CAMPAGNE
des hampes porterait auprès de son extrémité une traverse en fer ru, articulée par un double anneau ct se fixant à la hampe opposée par un em chet. Ce brancard, dont nous avons vu quelques modèles, présente la smplicité la plus grande: il se roule avec facilité, se monte avec une égk rapidité, et ne pèse que 8 ou 10 kilogrammes.
Les hommesqui transportent les blessés sur un brancard doivent être, ætant que possible, de la même taille; ils doivent marcher d'un pas égal, règlier et modérément cadencé, afin de ne pas communiquer de secousses at blessés ; quand ils sont de taille inégale, le plus petit doit se mettre du cité des pieds du malade; quand ils gravissent un plan fortement incliné ou qu'is montent un escalier, ils font passer la tête du blessé devant ; quand ils descesdent, au contraire, ce sont les pieds du malade qu’ils font passer les premiers
Le nombre des brancards contenus dans les caissons est tout à fait issant : il a été porté à 50 pour l’anbulance du grand quartier général. à 40 pour l'ambulance d'une division d'infanterie, à 20 pour l'aube lance d'une division de cavalerie, et à 6 pour l’ambulance du parc de résent d'artillerie; les brancards surajoutés sont roulés en faisceau et transportés par des mulets de bât.
Le transport à bras des blessés sur des brancards exige un nombre ac sidérable de porteurs ; il ne peut être de longue durée et, toujours Hmié au champ de bataille, il n'est employé dans d’autres circonstances que très-exceptionnellement.
Les brancards à rouvs, pouvant être conduits sans beaucoup de fait par un seul homme, ont été mis en usage pour parer à cet inconvési® d’aflecter nécessairement un certain nombre de porteurs à un seul branar à bras, lorsque la distance à parcourir est un peu longue. C’est à à Pro qu'appartient l'initiative du transport des malades et des blessés à l'armée sur des brancards à roues ; el n est servie, dit-on, avec grand avant pendant la guerre des duchés de l'Elbe; cependant elle ne parait pas avoir continué l'usage pendant la dernière guerre de 1870-71. Il 1à quelques années nous avons été envoyé à Heidelberg pour visiter la fabrique d'appareils de secours aux malades et blessés de M. Fischer, où nons am examiné plusieurs modèles de brancards à roues ; membre de la commise militaire de l'Exposition universelle de 1867, nous avons pu voir et étudir tous les modèles qu'avaient exposés les puissances étrangères et les sociäë de secours de divers pays.
Parmi le grand nombre de brancards à roues que nous avons déré dans notre rapport (1), le plus simple nous paraît être le brancard à ne
4, Rapport de da cononission militaire sur lerposition nu erselle de 48. — Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 25.
le fond est formé par te tele litee le.
ügles pour Gxer le blessé, d'un coussinet en varech paur reposer ! GR d'une capote mobile en toile pour la protéger. <
eux ressorts en acier, adaptés par une de leurs extrémités à la portion: ois du cadre du brancard, suspeñdeut celui-ci sur l'essieu, et s'articu= avec ce dernier par leur autre extrémité, à l'aide d'une mortaise Les < davette, dans loutes les positions qu'il peut prendre, “Le dinmètre des roues est petit, la largeur des bandages assez grande fig. 128).
» Les deux parties du cadre du brancard se replient l’une sur l'autre, celle * sur celle de bois; et les roues démontées, sont posées à plat sur + pareil pour permettre l'emballage et le transport dans des voitures » (fig: 129).
ous les brancards à roues sont construits sur le même principe, à on du brancard Gauvin, qui, portant avec lui ses ressorts de sus:
Fo. 128, — Aroncond à rours de Gablenz.
