LÉSIONS INTHACRANIENNES JUSTICIABLES DE LA CHIRURGIE
sons à titre de cadre la classification qui y est proposée, mais nous ne l’adoptons pas.
li ienévidemment, rien n’est à changer, par exemple, au groupe des lésions congénitales. Mais dans les autres catégories, nous pensons qu’il y a intérêt à ne pas séparer ce que 1 étiologie a uni. Ainsi, dans le tableau de llorsley, les lésions traumatiques sont dissociées entre trois divisions : lésions mécaniques (immédiates), inlîammatoires (abcès), et folie traumatique; et encore faudrait-il y joindre la plupart des céphalalgies.
Or, si l’on étudie attentivement l’évolution clinique des lésions intracrâniennes — en mettant à part, bien entendu, celles où 1 on est guidé par un signe physique extérieur, visible, tangible — on arrive vite à se convaincre que le diagnostic de l’existence, de la nature et même du siège de ces lésions, est la plupart du temps commandé par la notion étiologique. Quand un sujet a subi un trauma crânien, ce qui dominera toujours son histoire, c’est la connaissance de ce trauma; pour les accidents immédiats, cela va de soi, mais pour les accidents tardifs, il en est de même, que ces accidents soient moteurs ou psychiques, qu’ils soient dus à une cicatrice, à un kyste, à un hématome ancien, à un abcès. Nous en dirons autant pour les complications intracrâniennes consécutives aux otites moyennes suppurées : abcès, méningite, thrombose veineuse. Souvent nous resterons dans le doute sur le diagnostic exact de la lésion, de son siège, de sa nature : mais si nous n’oublions pas que notre malade suppure de la caisse ou de la mastoïde, nous pourrons instituer avec succès la thérapeutique appropriée. Quant aux tumeurs, c’est précisément lorsque fera défaut toute notion étiologique locale que nous y songerons; et bien souvent, lorsque nous n’aurons pas acquis quelque connaissance particulière par l'étude de l’état général du patient (syphilis, tuberculose), nous serons incapables de déterminer la nature du mal. C’est pourquoi, au point de vue diagnostique, nous devons entendre le mot tumeur au sens clinique et non histologique (néoplasme) ; et au point de vue thérapeutique nous serons assez souvent conduits à entreprendre des opérations plutôt exploratrices.