‹ Traité de chimie minerale, végétale et animaleChapitre 60 sur 107 · i,5So · texte numérisé non relu

i,5So

Moitié en poids atomique de Tof yd« chrûim<|ae.

47W»oo 4784,37 4788,36 4778,30 4780,4»5

Poidf «togùqwe da cbttoe

calculé d'âpres celui de Toxyde.

am^

Il faut noter ici que la cinquième expérience a été faite avec du bichromate argen tique. La moyenne tirée du poids atomique de l'argent est de 339,347, et celle tirée de la moitié du poids atomique de Toxyde chromique est 3a8,38, qui est le nombre inscrit dans les tables.

18. Vanadium, Le poids atomique du vanadium n*a pu être déterminé que par des moyens indirects. 100 parties diacide vanadique, calcinées dans le gaz hydrogène , ont perdu dans quatre expériences 20,901, 20,916, 20,840, 20,952 parties d*oxygène : la moyenne est 20,927. Mais il reste du sousoxyde noir qu^on ne peut réduire ni par le gaz hydrogène , ni par le charbon. Pour en déterminer la quantité d*oxygène , on le chauffa dans un courant de gaz chlore anhydre : il se produisit du chlorure vana« dique qui passa à la distillation en laissant de Tacide yanadique, dont le poids était exactement le tiers de celui employé à la pré* paration du sousoxyde; il suit de là qu'un tiers de l'oxygène de Vacide est resté dans le sousoxyde, et que Toxygène du sousoxyde est à celui de l'acide comme i : 3. L'analyse a fait connaître que ,

DlhiBRMtKATION DES POIDS ATOMIQUES. 539

dans les Yanadates, Tacide contient trois fois l*oicygène de la base; il renferme donc 3 atomes d'oxygène. Dans Foxyde intermédiaire entre Facide et le sousoxyde, loxygène peut, à l'instar du soufre, être à celui de l'acide comme a : 3 , ou comme i, 5 : 3, à Tinstar du chrome. L'analyse du sulfate vanadique, ainsi que la réduction de Toxyde en sousoxyde, à l'aide du gaz hydrogène, montrent que l'oxygène de l'oxyde est à celui de l'acide comme a : 3. On

peut donc demander si ces trois degrés d'oxydation sont ]^, R et &,

ou R, R et R. Il est difficile de résoudre cette question. Cependant, comme le degré moyen d'oxydation a , comme les acides sulfureux et tellureux , les caractères nets d'un oxyde électronégatif, et qu'il forme des sels particuliers avec les alcalis, les terres et les oxydes métalliques, on a quelque raison d'y supposer i atome de radical et a atomes d'oxygène = Y. Dans ce cas, l'atome du ▼anadium (calculé d'après l'expérience qui consiste à réduire l'acide en sousoxyde au moyen de l'hydrogène) est =: 855,84*

19. Molybdène. Ce métal a des degrés d'oxydation et de sulfuration qui correspondent à la série i, a, 3, 4; et, dans les molybdates neutres, l'oxygène de l'acide est le triple de celui de la base ; l'acide molybdique renferme donc 3 atomes d'oxygène. Pour déterminer le poids atomique du molybdène, on précipite une solution de 100 parties de nitrate plombique anhydre par une solution de molybdate ammonique neutre^ on obtient ainsi 110,68 parties de molybdate plombique. En calculant, d'après cela, le poids atomique du molybdate plombique (en employant les poids atomiques corrigés du plomb et du nitrogène), on trouve 2^290,75, et, déduction faite de i atome de plomb et de 4 atomes d'oxygène, il reste, pour le poids atomique du molybdène, le nombre 596,10, qui était = 598,5a à l'époque où l'on ne connaissait pas si exactement le poids atomique du nitrate plombique. La méthode employée ici est loin d'être irréprochable , et le résultat numérique qu'il donne est beaucoup plus défectueux que le poids atomique du chrome ,* déterminé de la même manière. Le poids atomique du molybdène exige donc de nouvelles recherches, tentées par d'autres voies. L'acide molybdique se laisse probablement réduire par le gaz hydrogène; on pourra ainsi obtenir un nombre exact, surtout si, après la pesée, on a soin de saturer l'acide par du gaz ammoniaque pour s'opposer à sa volatilisation, de décomposer ensuite le sel ammonique par la chaleur, et de calciner l'oxyde

