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Mil! OGLYGERINE 24
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Avec l'acide sulfurique mélangé de pêrchlorure de fer, voici les colorations que prennent l'acide ei le chlorofoqme.
Essences. L'acide est Le chloroforme est
Menthe poivrée et menthe crépue. . brun. violet.
Romarin rouge cerise, violet,
Girofle rouge cerise, vert.
Cubèbe lu-un. violet.
Copahu brun. violet.
Genévrier brun noir. violet ou bleu.
Il est probable qu'on tirerait des indications très utiles, pour la earactérisation des essences, de l'étude des températures critiques de dissolution de ces essences dans un dissolvant approprié, tel que l'alcool. (les essais pourraient être f;iils conformément aux indications données par Grismer à propos de ses expériences très intéressantes sur l'analyse des beurres par la méthode des températures critiques de dissolution.
Omis l'étude des empoisonnements par les huiles essentielles l'examen île l'urine présente un certain intérêt ; en acidulant avec de l'acide ehlorbydrique, épuisant par le pétrole léger et en chauffant légèrement, un peut quelquefois, par évaporation du pétrole, obtenir un résidu qui possède l'odeur propre de l'essence ingérée, ou une odeur particulière. On sail par exemple qui' la térébenthine, en se transformant dans l'économie, communique à l'urine une odeur spéciale, analogue à celle de la violette.
NITROG LYC KHINK
La nitroglycérine, C*HS (O.AzO2)3, éther trinitrique de la glycérine, obtenue en traitant la glycérine par un mélange froid d'acide sulfurique et nitrique, est un produit toxique assez énergique. On l'a employée en médecine, -mis les noms de glonoïne ', à'awjioneitrine, contre la paralysie, l'hystérie, le mal de mer. la migraine, etc. Son principal emploi est la fabrication de la dynamite, "explosif très répandu et formé d'un mélange de nitroglycérine avec des substances inertes absorbantes qui servent pour ainsi dire de support à la nitroglycérine et la rendent plus maniable : ces substances sont généralement des terres ou sables siliceux, dont le plus connu esl le Kieselffuhr, qu'on trouve en Hanovre et qui est composé de débris siliceux de diatomées.
On a signalé quelques accidents toxiques causés par le maniement de la nitroglycérine et de la dynamite; les empoisonnements suivis de mort
' Nom formé des initiales de glycérine, oxygène, nitrogène (!).
TRAITE DE CHIMIE TOXICOLOGIQl'E
sonl pares. Husemann en a cité un cas l'eut. Klinik.. ISliT . ;iinsi que
Il il ibid, IXliT , Nyslrom cl Maschka. Ces empoisonnements onl été
causés par des doses massives. La dose toxique n'es! pas bien connue. La toxicité même de la nitroglycérine, affirmée par la plupart des auteurs, esl niée par d'autres. Eulenberg, contrairement à l'opinion de Pelikan, ( msuin, Albers el d'autres, dil que la nitroglycérine ne doil sa toxicité qu'aux impuretés qu'elle renferme. D'autre part, VVerder prétend que la nitroglycérine esl toxique, mais que sa toxicité diminue peu à peu. L'ne expérience que chacun a pu faire montre que la nitroglycérine est loin d'être une substance physiologiquement inerte : une trace de nitroglycérine déposée sur la langue provoque au bout de peu d'instants une céphalalgie très intense, qui ne persiste pas longtemps. De toutes ces contradictions, il résulte qu'il serait probablemenl utile de reprendre l'étude loxicologique de la nitroglycérine.
Propriétés. — La nitroglycérine esl une substance huileuse, incolore ou faiblement jaunâtre, inodore, de densité 1,60, d'une saveur faible el douceâtre. Elle est à peu près insoluble dans l'eau, très soluble dans l'éther, le chloroforme, l'alcool méthylique, l'alcool amylique; elle se dissout aussi dans l'alcool éthylique, .-'il esl concentré 30° au moins .
La propriété essentielle de la nitroglycérine est de détoner avec violence sous le ch m par une brusque élévation de température, par
exemple lorsqu'on la chauffe rapidement dans un petit tube étroil <>u -~w une lame de platine : ces csm^ ne doivent, bien entendu, se faire que sur de très minimes quantités de matière. Elle peut brûler sans faire explosion.
Chauffée avec la potasse, la nitroglycérine est saponifiée et donne naissance à de la glycérine et à du nitrate de potasse. L'hydrogène sulfuré la décompose peu à peu et met en liberté de la glycérine.
Malgré sa volatilité, on ne saurait guère songera isoler la nitroglycérine par distillation, dans des viscères en présence de l'eau, comme nous l'avons l'ait pour les poisons précédents : il esl nécessaire de recourir à l'emploi d'un dissolvant, el d'éviter toute élévation de température pouvant amener la décomposition du produit. Plusieurs dissolvants ont été employés : Werder s'est servi du chloroforme; Husemann el Nystrôm épuisenl directement les matières par l'éther. Ces deux liquides ont l'inconvénienl de dissoudre en même temps beaucoup de corps gras; on peul les remplacer avantageusement par l'alcool méthylique. 11 esl préférable encore d'employer le procédé suivant, un peu plus compliqué :
Les matière-, son! légèrement acidulées avec l'acide sulfurique l'addition d'acide esl nécessaire s'il existe dans le mélange des bases qui pourraient déterminer la saponification de la nitroglycérine : puis on
NITROGLYCERINE 2i7
ajoute de l'alcool absolu en assez grande "quantité; le mélange doit corres-
I Ire à un alcool marquant em iron 9a . Après digestion pendant quelques
heures vers 40-50°, on filtre, et on distille au bain-marie pour séparer tout l'alcool. Le résidu aqueux est épuisé par l'éther, qui par évaporation abandonne les gouttes huileuses de nitroglycérine.
Si l'on n'a isolé que peu de nitroglycérine, nous recommandons, pour vérifier la nature il<' la gouttelette huileuse, d'en imprégner une feuille de papier buvard miner papier à cigarettes par exemple . qu'on replie et qu'on frappe avec le marteau sur une enclume, de manière à déterminer l'explosion.
D'autres réactions peuvent être utilisées si l'on dispose d'une quantité suffisante de matière: par exemple la saponification avec un alcali : dans la solution on constatera la présence «lu nitrate alcalin formé. — La nitroglycérine, en présence de l'acide sulfurique concentré, colore la brucine en rouge.
Daiir- un cas d'empoisonnement on recherchera la nitroglycérine, surtout dans le tube digestif et les matières vomies, où elle peut se rencontrer à l'état libre sous forme de gouttelettes huileuses. D'après Werder, on ne la trouve pas dans l'urine, ni dans le saur;, ni dans le foie. Selon Bruel, le saiii;- des animaux empoisonnés par la nitroglycérine contient de la méthémoglobine, visible au spectroscope ; ce sang est coloré en brun.
La dynamite est caractérisée par la nitroglycérine qu'elle renferme, et qu'on peut extraire facilement au moyen de l'éther. Dans une expertise à propos de dynamite explosions, attentats anarchistes . il y a intérêt à vérifier la nature des poussières projetées, dans lesquelles, par l'examen microscopique, on trouvera souvent des débris siliceux de carapaces de diatomées, montrant la présence de terres analogues au Kieselguhr et fournissant des indications assez précises sur la nature de 1 explosif employé.