure osmieux, puis se décolore complètement. Il se dépose alors de l'osmium métallique sous forme d'un précipité gris, et la liqueur contient de l'acide chlorhydrique et de l'acide osmique. Le chlorure osmique contient pour la même quantité de métal une fois plus de düore que le chlorure osmieux.
Chlorure osmico 'potassique y K -GI + OsCl'. On l'obtient en mêlant de l'osmium avec un poids égal au sien de chlorure potassique, en chauffant le mélange , à la lampe alcoolique , au milieu d'un courant de gaz chloré. La masse n'entre pas en fusion, et il se forme un sel double, qui est noir tant qu'il est chaud, et qui, après le refroidissement, est d'un rouge semblable à celui du minium. Il se dissout dans l'eau; la dissolution est d'un jaune citron pur. Une dissolution bouillante et saturée est d'un jaune foncé et tire sur le vert, mais nullement sur le rouge. Évaporée à une douce chaleur, elle donne des cristaux octaédriques d'un brun foncé, qui ressemblent parfaitement aux sels correspondants de platine et d'iridium , tant sous le rapport de la forme cristalline que sous celui de la composition. De même que ces sels, le chlorure osmicopotassique ne se dissout ni dans l'eau contenant en dissolution un autre sel , ni dans l'alcool , et ce dernier le précipite d'une dissolution aqueuse, saturée sous forme d'une poudre cristalline , rouge cinabre foncée ; néanmoins un^ partie du sel reste en disse-
OXTSKLS D^OSMIUM. 353
luuon, en sorte que la liqueur est jaune. Si l'on imbibe du papier d'une dissolution aqueuse de ce sel, et qu'on l'expose ensuite au soleil , il devient peu à peu bleu , par suite de la réduction que subit le sel osmique, et cette couleur bleue résiste au lavage. Ce sel supporte une légère chaleur rouge sans être décomposé, et quand on élève la chaleur jusqu'au point où la décomposition s'effectue, il se dégage du gaz chlore, et on obtient de l'osmium métallique ; ' mais il ne se forme point de chlorures intermédiaires. Il ne s'en forme pas même quand on mêle le sel avec de l'osmium en poudre, avant de le calciner. L'acide sulfureux est sans action sur la dissolution du chlorure osmico-potassique , même à la température de Tébullition. Mais quand on verse de l'acide nitrique sur ce sel et qu'on le chauffe, l'osmium se convertit en acide osmique et passe clans le récipient avec les vapeurs de l'acide nitrique.
4. Chlorure snsosmique^ Os GV. Il n'est pas connu à l'état isolé. On obtient le sel double qu'il forme avec le chlorure ammonique, en saturant l'acide osmique par Tammoniaque, le traitant au bout d'un certain temps , pendant lequel on ne doit ni le chauffer ni l'exposer au soleil, par un excès d'acide chlorhydrique, et j ajoutant du mercure. Après quelques jours, la liqueur perd lodeur d'acide osmique ; on la décante et on lëvapore jusqu'à siccité. Elle laisse un sel dendritique, brun, soluble dans l'eau et dans l'alcool. La dissolution aqueuse est rose quand elle est très-étendue; mais une petite quantité de sel suffit pour lui donner une couleur d'un brun pourpre si intense, qu'elle en paraît opaque. La dissolution alcoolique ne le cède en rien, pour la beauté de la couleur, à une dissolution de manganate potassique dans l'eau , et l'alcool peut être distillé sans que le sel soit décomposé. Ordinairement une partie du sel obtenu est insoluble dans l'alcool; mais tout s'y dissout quand on traite le sel une seconde fois par l'eau, et qu'on évapore la dissolution jusqu'à siccité. Soumis à la distillation » le chlorure susosmico-ammonique laisse de l'osmium métallique. Sa composition n'a pas été déterminée par des analyses ; on Ta déduite par analogie de celle du chlorure indique correspondant. Cependant ce sel pourrait n'être qu'une modification isomérique du chlorure susosmieux.
B. Oxysels d* osmium.
On prépare les sels osmîeux en dissolvant l'hydrate osmieux