54o DISTERMINATION DES POIDS ATOMIQUES.

fixe restant dans du gaz hydrogène. On ne sait pas d*ane manière

certaine si la série d* oxydation du molybdène est R, R etRj ou

R , R et R. Mais comme il se produit ici avec Foxygène et le chlore une combinaison analogue à celle que forme le chrome avec ces mêmes corps, on a été conduit à admettre dans Tacide i atome seulement du radical. Cette question ne pourra être décidée qu ultérieurement.

ao. Tungstène. Ce métal a une série d*oxydation égale k celle du molybdène, et, dans les tungstates neutreS| l'oxygène de Fadde est le triple de l'oxygène de la base. Les tungstates sont isomorphes avec les molybdates; leur constitution intime est la même. 899 parties d'acide tungstique, fortement calciné dans du gaz hydrogène pur, ont laissé 716 parties de tungstène. 676 parties de métal ont donné, par la combustion, 846 parties atomiques d'acide tungstique. Du premier résultat on tire pour le poids du tungstène le nombre 1173,77; et du dernier, celui de 1 192,94* La moyenne de ces deux nombres est 11 88,36, qui est presque le double du poids atomique du molybdène.

ai. Tantale. Ce métal a deux oxydes, dans lesquels l'oxygène est comme a : 3. Il a été impossible d'en déterminer exactement le poids par la voie directe. En saturant l'acide tantalique par de l'eau de baryte, on obtient, sur 100 parties d'acide, pas tout à fait 40 parties de baryte, dont l'oxygène 4)^ devait être un multiple, par deux ou par trois, de l'oxygène de l'acide tantalique. Pour s'assurer du vrai nombre, on changea 99,7s parties de sulfure de tantale , chauffé dans du gaz chlore, en chlorure tantalique. Celuici, traité par l'eau, donna 89,35 d'acide tantalique. La différence entre les deux poids est 10,4. Or, la différence entre le poids de I atome de soufre et de i atome doxygène est 10,079, d'où il est facile de trouver, par le calcul, que 89,35 parties d'acide tantalique contiennent io,3aa6 parties d'oxygène : conséquemment 100 parties d'acide contiennent 11, 433 d'oxygène. C'est là à peu près le triple de l'oxygène de la baryte, d'où il résulte que l'acide renferme 3 atomes d'oxygène. L'analyse du fluorure tantalico- potassique donne a3,77 parties de potasse, et 56,3 parties d'acide tantalique, où l'oxygène est]comme i : 1 1, ou comme a : 3, rapport ordinaire qui existe, dans les sels doubles potassiques, entre 1 élément éleotronégatif et les corps qui contiennent 3 équivalents de l'élément négatif. On peut donc regarder comme démontré que l'acide

tantalique renferme 3 atonies d'oxygène. En partant ensuite de la donnée fournie par le changement du sulfure tantalique en acide tantalique, savoir, que 89,35 parties d'acide tantalique renferment io,3a26 parties d'oxygène, qui font 3 atomes, on a pour le poids atomique du tantale le nombre 2296,73. Mais ce nombre est tellement supérieur au poids atomique le plus élevé des autres corps simples, par exemple, des métaux pesants, comme l'or et le platine, qu'on a tout lieu de le prendre pour un atome double, et d'admettre ainsi, dans l'acide tantalique, 2 atomes de tantale pour 3 atomes d'oxygène , ce qui diminue de moitié le poids ato* mique,= 1x48,365. Contre cette manière de déterminer l'oxygène de l'acide tantalique, on a objecté que, si le sulfure tantalique était Ta, le calcul conduirait à un résultat faux. Mais, pour faire tomber cette objection , on n'a qu'à faire le calcul comme si le sulfure tantalique était Ta : Toxygène de l'acide dépassera 34,3 pour cent ; et cet adde contiendrait de 8 à 9 fois plus d oxygène que la base, ce qui n'a pas Vombre de probabilité.

22. THtane, L'acide titanique est isomorphe avec l'oxyde stannique , et le titane a la même série d*oxydation que l'étain. Son poids aton^que a été déterminé par H, Rose. Il examina combien on obtient de chlorure argentique et d'acide titanique avec un poids donné de chlorure titanique, Ti Gl\ D'après le poids atomique du chlorure argentique, on peut ensuite calculer le poids atomique du chlorure titanique et de l'acide titanique, parce que, dans les quantités trouvées, 2 atomes de chlorure argentique correspondent à I atome de chlorure ou d'acide titanique. Voici les résultats de Bose, calculés d'après le poids atomique corrigé (t/o/rpage 526) du chlorure argentique:

Chlorure

argentique

obtenu.

