‹ Traité de chimie organique (volume 3)Chapitre 20 sur 90 · C.HmO,-HoO · texte numérisé non relu

C.HmO,-HoO

La palmitine donne, par la distillation sèche, de l'acroléine sans acide sébacique. L'huile de palme brute fournit, au contraire, une f;rande quantité d'acide sébacique, ce qui prouve qu'elle renferme de l'acide oléique.

Acide célylique.

Synonyme : acide élhalique.

Symbole : Cet. La composition de cet acide découvert par Dumas et Stas, est identique avec celle de l'acide palmitique.

Voici comment il se forme : la formule empirique de l'hydrate d'oxidrtdecétyle (voir T. 1,588; étant Cj^ H^s O^ et celle de l'hydrate d'acide célylique CÎ2H84O4, on voit que le premier corps a cédé 2 équivalents d hydrogène qui ont été remplacés par 2 équivalents d'oxigène. L'oxigène qui est entré en combinaison provient de l'eau de l'hydrate de potasse ; il faut donc, dans cette réaction, que 4 équivalents d'hydrogène deviennent libres, c'està-dire 2 appartenant à l'hydrate d'oxide de cétyle et 2 autres provenant de l'eau décomposée (Dujias et Stas).

Lorsqu'on chauffe, à 210 ou 220% 1 partie d'hydrate d'oxide de cétyle avec 6 parties d'un mélange composé de parties égales d'hydrate de potasse et de chaux pulvérisée et préalablement calcinée, il se dégage de l'hydrogène pur, et il se pi oduit de l'acide

céfylique qui otoieure en combin-nsori avec l'alcali. Par l'addition (le I eau, le cétylate de potasse se dissout, ainsi qu'une petite quantité d'hydrate d(»\ide de cétyle.

On ajoute du sel marin à ta dissolution concentrée, en sorte que le cétylate de potasse se sépare à l'état d'un savon qui se solidifif; on le redissout dans l'eau, et l'on répète le traitement par leselmarit) jusqu'à ce que le li(|uide aqueux ne soit plus coloré. Eiififi on dissout le savon dans l'eau pure, et Ton préf^ipite la dissolution par nn sel de baryte. On décante le liquidi' du précipité et on épuise ce dernier par de l'alcool bouillant; celui-ci s'empare de riiydrate d'oxide de cétyle qui y serait encore contenu.

On extrait l'acide oéfylique du sel de baryte, en le traitant à chaud par de l'acide hydrochlorique étendu. En dissolvant le produit dans l'éther. on l'obtient parfaitement pur.

L'acide cétylique est solide, sans couleur ni odeur, plusléijer que l'eau; apiès avoir été fondu, il se pri'iid à 55" en aii^uilles brillantes partant d'un centre commun. Il est insoluble dans l'eau, fort soluble au contraire dans l'alcool et l'éther. 11 distille sans altération.

Cétylale<. — Le cétylate de potasse Het, KO est blanc et nacré ; sa solution aqueuse se décompose, à l'état concentré, quand on y ajoute beaucoupd'eau. Il est insoluble dans l'élher DuMAselSTAS).

Le sel de soude cristallise en paillettes nacrées, d'une assez grande dimension.

ACIDE SIARGARIQUE ET ACIDE STEARIQUE.

Acidt margarique.

Symbole de lacide anhydre : Mr.

Symbole de l'hydrate : Mr, 2 aq.

Cet acide a été découvert par Chevreul.

Il se produit par la distillation sèche du suif et de l'acide stéarique, et se trouve tout formé dans la graisse d'homme, ainsi que dans les graisses et les huiles végétales.

Pour le préparer on fait bouillir, pendant quelques minutes, de l'acide sléarique avec son poids d'acide nitrique de 32°B. Ou abandonne le mélange à lui-même, et après avoir exprimé entre

des doubles de papier Joseph le produit qui s est concréti; par le icfroidissctnciit, on le fiiit crisliÉlliscr dans l'alcool, à pliisicMirs reprises, jusipià ce que son point de fusion demeure constant.

Le précipité que l'on obtient en ajoutant de l'acétate de {ilomb à une solution de savon d'huile d'ohves ou de graisse buii;aine, laisse, quand on le traite, à froid ou à chaud, par dtîréthcr, du niarj^arate de plomb à l'état de pureté. Ce sel donne de l'acide niari,'arique lorsqu'on le chaulTe avec un acide minéral étendu. Le niarijarate de chaux, s'il esl pur, peut éf;alement servir à la préi)aration de l'acide margarique(voir MargaraUa).

