‹ Traité de chirurgie cliniqueChapitre 3 sur 62 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

venir les causes, la pathogénie ou l'anatomie pathologique, c'est que les renseignements qu'elles fournissent étaient immédiatement utiles pour atteindre le but : le diagnostic et le traitement.

Je n'ai pas cru devoir indiquer les nombreuses variétés de traitement souvent proposées pour une même affection ; c'eût été faire double emploi; on en trouvera la description dans les traités spéciaux de médecine opératoire. Je me suis contenté de décrire la méthode de choix, celle que j'emploie dans ma pratique.

Certaines affections sont très rares, d'autres se rencontrent fréquemment; si j'ai signalé les premières, afin d'être complet, ce sont les secondes qui m'ont principalement occupé, tout en m'imposant l'obligation d'apporter le plus de concision possible dans mes descriptions.

J'ai pensé qu'il serait bon, avant d'entrer en matière, de passer sommairement en revue quelques points de chirurgie clinique générale, tels que : l'examen des malades, le traitement des plaies, des hémorrhagies, etc., ce que j'ai résumé sous forme d'introduction.

Les figures forment le complément indispensable d'un ouvrage scientifique, surtout les figures schématiques. J'ai mis à profit ce genre de démonstration, lorsqu'il ajoutait à la clarté du texte. Il était superflu de reproduire celles qui se trouvent dans d'autres ouvrages : tous mes dessins sont donc originaux et ont été exécutés d'après mes indications.

M. C. Perier, chirurgien de l'hôpital Lariboisière, a pris la peine de revoir les épreuves de ce livre, et j'ai plusieurs fois profité des réflexions de cet esprit si judicieux. Qu'il reçoive

vin PRÉFACE.

mes remerciements pour ce nouveau témoignage de notre

vieille amitié.

Je ne me suis pas dissimulé la difficulté de mener à bien cette entreprise, et n'ai pas la prétention de livrer au public une œuvre irréprochable. J'espère cependant que mon temps et ma peine ne seront pas entièrement perdus; j'espère avoir, dans la mesure de mes forces, rendu service à la science, à mes confrères et à mon pays ; c'est ma seule ambition.

TILLAIX.

Paris, juillet 1886.

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