Chlorure titanique employé.

o,SS5

BBBBSi

Poids

atomique

du chlorure

titanique.

Poids atomique du titane.

3o6,Oi2 302,046 302,978 300,739 3oo,435

Acide

titanique

obtenu.

Poids atomique de l'acide titanique.

Poids atomique du titane.

54sfc D]âTERlflNATIOir DES POIDS ATOMIQUES.

On voit immédiatement que les nombres tirés de l'oxyde sont trop incertains pour qu'ils puissent servir de base à la détermi« nation du poids atomique du titane. Ceux tirés du Ghlorure sont beaucoup plus concordants, excepté les premiers, qui ne doivent pas entrer en ligne de compte, La moyenne des quatre qui restent est 3oi,549S, que nous pouvons admettre=3oi,55: ce nombre est inscrit dans les tables.

D'après les expériences de Mosander^ qui n'ont jamais été décrites, le poids atomique du titane serait 295,81, moyenne de neuf analyses.

a3. Urane. Le poids atomique de ce métal autrefois admis était inexact, pendant tout le temps qu'on supposait l'oxyde uraneux combustible être le métal lui*méme. Depuis la découverte de Peligoty d'après laquelle l'oxyde uraneux se décompose au moyen da cblore et du charbon, on a été mis sur la vraie voie. Cependant les expériences qu'on a faites depuis pour déterminer le poids atomique du Véritable urane ont donné des résultats si différents, qu'on ne connaît peut-être pas encore le nombre exact« Pé~ Ugot l'admit == 760, pour avoir un multiple, en nombres ronds, de 12,5. Rammelsberg fit des expériences nombreuses, et obtint des résultats très-variables ^ cependant jamais il n'atteignit un chiffre aussi élevé. fVertheim analysa l'acétate double de soude et d'oxyde uranique, et il en tira le nombre 74^,512. Enfin, Ebelmen arriva, par des expériences précises et répétées, à un nombre un peu plus élevé. U se servit, pour cela, de l'oxalate uranique formé, en moyenne, de 18,73 d'acide oxalique, de 76,29 d'oxyde uranique, et de 4^9^ d*eau. Ce sel fut desséché dans une cornue de platine sur un bain de sable, pendant quon y faisait passer un courant d'air sec jusqu'à ce qu'il n'y eût plus de changement de poids. On décomposa ensuite le sel par là calcination dans du gaz hydrogène sec, et on pesa le résidu reiroidi dans le courant de gaz hydrogène, après avoir remplacé ce gaz par Tair. Enfin, on l'oxyda, à la chaleur rouge, par l'air quon y faisait arriver, et on le pesa lorsqu'il n'augmenta plus de poids. Pour contrôler le résultat, on réduisit la matière dans le gaz hydrogène, et on le pesa de nouveau. Les poids furent ramenés au

vide, après que le poids spécifique de l'oxyde uraneux eût été

trouvé = io,i5, celui de l'oxyde vert Ü + 1^=: 7,3 1, et celui de

Poxalaté BS i^y^S, Six etpériencies cm donné, en moyenne, ponr

DETBRHIHATIOXr 0ES POIDS ATOMIQUES. 543

le poids atomique de loryde uraneux, le nombre 8421875 (maximum 843,1 , minimum 832,45) î de là le poids atomique de lurane = 742,875.

a4* Or. VoT a deux oxjdes, dans lesquels Toxygène est comme 1 : 3. Pour déterminer lé poids atomique de lor, on se servit dabord de la réduction du sel aurique par un poids donné de mercure : 3 atomes de mercure réduisent i atonie de cblorure aurique. Le poids atomique de For, calculé d après celui du mercure, fut trouvé = 1243,013. Mais comme on reconnut que le poids atomique du mercure n'était pas lui-même bien exact, on prit une autre voie; on chercha à déterminer les poids relatifs du chlorure potassique et de Tor dans le chlorure aurico-potassique, K€l + Au€P^ ce qui est très -facile, après avoir réduit le sel dans le gaz hydrogène à une température élevée. Voici les résultats de quelques expériences que j'ai faites tout récemment. On ne pouvait pas faire entrer dans le calcul la perte du chlore, parce qu'il est impossible de dessécher parfaitement le sel, sans qu'il n'éprouve une légère perte.