, peut par conséquent être placé, chargé d'un malade, sut une quelconque après avoir été enlevé de ses propres roues. M ne commission dont nous avions l'honneur de faire partie, s’est livrée exämen approfondi des brancards à roues conduits dans les rues de. is, et placés dans des wagons de marchandises du chemin de fer de :
Se
mis librement et immédiatement | disposition des malades et des
blessés sont assis sur les cacofig. 134) et couchés dans les lig- 152) : ceux qui sout de fractures des membres in- M6. 130. — Cucolet déployés M ou qui ne peuvent se tenir assis, sont placés dans les litières, la tête | NM
à Pic. 134. — Eïfièré reployée.
fée on avant etes piods en arrière (fig. 133); ceux qui peuvent ête … LHGOuEST, — 2° édit, 48
MOYENS DE TRANSPORT DES NLESSÉS. $ 755 Manimal ne risque pas d'être blessé par le bât et mis hors de service pen dant ou certain temps. Ü Les mulets de Mères et de cacolets varient en nombre sûivant l'importance de l'ambulance à laquelle ils appartiennent, Ce moyen de transport, bien qu'assez rude, présente les avantages
MG 130. — Mulet de cacolets chargé et condeit en main par un soldat di t'ai » des équipages rmilittires.
Suivants : ln possibilité de faire passer les mulets partout, d'aller relever
(Ag. 435), que lou a pu voir à l'Exposition universelle de 1867, l'idée des lourds véhicules considérés comme nécessaires à ce service, sons l'empire des souvenirs laissés par lesguerres de la fin du siècle dernier et. di commencement de celui-ci. Gette voiture, bien que suspendue sor des is, est un véritable chariot, dont la construction cyclopéenne aussi … que
en auvent, à l'avant et à l'arrière de la voiture, pates l érieur qui est libre ct ouvert d'un bout à l'autre, Sur le fond du cha
es, mobiles sur des roul@aux. Un siége en bois, mobile et suspendu ridelles par des courroies, peut être reculé ou avancé sur toute l'étendue dé la voitore. La partie postérieure du chariot s'ouvre de haut en bas et
ans la moitié ou dans la totalité de sa hauteur.
warche-pied de bois est adapté à l'arrière et règne sur
la voiture ; il est immobile et distant du sol de 52 cent
lérieur de la voiture est divisé en deux compartiments, l'an " re postérieur, par une cloison de bois fixe dans Ia hauteur de La cs, bpar un rideau de toile de coton, tendu ou mobile à volonté, d } Hie supérieure de la hauteur de la voiture. “#0 = “Le compartiment antérieur contient un siége transversal fixe, formant | rembourré, eapitonné en toile cirée, et muni d’un dossier très Mons UE plnces y. 138).
Le.
Pic, 188. ar
2 Een R are . Dossier complet pour siége du condueteur, rio) D Re Crochet jour APN
mpartiment postérieur, long de 2 mètres et de la même lar
contient un cadre de bois inscrit dans celle-ci et supporté auxdi
de sa ILES par des ressorts d'acier reposant sur le fond de la es ressorts d'acier et des tasseéaux en caoutchonc sépa
, MOYENS DE THANSPONT DES muxssfs.
ettent de suspendre, à l'aide de cordes, les appareils appliqués sur les * bres fracturés, - Cette voiture peut transporter huit hommes assis : deux à côté du cocher six dans l'intérieur de la caisse; ou six homunes : deux à côt6 du cocher,
couchés dans l'intérieur, deux assis à côté du cocher, Les hommes dos l'intérieur vont les uns en avant les autres en arrière; ceux qui nent place près du cocher vont en avant,
* Cemodèle dé voiture, très-| -léger et très-bien entendu, peut être considéré | comme le type de toutes les voitures analogues qui ont été construites depuis et que les perfectionnements dont elles ont été l'objet n'ont fait que rendre plus pesantes. Quelques-unes d’entre elles, telles que la voiture du Baron Muady (fig. 140) et celle de la Société de secours ({g. 441), peu-
AMD. — Installation des malades dans la voiture d'ambulanee du baron Muady,
ent recevoir uu plus grand nombre de malades ou de blessés couchés, à “la/condition de les superposer les uns aux autres. “C'est toujours avec de |
quand elles sont chargées ; les malades qui les occupent sont exposés pen- ' dantla marche à des oscillations considérables. Sinous ne possédons pas, ainsi que nous le disions tout à l'heure, um
Algérie. :
e de ces voitures, Alont les parois sont pleines, est 2868 pince, conduite en guides, munie Fans par deux où par quatre chevaux.