L'acide margarique ressemble beaucoup, par son aspect extérieur, à l'acide stéarique; mais il en diffère essentiellement par sa composition et par son point de fusion qui est à tiO".

Margarales.

Les margarates ont également beaucoup d'analogie avec les stéarates.

Pour préparer le margarate à base de potasse ou de soude, on saponifie la graisse humaine, la graisse d'oie ou l'huile d'olives avec ce la potasse ou de la soude, et l'on traite les savons ainsi produits par un acide étendu \ ils'en sépare alors un mélange d'acideoléique el d'acide margarique. Dès que ce mélange s'est figé, on le lave et 01] le chauffe avec huit fois son poids d'eau, en y ajoutant de la pota.sse ou de la soude, jusqu'à ce que le tout se soit dissout. On mélange enfin la dissolution avec 50 fois son volume d'eau, qui précipite du margarate acide à base de potasse ou de soude; pour le purifier de l'oléate, dont il est souillé, on le fait cristalliser à plusieurs reprises dans l'alcool.

Lorsqu'on soumet à la distillation sèche de l'acide stéarique, de la graisse de mouton ou de bœuf, on obtient un mélange d'acide margarique et de plusieurs autres corps gras non acides. On dissout dans une lessive de potasse diluée la première moitié des produits distillés, on précipite cette dissolution par du chlorure de calcium, et l'on traite enfin le précipité, convenablement lavé et séché à plusieurs reprises, par de l'éther. On continue le traitement par l'éther , jusqu'à ce qu'une goutte de liquide prise

pour essai ne laisse plus aucun résidu après la vaporisation de rétlier. Le précipité consiste alors en margarate de chaux entièrement pur.

Margarate d'oxide d'éthyle. — Âlr, 2 Ae O (Varrentrapp).

On l'obtient en saturant par du gaz hydrochiorique une solution alcoolique d'acide margarique-, on enlève l'excès d'acide hydrochiorique par des lavages à l'eau. Cet élher se décompose par l'action des alcalis caustiques et des carbonates alcalins, ainsi quejjar la distillation. Il fond à 22"(Varreîvtrai'I' .

Margarate de potai^se. — a) sel acide : Tir, K O, H2 O (Che- VREUL). Nous avons déjà indiqué la manière dont on l'obtient. Il se présente sous forme de lamelles, qui possèdent moins d'éclat que le sté.irate de potasse. L'eau froide et l'eau bouillante luienlèvent une trace de potasse. Si l'on précipite par l'eau sa dissolution alcoolique, on obtient un précipité qui ne renferme que 7, 8 pour cent de potasse.

b) sel neutre.— .\i/-,2KO(CHEVREUL).— Ce sel se dépose d'une dissolution alcoolique en paillettes, qui présentent moins d'éclat que If stéarate correspondant. Il se précipite sous forme degrumeaux par le refroidissement d'une solution dans l'eau bouillante de parties égales d'acide margarique et de potasse caustique. 1000 parties de sel sec, exposées à l'air humide, absorbent 55 parties d'eau-, 1 partie de sel forme avec 10 parties d'eau un mucilage visqueux, qui se clarifie parfaitement à 70"; par le refroidissement, cette dissolution se décompose en partie en précipitant du sel acide. Par l'addition d'une grande quantité d'eau, le margarate neutre de potasse se décompose comme le stéarate neutre de la même base. Il est soluble dans l'alcool.

Margarate de soude, acide et neutre, margarate de baryte, de stronliane, de chaux. — Le\irs propriétés sont les mêmes que celles des stéarates à mômes bases.

Margarate d'oxide de glycéryle (margarine). — A l'état pur, ce corps n'a pas encore été analysé. On le rencontre dans la graisse humaine et dans l'huile d'olives à l'état de mélange ou de combinaison avec l'oléate d'oxide de glycéryle.