Sel double employé.

Chlorure potassique.

Or.

ÉqniTBlent de l'or.

La moyenne est 21458,327, que j'ai 6xé à 2458,33 dans les tables. La chaleur spécifique de l'or indique que c'est là l'équivalent; le poids atomique est I29g,i65.

25. Osmium. La série d'oxydation de l'osmium est i, i |, 2, 3, 4- Le second membre montre suffisamment qu'il y a là 2 atomes d'osmium combinés avec 3 atomes d'oxygène, tandis que dans les autres il y a I atome d*osmium uni à i, 2, 3 et 4 atomes d'oxygène. Pour déterminer le poids atomique, on se servit du chlorure osmicopotassique, qui a pour formule K€l + Os€l*. i»' ,3i65 de ce sel double, réduit par le gaz hydrogène, ont laissé 0,936 d'un mélange d'osmium métallique et de chlorure potassique , que Teau décom-

posa en Oy^ot chlorure potassique et o,535 osmium. Calculé diaprés le poids atomique du chlorure potassique , Tatonie de lo»mium pèse 124^9624.

a6. Iridium. U a le même poids atomique que le platine, saToir :

a^. Platine. U forme des composés isomorphes avec Tositiium; mais il n'a pas, autant qu'on sache, les mêmes degrés de combinaison. Cependant le nombre des atomes simples dans les composés platiniques connus est évidemment le même que dans les composés d osmitun correspondants. Le poids atomique fut trouvé comme pour Tosmium. 6,''^*98f de K^l + PtCl*, réduit dans le gaz hydrogène, ont laissé 4)9^7 d'un mélange de platine et de chlorure potassique^ que l'eau décompose en a,i35 chlorure potassique et en 2,822 de platine. De là découle pour le platine le poids atomique I232,o8.

28. Palladium. U est isomorphe avec l'osmium, le platine et l'iridium, et donne avec ceux-ci des combinaisons isomorphes ; d'où il suit que l'oxyde palladeux est formé de i atome de métal et de i atome oxygène, tandis que l'oxyde palladique se compose de 1 atome de métal et de 2 atomes d oxygène. Le poids atomique a été tiré de l'analyse du chlorure palladoso-potassique, K€l + Pdd. 2,*'6o6de ce sel, réduit par le gaz hydrogène, ont laissé 2,o43 d'un mélange de chlorure potassique et de palladium, qui se décompose, dans l'eau, en 1,192 chlorure potassique et o,85i palladium. Calculé d'après cela , le poids atomique est 665,477«

Les anciens poids atomiques de ces métaux, décrits dans le tome II , diffèrent un peu de ceux qui viennent d'être indiqués. Cette différence est due à ce que, dans leur évaluation, on tint compte du chlore qu'on a en perte pendant la réduction du sel double potassique à l'acide du gaz hydrogène. Or, on s'est depuis assuré qu'aucun de ces seb ne peut être obtenu anhydre sans perdre du chlore : la perte est donc trop faible si le sel est anhydre, et trop forte s'il y reste de l'eau. Bien que les différences tenant à la perte, et mises seulement sur le compte du chlorure, ne soient pas trèssensibles, on aura toujours ici un résultat incertain , qui ne doit pas faire changer celui qui découle d'une méthode plus sûre.

29. Rhodium. Il se distingue des métaux précédents qui accompagnent le platine , en ce qu'il n'a pas d'aussi nombreux degrés de combinaison, et dont le seid jusqu'à présent bien connu corres-

pond à la combinaison dans laquelle a atomes d osmium ou d'iridium se trouvent unis à 3 équivalents d'oxygène ou 3 équivalents de chlore. Ce qui le prouve , c'est que l'oxygène de l'hydrate rhodique est le triple de celui de l'eau : dans le chlorure double potassique, le chlorure rhodique contient une fois et demie, et daif le sel double sodique , trois fois autant de chlore que le chlorure alcalin. Le poids atomique du rhodium a été dérivé de l'analyse du sel potassique double^ K€1 + RGP (il ne faut pas oublier que le second membre de la formule représente des atomes de chlore simples). Ce sel supporte, sans altération, une température à laquelle il peut être obtenu anhydre. 3''',i 46 de sel, réduit par le gaz hydrogène, ont perdu o,93o chlore, et ont donné i,3o4 chlorure potassique et 0,91a rhodium. En admettant 3 atomes simples de chlore, ces nombres donnent 653,o5 pour le poids atomique ; calculé d'après le chlorure potassique, il est = 65 1 ,924* De là, la moyenne = 65 1,962.