MP 45, lue à l'inérieur de 4,54 , is en tôle sont pleines dans toute sa hauteur, sauf le devant quiest
# « 4 … Elle est divisée dans toute sa hauteur en deux compartiments, l'un anté- |
eur, l'autre postérieur, par une cloison de bois mince, mobile dans son en seulement, qui s'ouvre à deux battants verticaux. compartiment antérieur contient deux siéges transversaux et fixes, … » | l'un devant l'autre : ,le siége de devant est à découvert, le siégede err re est couvert par la toiture de la voiture, et garanti en avant par des De ux au-dessous se tronve un coffre. Le est long de 2 mètres en dedans, nl cu
que 1”,20 de longueur,
derrière de la voiture s'ouvre latéralement en portière, dans tout son
moyen; les deux autres tiers, habituellement fixés à la caisse par des
ux, peuvent aussi être ouverts dans toute leur étendue. ‘Les parois
ales sont percées, de chaque côté, de deux fenêtres à vitres mobileset
+ de rideaux ; la portière de derrière est aussi percée d'une fenêtres a cloison séparant les deux compartiments, de deux petites fenêtres
vitres.
“ont la caisse est à 1°,25 au-dessus du sol : on y arrive par un e-pied pliant en fer, dont les degrés sont distants l'un de l'autre, etle
distant du sol de 45 centimètres,
… Deux banquettes sont disposées le long des parois latérales de la caisses
sont fixes et couvertes d'un matelas mince, garni de loile cirée, capi=
et assez résistant, présentant une poignée de cuir à chacune de ses tés. Le matelas sert de coussin aux banquettes et reçoit des hommes
couchés, Amené au dehors, il fait momentanément office de bran=
d RQ ee np eee
quette et attiré dans la voiture à l'aide des poignées de enir,
Y'intérieur de la voiture est confortablement le
garni en toile cirée.
ba!
sont Re one ar aient Homes 0 Ha c te en guides au lieu d’être conduite par un 2 ARRETE RTS à pied l'allégerait et permettrait au conducteur de | aux difficultés de la route, en Ho ps HET 0 VOLE besoins des hommes transportés.
le de voiture est à conserver, le premier est > EU
mé, les voitures pour le transport des malades et blessés peuvent Lruites sous trois types différents : le type caisson, toujours coûteux, et d'accès difficile ; le type char-à-banc qui laisse les hommes transpor= és aux intempéries; enfin le type tapissière qui semble réunir le plus nombre des conditions désirables, c’est-à-dire simplicité, légèreté, e temps que solidité suffisante, manœuvre facile, accès commode, ns douces; aération permanente en même temps qué garanlie contre péries atmosphériques ; contenance suffisante en hommes assis ou s; enfin, admission de quelques brancards, de ressources chirurgi- | @ ini nécessité, d'un réservoir d'eau et de quelques proridns \
sus absolument le principe qui consiste à construire fe des voitures d’un modèle uniforme, pouvant être es au transport de malades, de vivres, de fourrages ou de matériel. e Pélpanable, à notre avis, d'avoir des voitures spéciales, exclusive= destinées au transport des hommes. Cette donnée admise amènera ement et rapidement la construction d'excellents modèles de vois d'ambulance, et nous pensons que c'est au système des voitures fapét= À pus d'un cheval ou de deux chevaux, qu'il convient de donner Ln
ressources régulières pour le transport des malades er blessés sont loin toujours suffisantes ou disponibles, et la plupart du temps ilfest n6ces- !s suppléer par des moyens auxiliaires consistant en mulets, chevaux et és loués pour les transports généraux de l'armée par les soins de l'admin ou anis sur l'heure en réquisition. On doit, du reste, dans les as , rechercher et utiliser toutes les ressources que les localités peuent 1 % D. J. Larrey (1), après la bataille de Bautzen, profitant du zèle e l té des habitants, fit transporter à Dresde an grand nombre de ble h Û AN) D: 2, Larroy, Mémoires de chirurgie militaire et campagnes, Le IV, pe 168
, Patron Nu out RUE consiste à placer en travers sur un large b demi rempli de feuilles on de fourrage, un avec des branches d'arbres et des cordes sont fixées au bât par des liens passant sous le + Ce moyen de transport est fort pénible pour les eelui-ci est obligé de tenir constamment Ja