Kn dissolvant la graisse hum;iine dans l'alcool bouillant, Che- VRELL obtint, par le refroidissement, des cristaux d'un blanc

ni.il. nui. purifiés pnr (\o nouvelles cristallisntions, liaient très fiisibU-Ls el se eonorél.iienf à 41", l.-irxlis (|iie la temp(''rilure s'élev.'iil ;i ^0". Celle m;irj;;irin(' cri^tnllisc et) ;iii,Miilles déliées, douces au toucher; elle se décompose par ladisJill.ilioii sèche.

100 parties dalcool dissolvent 21,5 parties de margarine: la solution refroidie déftose tl'.'S' crislnux.

La marj^arine se dissout éi^alemenl dans l'éther.

Chevreul obtint par la saponification de la mar{»arine un mélange d'acide oléique et d'aride marij^arique, fusible à 57".

La matière concrète qui se dépose, par le froid, dans l'huile d'olives est, suivant Pelouzk et Houdet, une combinaison <fe marp^arate et d'oléate d'oxide de i;lycéryle. Lorsqu'on exprime ce dépôt entre des doubles de papier, pour en sépnrer toutes les parties liquides, et qu'on le dissout ensuite d;ms l'alcool, on l'obtient à l'état cristallisé. D'après Pelouzk et Boudet, cette combinaison fond il 20% suivant de Saussure, à 2Q"; sa densité est de 0,968.

Selon DE Saussure, ell<' renferme, en 100 parties, 82,17 carbone, 11.53 hydro£;èneet 6..30 oxit^ène.

Margarate de plomb. — L'acide margariquc forme avec Toxide de plomb un sel acide, un .sel neutre et un sel basique. Le premier fond à 75", le .sel neutre entre 106 et 112", et le sel basique à 120°. Tes trois sels .se dissolvent dans l'essence de térébenthine et dans Thuile de pétrole : le sel acide et le .sel n-^ulre se dissolvent dans 30 ou 40 parties d'alcool.

j4cide stéarique.

Symbole : S^ 2 aq.

L'acide stéarique a été découvert en 1811 par Chevreul. On le rencontre particulièrement en combinaison avec l'oxide de glycéryle, dans les grais.ses animales «t végétales, ainsi que dans la bile de plusieurs animaux.

Pour purifier l'acide stéarique du commerce^ on le fait cristalliser à plusieurs reprises dans l'alcool , jusqu'à ce que son point de fusion soit entre 70 et 75°.

On le prépare aussi en chauffant le stéarate acide de potasse ou le savon de suif avec de l'acide liydrochlorique. On dissout

dans l'alcool bniiillant le produit qui sijrnaj;;e, ef . par des cristalljsntions successives, on parvient à le purifier de l'acide oléique ou ra<"ir^ari(pie dont il est souillé.

L'nclde que l'on rencontre dans le commerce, et qui sert à la fnbricnfion (\es hongies stéariques, s'obtient fwr h décomposition (lu stéarate de chaux au moyen de l'acide sulfurique étendu et bouillant. On en sépare l'acide o'éique, en exprinrianl avec précaution le produit brut entre des plaque.s chaudes. Le tourteau (ju'on obtient ainsi ne contient que des traces d'acide oléique et d'acide mari^iirique.

On peut également préparer l'acide stéarique en mélangeant du suif avec la moitié de son poids d'acide sulfurique concentré et faisant fondre la masse dans l'eau chaude, qui dissout le sulfnte d'oxide de glycéryle. Par le refroidissement, l'acide stéarique vient alors surnager, mélangé d'une certaine quantité d'acide oléique: on le purifie comme précédemment.

L'.icide stéarique fondu se prend par le refroidissement en ai^ guilies blanches, brillantes, grasses au toucher, pulvérisables et insolubles dans l'eau. A chuid, l'alcool le dissout en toutes proportions- les solutions alcooliques le déposent en lamelles ou en aiguilles nacrées.

L'acide fondu a une densité de 0,864 : à l'état .solide, sa den.sité est de 1,01; la densité de leau à 15° étant= 1.000 Saussure;. Il fond A 75°, et se solidifie à 70" (Chevreul\

Il se dissout dans .son poids d'éther d'une densité de 0,727. Il est sans saveur ni odeur. Fondu ou dissout dans l'alcool, il rougit le tournesol : chauffé à l'air, il brûle comme de la cire.

