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CATHÉTÉRISME DE L'URÈTRE CHEZ LA FEMME

Le cathétérisme chez la femme est loin de présenta les mêmes difficultés que chez l'homme, puisque l'urètre est sensiblement rectiligne ; certains détails doivent néanmoins être signalés.

TiLLAUX. — Chirurgie clinique, II. — 24

Et d'abord, est-il bien indispensable de pratiquer le catliétérisme sans découvrir les malades ? On insistait beaucoup jadis sur ce point ; on tenait en quelque sorte à honneur de sonder les femmes en n'utilisant que les lumières de Tanatomie, mais on me parait avoir renoncé, et avec raison, à exécuter ce petit tour de force qui nécessitait souvent certains tâtonnements et substituait un genre de désagrément à un autre genre. Toutefois, il est bon de se rappeler les rapports qui permettent de pratiquer le cathétérisme à couvert. Étant placé à gauche de la malade, je suppose, on introduit l'indicateur gauche dans le vagin (la manœuvre est, bien entendu, impossible sur une fille vierge) et, ramenant le doigt d'arrière en avant, on cherche la colonne antérieure du vagin. Cette colonne est terminée en avant par une sorte de petit tubercule. La pulpe de l'indicateur étant appliquée sur ce tubercule, on glisse la sonde sur le doigt et elle pénètre dans l'urètre.

Ce rapport de Turètre avec la paroi antérieure du vagin est utile,, indispensable même, à connaître dans certains cas difficiles. Le méat est quelquefois si déprimé qu'on a gi*and'peine à le découvrir. J'ai vu des praticiens échouer absolument dans ces conditions, bien que la malade fût placée dans la position de la taille. Si la vulve est déchirée et si toutes les parties sont ramollies comme à la suite de l'accouchement, la difficulté est encore plus grande et la notion précise des rapports anatomiques peut seule vous guider pour trouver l'urètre.

Une fois introduite dans le méat, la sonde ne rencontre, en général, aucun obstacle pour pénétrer dans la vessie, à condition, toutefois, que le canal ait conservé sa direction normale. Dans certaines circonstances, en effet, le canal est fortement dévié en haut et en avant. Il se trouve appliqué contre la paroi abdominale à laquelle il est, en quelque sorte, parallèle. Aussi, faut-il abaisser fortement le pavillon de la sonde entre les jambes de la malade pour pouvoir pénétrer dans la vessie. Ajoutons que, dans ces cas, le canal de l'urètre est ordinairement étiré et allongé.

Une déviation tout opposée se rencontre dans les cas de prolapsus utérin, surtout de prolapsus complet. La vessie étant entraînée à l'intérieur du vagin en même temps que l'utérus, Turètre se trouve dirigé d'arrière en avant, de telle sorte que le jet de l'unîne serait projeté verticalement en haut.

La sonde de femme qui est dans les trousses se compose de plusieurs pièces vissées l'une à l'autre. De cette disposition ré-

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