Sels hypermolybdiques (sels à base d'acide mofybdique
Sulfate hypermolybdique. Il forme une dissolution jaune ^ qui se dessèche en une masse jaune citrine, imparfaitement soluble dans Teau. D*après les expériences à' Anderson^ on obtient ce composé à rétat cristallin , en décomposant le molybdate barytique par l'acide sulfurique en excès, et évaporant la liqueur filtrée dans le dessiccateur : le sel se dépose, dans les eaux-mères, sous forme de cristaux , composés de Mo S' + 2H. L'eau y est de 9,9 pour cent. Comme, en dissolvant lacidè molybdique dans lacide sulfurique, et évaporant également la liqueur, on n'obtient pas le même composé à Tétat cristallin , il est probable qu'il en existe deux modifications isomériques. La masse est déliquescente à l'air, et les cristaux disparaissent. Si Ton fait bouillir la dissolution saturée avec un excès d'acide molybdique , on obtient un liquide trouble et laiteux, qui devient gélatineux par l'action de la cha* leur, et dépose une substance floconneuse, jaune claire, que l'on peut comparer à un sel basique. Cette substance se dissout dans Feau jusqu'à un certain point, mais elle est insoluble dans l'espritde-vin, qui la colore en vert.
Nitrate hypermol/bdique. L'acide nitrique ne parait pas former, a^vec l'acide molybdique , une combinaison qu'on puisse obtenir sous forme solide.
Phosphate hjrpermolybdiqiie. Si l'on introduit dans de l'acide phosphorique de l'acide molybdique encore humide, celui-ci de- ▼ient à l'instant même d'un jaune citron, et se dissout ensuite à r&îde de la chaleur. La liqueur filtrée est incolore et laisse, après révaporation, une masse limpide, visqueuse, qui n'offre aucune trace de cristallisation, et dont la saveur est fortement astringente. Cette masse se dissout facilement dans l'eau et dans l'alcool. La dissolution alcoolique est jaune, devient bleue pendant l'évaporation, et laisse un résidu brun, opaque, soluble en bleu dans l'eau. Lorsqu'on fait digérer un excès d'acide molybdique avec de lacide phosphorique, ce dernier se précipite et forme avec l'acide molybdique un sel jaune citron, qui ne se dissout point dans leau, et peut être regardé comme un sel basique.
Oxalate hypermolybdique. On l'obtient facilement, en fobatit digérer un mélange des deux acides. La dissolution est incolore,
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et même un excès d'acide molybdique n'est pas coloré. La dissolution évaporée donne une gelée incolore, qui devient cristalline, sans se dessécher davantage. Le sel se dissout complètement dans l'esprit-de-vin ; la dissolution est jaune.
Le bioxalate potassique forme avec Facide molybdique un sel double, qui ne cristallise point.
Borate hjrpermoljrbdique. L'acide borique dissout l'acide molybdique à l'aide de l'ébullition. Lorsqu'on emploie un excès d'acide molybdique, celui-ci devient opaque et gluant comme de la térébenthine. La dissolution devient laiteuse par le refroidissement. La liqueur filtrée est incolore et donne^ après l'évaporation, un sel cristallisé, incolore. L'esprit-de-vin décompose les cristaux, sépare une poudre jaune, et dissout l'acide borique avec une trèspetite portion d'acide molybdique.
j4cétate kfpermolybdique. On le prépare en dissolvant l'acide molybdique, à l'aide de l'ébullition, dans l'acide acétique. Un excès du premier acide rend la dissolution trouble et laiteuse. La liqueur clarifiée donne^ après l'évaporation, une gelée incolore, qui devient jaune, sans être desséchée davantage, se fendille, et se réduit en une poudre jaune, grossière. Cette poudre se dissout en petite quantité dans l'eau; la dissolution est jaune.
Tartrate hypermolybdique. Ce sel est incolore et ne cristallise pas. Dans mes expériences, la dissolution devint toujours bleue pendant Tévaporation. Je ne puis décider si cela tenait à quelque impureté contenue dans l'acide tartrique. La combinaison se dissout complètement dans l'esprit-de-vin.
Le bitartraie potassique est le meilleur dissolvant pour l'acide molybdique, et dissout, à l'aide de l'ébullition, même l'acide fondu et sublimé. La dissolution se dessèche en une masse gommeuse.
Siiccinate hypermofybdique. Pour l'obtenir, il suffit de faire digérer avec de l'eau un mélange des deux acides. La dissolution est incolore, et donne, par l'évaporation, des cristaux jaunes. L'alcool sépare de ces cristaux une poudre jaune, et ne dissout, pour ainsi dire, que de l'acide succinique.
jirséniaie hypermolybdique. On l'obtient comme le sel précédent. Il forme une dissolution incolore, et un sel basique jaune citron. La dissolution cristallise quand on Tévapore jusqu'à consistance de sirop. L'esprit-de-vin décompose les cristaux, et en sépare une substance blanche et floconneuse, qui finit néanmoins
OXTSELS VANADIQUES. SSg
par 5*y dissoudre. En évaporant la dissolution, elle devient bleue, et ne cristallise plus par la dessiccation.
Chromate hypermolybdique. L'acide chroniique dissout Tacide molybdique, à laide de Tébullition. La dissolution est jaune. Si Ton y ajoute un excès d'acide molybdique, ce dernier se transforme en une gelée jaune et opaque. La dissolution, filtrée et évaporée, laisse un vernis brunâtre, transparent, qui n*est pas susceptible de cristalliser. L'eau décompose ce vernis en un corps brunâtre, soluble, et en une poudre jaune pâle, moins soluble, qui finit néanmoins par se dissoudre, quoiqu'elle exige pour cela une plus grande quantité d'eau.
Le molybdène forme encore une classe d'oxysels, qui se distinguent par leur couleur bleue, intense, et que Ton doit considérer comme des sels doubles, dans lesquels l'acide et l'oxyde molybdiques jouent le rôle de base. Ces sels n'ont pas encore été soumis à un examen particulier.