‹ Traité de chimie physiqueChapitre 2 sur 74 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

t difficile de caraciénser une Science en quelques lignes j de manière à en donner une idée siifiisammenl exacte à ceux qui u onL pas déjà parcouru son domaine euLier. On peut douter, d'ailleurs, de Tintérét qu^anrait cette analyse dans le cas d'une Science déjà ancienne : on sait alors très bien quelles matières en forment TobjeL et Ton croit a\ôir le sentiment de son unité, au risque d^accepler parfois comme naturelles certaines associations qui ne sont qu^habituelles. Mais Finulilité d^indications très générales est un peu moins certaine dans le cas d'une Science nouvelle ; ces indications contribuent alors à onenter Fesprit dans la direction, cette fois inconnue, où il va s'engager; de plus, elles peuvent faciliter la critique d\mc classification qui a réuni certains faits ou certaines théories en un assemblage peut-être factice, et non éprouvé par le temps.

Sans me faire trop illusion sur la portée poîisible d'une pareille leritative, je Yeux doue esîria^er de délimiter le domaine que prétend se réserver la Chinne physique. Pour cela, je dois rechercher tout d^abord ce qui fait Tunité logique de chacune des deux tlîsri|ditics dont la nouvelle Science est dérivée, en accentuant surtout les caractères par lesquels ces disciplines différent et peuvent se compléter Tune l'autre

I! u est pas nécessaire de feuilleter longtemps un Traite de Chimie poursVpercevoir qu*une partie au moins du but poursuivi

TRAITE ÙE CHIMII^ fKYSlQtK,

tliS PRINCIPES,

consiste dans l'étude individuelle des différents corps piirXj soït ^ t|ue ces corps puissent être réellement isolés (*), soil que l'on doive se contenter de deviner leurs propriétés au travers de celles dVn mélange dont on ne peut les séparer (*). Deux faits sonl exposés cale à côte, si dissemblables qu'ils puissent être, lors* qu'iU sont relatifs à un même corps pur, et Ton voit succéder l'une à l'autre des monographies construites sur un pian invariable, exposant chacune la <( préparation », les (c propriétés >ï et Vu analyse » iVnn corps pur déterminé.

Mais, de plus, on s'aperçoit vite qu'un elFort considérable a él fait pour classer lesdifl'érents corps purs, et qu'on ne se borne pa à les grouper autour des corps simples dont ils dérivent. 11 fau bien, en effet, tant pour guider la recherche expérimentale que pour alléger rexposilioti, se borner ii décrire, parmi les innombiubles<t réactions » auxquelles peut se prêter un corps, celles que Ton jugera les plus saîllanles, Or^ sans prétendre fixer par u seid caractère quelles réactions paraîtront importantes^ et les-*] quelles seront dédaignées, on peut affirmer que les cliîmistes s'intéressent toujours liartîculièrement a celles qui font apparaître des analogies entre les différents corps. Déjà, dans la Chimie inorganique, de tels rapprochements facilitent beaucoup la tâche de la mémoîrej mais leur importance grandit énormément eu Chimie organique, en même temps qu'on voit s'introduire les u formule de constitution », langage réellement admirable par lequel ana logies et propriétés se trouvent exprimées d'une manière singu librement heureuse et condensée.

Est-ce là tout? CVst peut-être tout ce qu'on verrait dans Livres, mais la Chimie vi vante j la Chimie des laboniioires notii apprendrait bientôt qu'un chimiste exercéj non content d'étudié les formes qui se présentent spontanément à Tobservationj e guidé par un sentiment profond des analogies importantes, saî affirmer rcxistcnce de corps qui n'ont jamais été réalisés et sai

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(*) Tels foxygéne on l'tau.

{*) Tels V^zQtiç ou l'cau otygéoéc-

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