Par la distillation sèche, l'acide stéarique se décompose en acide margarique et en oxide demargaryle. L';:cide nitrique le décompose à chaud ; il se forme d'abord de l'acide margarique, et, [)ar une ébuliilion prolongée jusqu'à dissolution complète de ia mas>e, de l'acide suliériqueet de l'acide sucf inique.

Mis en contact avec l'acide sulfurique concentré à une douce chaleur, l'acide stéarique s'y dis.sout sans coloration-, par l'addition (le l'eau, il eu est reprécipilé sous forme de flocons blancs. Lorsqu'on chauffe la solution sulfurique, il se sépare à la surface une combinaison, qui se fige h 44": la couche inférjc4ire du li-

quide dépose à la température ordinaire i\Ci> aif,'uille$ d'acide stéarique groupées autour û\u) centre commun.

Stéarates.

jyacide stéarique, étant un acide bihasique, forme deux séries de sels; dans les uns, les -1 équivalents d'eau d'hydrate de l'acide sont remplacés par leurs équivalents d'oxide métallique :

S/, 2 MO = stéarates neutres.

Dans la seconde série un atome d'eau seulement est remplacé par son équivalent d'oxide métallique :

S' -h I II r^. = stéarates acides.

' ri2 U

A froid, l'acide stéarique ne décompose les carbonates alcalins qu'à moitié, en formant du bicarbonate et du bistéarate à base d'alcali^ à chaud, l'acide carbonique en est compléteraeut expulsé.

Les stéarates neutres à base d'alcali se dissolvent sans altération dans 10 à 20 parties d'eau ciiaude ^ par l'addition d'une grande quantité d'eau à la solution d'un stéarate à base d'alcali, il y a décomposition ; il se sépare alors un sel acide, tandis que le liquide prend une réaction fortement alcaline. Celte décomposition a également lieu, en partie, par le refroidissement d'une solution chaude d'un stéarate alcalin dans une petite quantité d'eau, ce qui fait que toute la masse prend par là une consistance gélatineuse.

La solution alcoolique des stéarates acides rougit la teinture de tournesol ; si l'on y ajoute de l'eau, la coloration rouge disparaît et le liquide bleuit (Chevreul).

Tous les stéarates solubles à base d'alcali sont décomposés par les sels des autres oxides métalliques; il se forme dans ce cas des stéarates insolubles, acides ou neutres, ayant pour bases ces oxides métalliques.

A chaud, les acides minéraux étendus décomposent parfaitement les stéarates alcalins, en séparant de l'acide stéarique pur.

Stéarate d'oxide d'ammonium. — S/, 2 Arf H, O (Chevreul,.

DE CHIMIE ORGAJVIQUE. 185

— L'acide sléarique absorbe l'ammoniaque gazeuze sans perdre son eau; il se produit nlors une comltin;nson l)l;mclie et inodore, qui perd de Tarainoniaque sous l'iidluence de la chaleur en se tr;iiisformant en sel acide. Le stéarate neutre à base d'ammoniaque se dissout dans une solution chaude d'ammoniaque; par le refroidissement il se décompose, en déposant des lamelles nacrées de sel acide : Si, Ad H, O, H„ O.

Stéarate d'oxide d'éthyle. — ^ ' u^ q [ Redtenbachf.r.

S/, 2 Ae O (Lassaigne).

En faisant bouillir un mélange de l p. d'acide stéarique, 4 p. d'alcool de 90 p. c. et 4 p. d';icide sulfurique concentré, on obtient, au bout de 20 à 25 minutes, une huile incolore, légère, qui se solidifie par le refroidissement. Pour purifier ce corps de l'acide qui y adhère, on le f;iit fondre dans l'eau à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'il ne réagisse plus acide.

D'après Redtenbacher , on obtient du stéarate d'étliyle acide ensntiirant par du g;iz hy^irochlorlque une solution d'acide stéarique dans l'alcool. A l'état pur cetétherest solide, de l'aspect de la cire blanche, sans odeur ni saveur, et sans réaction sur les couleurs végétales. Il fond entre 30 et 31 , et bout à 165», en se décomposant entièrement. Il ne se dissout pas dans l'eau ( t n'en est pas décomposé à l'ébuliition; il est soluble dans lalcool et s'y dépose sous forme d'aiguilles blanches soyeuses. Il se dissout égalemt'nt dans l'éther. Les alcalis aqueux le dissolvent par l'ébullition.