3o. Argent. Son poids atomique est 1 349,66. Quant à la méthode

par laquelle il a été déterminé, voyez le poids atomique du chlore,

pag. 521. On ne sait pas encore si ce nombre exprime l'équivalent

ou l'atome. Suivant les recherches de Dulong et Petite ainsi que

d'après celles de Regnault, la chaleur spécifique de l'argent plaide

en faveur de l'équivalent. Ceci serait incontestable, s'il n'y avait

jamais de différences dans la production de la chaleur spécifique.

Or, on n'ignore pas qu'il y en a, et l'argent peut se trouver dans

ce cas. Il ne paraît pas probable que l'oxyde argenteux se compose

de I atonie d'oxygène et de 4 atomes d'argent, quoiqu'une pareille

composition ne soit pas sans exemple, ainsi que le font voir l'oxyde

phosphorique et le sousoxyde de fer ; le sulfure argentique est

quelquefois remplacé par le sulfure cuivreux €u , de même que

le premier peut remplacer le dernier, sans changement de forme.

H. Rose a conclu de cet exemple d'isomorphie qu'il y a également 2

atomes de métal dans le sulfure argentique, c'est-à-dire que le poids

atomique est réellement le poids de l'équivalent. Miischerlich a

cependant montré que, bien que ces sulfures métalliques aient, à

l'état isolé , presque la même forme cristalline , celle-ci n'est pas

telle qu'elle puisse constituer un cas d'isomorphie. La question

reste donc indécise. J'ai indiqué, comme poids atomique, le nombre

1 349,66 ; non pour trancher une difficulté qui n'est pas encore

près d'être parfaitement résolue , mais parce qu'il s'appuie sur

rv. 35

546 OBTERMIFTATIOir DES POIDS ATOMIQUES.

beaucoup d'autres analogies, par exemple, celles du plomb, Tisomorphie du sulfate sodique avec le sulfate argentique, etc., et que, d'ailleurs, on ne doit pas abandonner, jusqu'à preuve du contraire, ce qui est depuis longtemps reçu.

3i. Mercure. Les premières expériences pour déterminer le poids atomique de oe métal fîirent faites, en i8i9, par Sefitrom. Dans trois analyses de Foxjde mercurique, il trouva loo parties de métal uni à 7,89 et 7,97 parties d'oxygène. En calculant d'après cela le poids atomique du métal, on a 1267,53, ia65,8a3 et 1254970$. Sef ström donne la préférence au nombre moyen, qui fut depuis lors adopté. Mais, en i844) Erdmann et Marcheind entreprirent une nouvelle détermination du poids atomique du mercure. A cet effet, ils décomposèrent, par la distillation avec le cuivre , une quantité pesée d'oxyde mercurique pur , pendant qu'ils y faisaient arriver un courant de gaz acide carbonique sea Le mercure qui passa à la distillation fut recueilli et pesé. Voici les résultats de ces expériences 2

Poids, eo grammes, de l'oxyde mercurique.

Poids du mercsre.

Poids atomique du narenre.

84«49ûS

4i,3ax5

xog,63o8

xa5o,9§

ia5x,4o8

xa5x^o65

La moyenne est laS 1,293. Il est clair que, d'après ces expé» riences , le mercure est toujours dosé trop bas, car il peut s'en perdre, et on n'obtient jamais plus de mercure que n'en renfterme l'oxyde mercurique. Malgré cela, Erdmann et Marchand admettent le poids atomique du mercure = i25o. J'ai inscrit dans les tables la moyenne de leurs analyses. Il est ici à propos de rappeler que le poids spécifique du mercure, à l'état gazeux, semble indiquer que ce nombre exprime l'équivalent du mercure , ainsi que la chaleur spécifique l'indique pour l'argeut; l'oxyde mercurique devra donc être représenté par fig O, et l'oxyde mercureux par fig' 0. Mais ce résultat est en opposition avec la chaleur spécifique du mercure* Ainsi, il peut arriver que des principes qui, dans certains

DKT£RM1NAT10N DES POIDS ATOMIQUES. 547

cas 9 p€UT<9nt serYir à fixer notre jugement , sont quelquefois en contradiction; ils ne peuvent donc pas, pris isolément, servir de base à une décision.