et les pièces d'artillerie même ont été utilisés co Lorsque le général Bonaparte leva le sg de San que tous les chevaux qui se trouvaient à l'état: siens, fussent employésau transport des bli est peu de chirurgiens de notre armée actuelle … tanément leurs chevaux à des blessés pour L'envoi des blessés des ambulances aux [ ’ se faire par tous les moyens que nous venons qu W- cependant le transport par les brancards, mode tout qui longtemps continué, exige un nombre considér. rares exemples d'officiers ainsi transportés par plusieurs j jours et à de très-longues distances, sont à Évacuations, — L'envoi des blessés d'ane an! première ligue sur un établissement en arrière, une évacuation; il nécessite des ressources M cours d'eau navigables, la mer, lorsque la p les chemins de fer sont les voies justement préférées Sans prétendre tracer ici les règles qui F vice de santé en campagne dans toutes ses p
(1) D. 3. Larrey, Mémoires de chirurgie militaire et à
ans Jadis, l'armée restant stationnaire ou mai ce de terrain circonscrit, les malades et les blessés D de pts Pouce pa lente TL De btpiaox de première ligne, toujours prompts à RE Marie decise, de troisième et de quatrième es les plus gravement malades, ou les blessés qui ne és, sans danger, pendant plusieurs jours, étaient seuls gari es hôpitaux de première ligne, de même que ceux dont les blessures ER Les prerniers étaient évacués plus en arrière dès que leur état eltait, et les seconds rejoignaient leur corps dès qu'ils étaient
(prescriptions réglementaires se rapportant aux éacuations en 86. et notamment aux évacuations par les routes ordinaires, pensent, | modifications, être appliquées aux étacuations par voies ferrées mer, “Les évacoalions sont une des parties délicates du service de f à Lrop fréquentes, trop nombreuses on portées dans de fau elles peuvent diminuer les rangs d'une armée ; trop restreintes, exposent les malades et les blessés aux dangers de Paire née elle-même aux désastres d'une épidémie. Elles à ordonnées avec mesure et discernement, et sed une atten-. soutenue de la part des médecins qui désignent les malades où les. À évacuer, Tous les fiévreux sans exception peuvent être évacués. mers tous, saul ceux dont l'état le contre-indique impérieusement, nt être évacués par les chemins de fer. Parmi les blessés, ceux dont. est imminente et ceux qui, légèrement atteints, devront rejoindre Ir corps sous peu de jours, sont les seuls qui ne doivent pas être évacuéss les autres, qu'ils soient atteints de fractures, qu'ils aient été amputés, nt être évacués plus tôt que plos tard, et immédiatement, si cela est l'expérience ayant prouvé que les blessés supportent mieux d'être Lrausportés dans les premières vingt-quatre heures qui suivent leur blesque pendant la période fébrile ou inflammatoire. IL est indispen= sabl pour alléger les derrières de l'armée des nombreuses non-valeurs
ui les encombrent, d'établir des lignes d'évacuation aussi promptes ( aujourd’hui que les bateaux à vapeur et les chemins de feront voyages et les transports, et rapproché toutes les distances,
wersales destinées à porter ces sortes de hamacs, reusement la suspension des membres dans les tr Resa pas les mêmes services quë dans les transports par pas autant les secousses qu'une couche modérémen nt épaisse des matières que nous avons indiquées p 1 E les précautions prises, il est indispensable de s'assurer, | ju % et même à chaque halte de Lee ne 2 lents ne sont pas dérangés ; les amputés en particulier, eu les jambe et surtout de cuisse, doivent être très-attentivemént ilés afin d'être mis à l'abri du tiraillement, de re es et de la saillie des os à travers la plaie du moignon, accidents des ueuts dans les transports ét que tous les chirurgiens dinéut ; à constater, port par chemin de fer, qui paraît au premier abord réunir le is les plus désirables, est fort rude et fort pénible pour les b a dté pratiqué jusqu'à présent en France, Nous avons vai tai malades atteints de blessures même anciennes, et surtout de membres inférieurs, arriver à destination après quelqui es düns des wagons de 3° classe, dans un état beaucoup p départ.
