‹ Traité de chimie organique (volume 3)Chapitre 61 sur 90 · C.,H.„ N, O,... C,, H,„ N, O,. C,, IL, N, O. C« H.o N, O · texte numérisé non relu

C.,H.„ N, O,... C,, H,„ N, O,. C,, IL, N, O. C« H.o N, O

La comparaison de la formule de la quinine avec celle de la ciuchonine démontre que ces deux bases ne dilTèrent que par un atome d'oxigène, de sorte qu'on poui r;iit les envi.^ager comme dérivées d'un seul et môme radical. Un rapport semblable s'observe entre la codéiue et la morpbine, et si l'on considère que ces alcalis se rencontrent ensemble en quantités variables, ce r.ip-

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poil prt'iiil qiU'lqiiii importance, puis(pril f;iil orjlrcvoir l.i j)o,>siltililé (1«' les IransfornuM" rnii cLitis l'aulrc par un cn'cld'oxidatioiJ ou (It; (U'soviiialiou. 11 est \i'ai (pic les cxpéiitMiccs Iciiltus à cet i'i;aril n'oiil tMicoro conduit à aucun l'csullat satisfaisant , mais cela ne prouve pas que la chose soit absoluaient impossible.

En partant du poids atosnicpie ct;il)li par > akukm'k\i>p et AViLL pour la brucine, on aurait pour ce corps la compositiœi de la strychnine, plus 2 atomes d'eau et 1 atome d'oxigiîiie.

On avait supposé que l'azote renfermé dans les alcalis organiques y serait sous forme d'ammoniaque ou d'amide, et que d(! là proviendraient leurs propriétés alcalines. L'urée, en eflel, peut étie considérée comme un oxide basique, mais lien ne prouve qu'elle soit réellement un oxide. Il est certain que si les alcaloïdes renfermaient de l'ammoniaque toute formée, il faudrait, en les décomposant par l'acide nitrique, obtenir un sel ammoniacal, ou bien, en les traitant par de la potasse en fusion, produire une combinaison oxigénée correspondant à nn amide.

Berzélius a proposé de représenter les bases organiques {)ar leurs initiales surmontées du signe de l'électricité po--itive, afin dindiquer aiîisi leur caractère chinùque. Nous avons conservé ce! te notation dans les chapitres suivants. C^ désignera donc 1 atome de quinine ; Ci, 1 alomc (ie cinchonine.

Parmi les bases organiques, l'aniline^ la conine, la quinoléine et la nicotine sont huileuses et volatiles^ les autres sont en grande partie cristallisahles, incolores, sans odeur, inaltérables à l'air et insipides^ toutefois, prises en dissolution ou sous la forme d'un Sid soluble, elles possèdent en plus grande partie une saveur fort aiiière et même acre. Elles agissent, en certaine dose, comme des médicaments fort énergiques.

Les hydrochlorates de tous les alcaloïdes connus donnent, nous l'avons déjà dit, des combinaisons doubles avec le perchlorure de platine, exemptes d'eau*. Ordinairement, ces combinaisons sont insolubles et se présentent à l'état de précipités jaunes etciislallins.

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iy.lU's «le la tiicfilini' et de la mo?-pliinc sont pou sol-ililes -, h- (•lil()r()|tl,ilinafe (!o coninc est an contraire très soluble dans remi. Comme il est assez (JifTicilc (j<' se jirociirer les alcaloï(l»\s sous une l'orme propre à la détermination de leur poids atomique, on em- I)loie souvent pour cela ces chloroplatinates -, on considère comme 1 atome la quantité d'alcaloïde qui s'y trouve combinée avec 1 atome de platine ^ le résidu de platine qui reste après la calcination du chloroplatinate donne, par le calcul, le poids atomique du sel ; 1 atome de hicliiorure de platine en étant déduit, on a en même temps le poids atomique de l'hydrochlorate neutre et anhydre.

Le sulfite de quinine forme avec le sulfate de peroxide de fer un sel double qui possède exactement la forme et \e^ propriétés de Talun oruinaire, ce qui paraît indiquer que la quinine est isomorphe avec l'oxide d'ammonium. :Will.)

Une dissolution alcoolique dacide nitro-picrique donne un abondant précipité jaune clair avec les dissolutions alcooliques de quinine, de cinchonine , d'oxyacanthine ; elle précipite en jaune foncé la brucine, et en jaune plus clair la strychnine. La morphine, la narcotine, la vératrine, la solanine, la conine et l'émétine n'en sont pas précipitées; la codéine en est légèrement précipitée. Le précipité produit par la quinine et la cinchonine est insoluble dans l'acide nitrique et l'acide sulfuriquc; le précipité obtenu avec la strychnine et la brucine se dissout aisément dans l'acide nitrique, celui de cette dernière base avec une couleur rouge de sang. (Kemp.)

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