Stéarate d'oxide de méthyle. — Si, 2 Me O Lassaigne). Pour le préparer on fait bouillir un mélange de 1 p.. d'acide stéarique, 2 p. d'esprit de bois et 2 p. d'acide sulfurique concentré; la combmaisou en question se sépare alors à la surface du liquide. C'est une masse cristalline, jaunâtre, demi-transparente, plus légère que l'eau, entrant en fusion à 85", et Insoluble dans l'eau. Les alcalis la décomposent.

Stéarate acide d'oxide de glycéryle ( Suif purifié , stéarine . — St, 2 Cilij O-f- 2 «7 Pei.ou/.e et J. L.). — Ce corps forme la partie essentielle des diverses espèces de suif. On l'obtient le

lS(i TRAITK

plus aisémt'nl en faisnni, fondro au bnin-marie du suif de mouton luinliô, ."lioulaiit 8 à 10 fois son volume drllKU'. et laissant refroidir. 1a; liquide se prend alors en une houillie crisl.dline, qu'on lave avec de I éllier, après l'avoir exprimée.

A l'élal. sec, le stéarate d'oxide de j^lycéryie pré.senfe des lamelles blanches, nacrées, sans odeur ni savcjir, el douces au toucher. 11 fond à GO» ou 62" en un liquide incolore, qui doiuie pnr le refroidissement une masse solide, pulvérisable, non cristalline. II est, ins(;liible dans r<'au, se dissoutdans (> à 7 (jarlies d'alcool bouillant, et moins bien dans l'alcool aqueux. Par le refroidissement d'une solution alcoolique, presque tout ce qui est dissout se dépose à l'état de flocons blancs. L'éthcr bouillant, le dissout en grarule quantité ^ par le refroidissement de la dissolution, le stéarate se f>récipile presqu'en totalité, un '/ass reste dissout.

Distillé dans le vide ou au contact de l'air, il fournit les produits de décomposition de l'oxide de glycéryie et un mélange d'acide maii^arique el de margarone.

L'acide nitrique exerce sur ce corps à peu près la même action que sur l'acide stéarique et l'oxide de glycéryie séparément.

L'acide sulfurique concentré le colore en produisant du sulfate acide d'oxide de glycéryie et en séparant l'acide stéarique.

Le stéarate acide d'oxide d(; glycéryie possède des i)ropriétés acides très faddes : il décompose à froid les carhonatîs alcalins. Une solution de ce sel dans l'éther, à laquelle on a ajouté de l'alcool de manière à la troubler légèrement, se clarifie immédiatement lorsqu'on y verse une solution alcoolique dépotasse. Par l'évaiioration de ce mélange, on obtient uit liquide sirupeux, d'où se séparent bientôt des aiguilles très fines; les acides en précipitent du .'téarale acide d'oxide de glycéryie non altéré.

Lorsqu'on le chauffe avec de5 alcalis caustiques, jusqu'à ce qu'il en soit dissout, il se décompose en stéarate à ba.se d'alcali et en hydrate d'oxide de glycéryie {glycérine, principe doux des huiles). D'après Chrvrlul, lOi) p. de stéarate acide d'oxide de glycéryie, dont le point de fusion était à 44°, ont donné 102,6 p. d'acide stéarique d'hydrate et d'oxide de glycéryie -, ce dernier y était pour S parties. L'acide stéarique aiji^i obtenu fondait à bi?

et contenait par conséquent des acid<'s étran{»ers. D'après le calcul, en supposaiM que 3 al ornes dVau prennent part à cette décornposiiion, c'est-à-dire 2 pour Tacide sléarique et 1 pour l'oxidede glycérvle, il aurait fallu obtenir ensemble 102, 3 parties, dont 7,9 p. d'hydrate d'oxide de glycéryle.

D'après DE Saussure, le stéarate acide d'oxide de glycéryle cristallisé dans lalcool en retient une certaine quantité, même si on le fait fondre pendant longtemps.

Il dissout de petites quantités de soufre et de phosphore et beaucoup d'acide ben/oïi)ue.

Il est soluble dans l'esprit de bois, l'acétone, les huiles grasses et les huiles volatiles.

En combinaison avec l'oléate d'oxide de glycéryle, ce stéarate constitue la partie solide du beurre de cacao (Pelouze et Bou-

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