3). Bismuth. Le poids atomique du bismuth a été détermine par Lagerhjelm. Il trouva que loo parties de bismuth ae com* binent avec asta^S à aa5,a parties de soufre; mais il ne regardait pas ce moyen comme sûr : il préféra oxyder le métal par lacide nitrique dans un vase pesé d'avance, où la solution fut évaporée à siccité, et Tacide nitrique chassé par la chaleur rouge, logrammes de bismuth donnèrent ainsi 11,1275 d'oxyde bismutbique. Depuis quon sait que le bismuth suit la série d'oxydation de l'arsenic et ' de l'antimoine, et que l'oxyde bismuthique se compose de a atomes de métal et de 3 atomes d'oxygène, on a tiré le poids atomique du bismuth =s 1 330,377, et son équivalent = 2660,754*

33. Cuivre. Les combinaisons formées par l'oxyde cuivrique sont isomorphes avec celles de la magnésie, de l'oxyde zincique, de Toxyde ferreux et de l'oxyde manganeux ; il est donc évident que l'oxyde cuivrique se compose, comme ces oxydes, de i atome de radical et de i atome d'oxygène. J'ai déterminé le poids atomique du cuivre, en réduisant l'oxyde par le gaz hydrogène. 7''',68o75 d'oxyde cuivrique donnèrent 6,i3o75 cuivre; = poids

atom. 395,695. ^ 0, 61 15 7,6725 395,507.

La moyenne est 395,6. C'est par cette même méthode que JSrâfmann et Marchand ont déterminé le poids atomique du cuivre. Leurs expériences sont bien moins concordantes que les miennes, et la moyenne en est 396,6. Je n'ai donc pas de raison pour chan* ger le nombre que j ai trouvé.

34. Étain. Ija série d'oxydation de l'étain est comme i, 1 1, 2. La chaleur spécifique indique que , dans les oxydes stanneux et stannique, l'étain se trouve à 1 atome, et, dans l'oxyde sustanneux intermédiaire, à 2 atomes. 100 parties d'étain, oxydé par l'acide nitrique, donnent 127,2 parties d'oxyde calciné. De là le poids atomique de l'étain :^s. 735,294*

35. Plomb. Le poids atomique du plomb est de ceux dont la con* naissance exacte a de l'importance. Je vais donc décrire en détail la manière dont je l'ai déterminé. Pour avoir de l'oxyde plombique parfaitement pur, et propre à être réduit par le gaz hydrogène, on prit

548 DÉTERUCfKATfON DES POIDS ATOMIQUES.

les précaations suivantes : on purifia d'abord le nitrate plombiqne par des cristallisations répétées ; on décomposa une partie de ce sel, par la caldnation, dans un creuset de platine. Mais il attaque, quoique plus faiblement que le nitre , le platine. On ne peut pas davantage calciner le nitrate plombique dans un creuset de porce* laine , sans que l'oxjde ne dissolve en partie les éléments de la porcelaine. L'oxyde ainsi obtenu fut bouilli avec la solution de la partie non décomposée du sel, et la liqueur fut filtrée bouillante; par le refroidissement , il se déposa un précipité granuleux de sousnitrate plombique. La liqueur, devenue limpide , fut versée sur loxjde plombique pour être de nouveau bouillie et filtrée chaude, et il se déposa une nouvelle quantité de soussel. On répéta cette opération jusqu'à ce qu'on eût obtenu le sousnitrate plombique en quantité suffisante. Il se décompose par la calcination , sans se fondre ni se ramollir préalablement. Une petite partie de ce sel fut broyée avec de l'eau en une poudre fine , pour enduire avec cette masse les parois intérieures du creuset de platine; puis on dessécha cet enduit avec précaution et fortement, de manière à couvrir le platine à un millimètre d épaisseur. Quant à la partie restante du sel, on la pressa fortement avant la dessiccation, puis on la broya en morceaux qu'on introduisit dans le creuset de platine ainsi préparé; celui-ci fut ensuite chauffé jusqu'au rouge, et maintenu à cette température jusqu'à ce qu'après une calcina* tion réitérée il ne perdît plus rien de son poids. On pouvait alors retirer les fragments d'oxyde plombique sans avoir été en contact avec le platine, et sans avoir été, par conséquent, souillés. On les introduisit encore chauds et intacts dans l'appareil de réduction, où Ion les laissa refroidir, dans le dessiccateur, sur l'acide sulftirique. L'emploi de l'oxyde en morceaux avait un double but : d'abord de permettre au gaz un libre accès de tous côtés , puis de multiplier le moins possible les points de contact de la matière avec le verre, parce que celui-ci, s'échaufFant beaucoup pendant l'expérience , pourrait être attaqué avant la réduction de l'oxyde auquel il touche, et que le silicate plombique ainsi produit ne se réduirait plus. Il est donc nécessaire de maintenir, pendant la réduction , l'oxyde longtemps à une température qui ne s'élève pas jusqu'au rouge. L'oxyde est ainsi assez facilement réduit à l'état de sousoxyde; mais cette chaleur faible doit être continuée pen-

