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Traité de chirurgie clinique

Chacun apporte au mouvement scientifique de son époque une part qui varie selon ses goûts, ses aptitudes, la période de la vie oi^i il se trouve et le but qu'il poursuit.

L'un se plaît à élucider quelque point obscur ou inexploré, à étudier et à poursuivre un sujet jusqu'à ses dernières limites : il fait des monographies. ,

L'autre rassemble les divers matériaux épars, les groupe, les condense dans un cadre plus ou moins étendu, et en fait un tableau qui représente l'état actuel de la science : c'est le livre classique proprement dit.

Un troisième, attiré vers les recherches bibliograpïïiijues, s'attache de préférence au côté historique des questions. C'est en général l'œuvre des jeunes n'ayant encore qu'une pratique restreinte.

D'autres, enfin, publient, sous forme de leçons, les sujets qui les ont particulièrement occupés et intéressés; c'est surtout un travail de l'âge mûr, le fruit d'une longue expérience.

Notre littérature médicale se compose donc de monographies isolées ou réunies en faisceau sous forme de dictionnaires, et le plus souvent accompagnées d'une bibliographie étendue ; de quelques ouvrages classiques qui deviennent de plus en plus difficiles à édifier à mesure que s'étend le champ de nos connaissances, et de leçons de clinique dont

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