‹ Traité de chirurgie clinique [electronic resource]Chapitre 83 sur 153 · INFLAMMATION DU COU · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DU COU

charretier ayant eu le cou serré entre le sol et la roue de sa voiture qui était passée en écliarpe sur la tête. On en conçoit facilement le mécanisme. Un coup de poing, une forte pression avec la main dans une rixe, peuvent aussi la produire.

Le blessé présente ordinairement l'attitude d'un sujet qui a subi un grand traumatisme : il est couché immobile sur le dos et dans une sorte de résolution. Il est atteint de dyspnée plus ou moins intense; il est aphone. La région laryngée est tuméfiée, ecchymosée, et offre des traces de contusion. Au toucher on constate de l'emphysème du cou et, si l'on saisit le larynx entre le pouce et l'index, on perçoit de la crépitation. Le diagnostic est donc facile.

Surveillez attentivement votre blessé, car il est probable que la dyspnée augmentera et la trachéotomie deviendra indispensable : tenez donc tout prêts les instruments nécessaires. Si même vous n'étiez pas certain d'être présent et de pouvoir lui prêter secours au moment opportun, il serait préférable de pratiquer la trachéotomie préventive, dans la crainte d'arriver trop tard. C'est à cela que se borne le traitement de la fracture du larynx, qui par ellemême n'est pas grave. S'il n'existe pas d'autre traumatisme, les blessés guérissent en général rapidement et peuvent même recouvrer la voix, ce qui fut le cas de mon malade.

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