dant au moins 2 1 à 3 heures^ ce n'est qu'au moment où il se montre des globules de plomb qu'on augmente la chaleur, de manière à réunir le métal en une seule masse.

Si^ dans une expérience moins soigneusement conduite, le verre est attaqué, on obtient un poids atomique trop élevé. Si, avant Texpérience, l'oxyde plombique n'est pas suffisamment calciné, et. qu'il renferme encore du nitrate non décomposé, ou si la chaleur employée à la calcination de l'oxyde plombique ne s'élève pas jusqu'à l'incandescence, et que le refroidissement soit ensuite trop lent, il peut se former une petite quantité de minium, et, dans les deux cas, le poids /atomique sera trop bas. On obvie au dernier inconvénient par une nouvelle calcination , et par un prompt refroidissement qu'on effectue sur une plaque de fer. Yoici les résultats de neuf expériences :

Oxyde plombique employé.

Plomb obtenn.

Poids atomise du plomb.

Sy045

z4,iS3

i993,nsi

i»,ao45

ai,94«5

ii,i59

La moyenne de ces expériences est lag^ji^S. En examinant les différences que présentent les résultats tirés des quatre premières expériences, on reconnaît qu'on ne peut pas , en tirant la moyenne, les faire entrer en ligne de compte; tandis que les cinq dernières expériences ne varient qu'au cinquième chiffre. La moyenne de celles-là est 1294,645, nombre qui est de 0,247 plus élevé que celui précédemment adopté.

36. Cadmium. L'acide cadmique renferme, d'après une analyse de Stromeyery 100 parties de métal et i4,352 parties d'oxygène; d'où se tire le poids atomique du cadmium = 696,767.

37. Zinc. Selon les expériences de Gay-Lussac, d'accord avec les miennes, 100 parties de zinc absorbent, pour passer à l'état

55o OÉTEHMmATION DKS POIDS ATOMIQUES.

d'oxyde zincique, 24)8 parties d oxygène; d*où Ion tire le poids atomique du zinc=£:4o3|a26. Assez réceinnient Jacqiwlain essaya, par des expériences plus ou moins indirectes^ de montrer que ce poids atomique est 4^4i<>9 ^^ Fa^^re chercha bientôt après à prou- Ter, par lanalyse de Toxalate zincique, que ce nombre est un multiple de t%fiy savoir, ^i^fi* Pour se décider entre ces deux données discordantes I Ax$L Erdmann réduisit de Toxyde zincique pur, mêlé de poudre de charbon (charbon de sucre), dans un cooraiit de gaz hydrogène pur, de manière à faire passer le métal à la distillation; puis il fit dissoudre une partie de ce zinc pur, ainsi ob^ tenu, dans un yase de porcelaine pesé d'avance, et procéda a la calcination, après avoir employé toutes lès précautions nécessaires pour que rien ne'se perdit pendant la dissolution et la calcination. Voici le résultat de ces expériences :

Zinc employé.

x,a6ia o,859i5

Oxyde ûociqae obtenu.

i|06ar4

Poidt atomiqoe da »ne.

La moyenne est 406,59t; c'est le nombre inscrit dans lei tables.

38. Nickel. Le poids atomique de ce métal a été déterminé par Rothoff. 188 parties d oxyde niccolique furent saturées d'acide chlorhydrique, et la solution évaporée à Mcdte; le ehlorure niooolique restant fut dissous dans Teau, et la liqueur précipitée par le nitrate argentique; on obtint ainsi 718,2 parties de chlorure argentique. De là, le poids atomique 369,333«

39. Cobalt, Le même chimiste trouva que 369^2 parties d'oxyde cobaltique, changées en chlorure neutre, donnent 1029,9 parties de chlorure argentique. De là, le poids atomique 368,65.

40. Fer. Le poids atomique de ce métal fut déterminé par moi en 1809. A cet effet, on fit dissoudre du fer aussi pur que possible dans de Tacide chlorhydrique, et on brûla le gaz hydrogène, ainsi dégagé, par le gaz oxygène; l'acide carbonique qui pouvait se produire en même temps fut reçu dans l'eau de chaux; on détermina le poids du carbonate calcique, et on en calcula la quan*

DETEHUmATION DES POIDS ATOMIQUES. 55 1

tîté de carbone dégagé avec le gaz hydrogène« La dissolution du fer laissa déposer des traces d'acide siiicique, qui fut séparé par le filtre et pesé. On oxyda ensuite un autre fragment du même fer par Tacide nitrique, on évapora la solution à siccité, et on calcina le résidu. L'oxyde qui restait fut pesé. Dans le calcul, on déduisit le carbone du poids de fer obtenu^ et Tacide siiicique de celui de l'oxyde ferrique, et on en tira, pour le poids atomique du fer, le nombre 339,sào5. Ce nombre, qui avait été jusqu'en i844 adopté comme exact, était cependant défectueux, et cela par une raison qu'on n'avait pas même alors soupçonnée. Pendant la dissolution d'un fer siliceux, le silicium passe à l'état d'acide siiicique, dont la plus grande partie, affectant la modification d'acide "siiicique, reste en dissolution dans la liqueur, tandis qu'une petite partie seulement reste sous forme d'acide ^siiicique insoluble. La portion dissoute, qui était calculée comme étant de l'oxyde ferrique, con* tient aa pour cent d'oxygène de plus que l'oxyde ferrique; le poids atomique du fer qu'on en tire est donc trop bas. Quatorze ans après, lorsque Magnus eut montré que l'oxyde ferrique peut se réduire, à une chaleur modérée, par le gaz hydrogène, Stro-^ jneyer appela l'attention sur ce que le poids atomique du fer était trop bas; il assura que Toxyde ferrique ne contient que 3o pour cent, au lieu de 3o,66 d'oxygène que faisait supposer le poids atomique aloris admis. Cependant une expérience faite par Magnus^ en réduisant l'oxyde ferrique pai* le gaz hydrogène, donna un résultat concordant avec le poids atomique admis; on abandonna ainsi cet objet, jusqu'à ce que, dans le courant de l'année i843, Wackenroder rappela les expériences de Stromeyer auxquelles il avait participé, et en confirma les résultats par de nouvelles re— cherches qui lui sont propres.

C'est ce qui provoqua une suite d'expériences de la part de JL. Sifanberg et Ê. 6\ Norliriy entreprises dans l'intention de déterminer avec une extrême précision le poids atomique du fer. Ils partagèrent leurs expériences en deux séries, dont l'une avait pour but de porter un poids connu du fer à l'état oxyde ferrique, et de calculer d'après cela le poids atomique; l'autre, de réduire Toxyde ferrique par le gaz hydrogène pur, et d'en dériver le poids atomique.

Pour la première série ils employèrent du fil de clavecin Nr la, qui laissait une quantité inappréciable de carbone quand ils le

55a DjhxaKIKATIOH DES POIM ATOMIQUES.

dissolTaient dans le chlorure caiyriqiie acide, et une trace paiement inappréciable d*acide silicique quand ils le dissolvaient dans Tacide chlorhydrique«

Le fer fut dissous dans Facide nitrique, et la liqueur évaporée à siccîté dans une cornue de Terre; le résidu fut calciné jusque ce qu'il ne perdit plus rien de son poids. Yoid les résultats de k première série d'expériences :

Fer dmou.

Oxyde ferriqae obtenu.

Poids •lomiqne du fer.

Gramm.

a^oSi

OySaia

Page 1