évacuations de malades et de blessés par les chemins de fer d Ges et réglementées comme l'ont ét julls ls na e C ordinaires. Les évacualions qui ae pendant la cam s n'ont laissé aucune tradition à ce les blessés arrivant par t'à Marseille ou à Toulon, ÿ étaient retenus lorsque leur état était grave, Lis me poursuivaient leur route qu'autant qu'ils pouvaient être anse Dortés sur le chemin de fer comme des voyageurs ordinaires, dans des vois dont l'agencement intérieur ne présentait rien de particulier, Quant ver! ts suivis pendant la campagne d'Italie (1859), ils n'ont pas en
e plus spécial : les malades ou blessés pouvaut rester assis, ont. dans les wagons du service habituel, n'ayant reçn aucune dispos ble; les malades on blessés qui devaient être transportés eou &ié mis sur on lit de paille ou de foin étendu sue le fond à bagages, des wagons à marchandises ou des wagons-écu
À (AR dalaner cg derlec ren IS PS PAM PES jÉST. — 2 dit,
‘et certainement un des meilleurs au point de vue de la douceur du port, quand l’épaisseur du lit de paille ou de foin est suffisante.
Pendant la guerre de la sécession des États-Unis d'Amérique, des n furent aménagés spécialement en vue de transporter les malades et b et reçurent le nom de wagons-hôpitaux.
Fic. 142. — Coupe lungitudinale d'un wagon-hépital américain.
Les wagons des chemins de fer américains n'ayant qu'un seul comp ment, étant garnis de siéges laissant entre eux un passage médisn d toute la longueur du compartiment, el pouvant contenir soixante “J
il a été facile de disposer ces voitures pour recevoir et coucher des
itaire des États-U'ois à (1867}, était disposé |
agon-hôpital que la commission l'Exposition uaiverselle de Paris
Aux deux extrémités du wagon’servant d'entrée, sont 1nénagés à petits compartiments destinés aux médecins accompagnant le convoiæi Jades et aux gens de service; l'un d'eux d'officine pour la prépa extemporanée des médicaments, boissons et vivres.
Ils communiquent largement avec le compartiment central, dans # la longueur duquel sont disposés, sur les parois latérales, des cadres del laissant un passage au milieu d'eux. A ces cadres sont suspendos | au-dessous de l'autre et au nombre de trois, avec de forts anncant caoutchouc, des brancards-couchettes garnis d’une fourniture de lit analogue à celle des couchettes en usage à bord des navires. Ainsi disposées, trois par trois, quinze couchettes de chaque côté da wagon,c par conséquent, en contient trente.
L'intérieur de la voiture est chauffé par un poële de fonte à du enveloppe; le tuyau du poêle est contenu dans un double manchon de qui présente an dehors deux larges ouvertures : l’une d'elles, dirigée d le sens de la marche du train, adinet l'air extérieur et. pur qui s'y pri
ÉVAGUATION DES BLESSÉS, 17
pour renouveler l'aumosphère de à voiture sans la refroidir; l'autre permet Blair intérieur contaminé de s'échapper an dehors.
Les figures 142 et 165, que nous donnons ici, représentent l'intéricar MeWagons-hôpitaux n'ayant pas de petits compartiments à leurs extrémi ASS contiennent 32 couchettes au lieu de 30. Bien que la disposition érces wagons ait l'inconvénient de superposer deux où trois malades les Wisaux autres, elle à le grand avantage de permettre d'en transporter un
MG LAS. — Vus perspective de la moitié de l'intérieur d'un magon-hôpital amérieain, transportant des soldats blessés.
rond nombre dans des conditions relativement bonnes, Dix, quinze, vingt Magonshôpitaux sont entrés dans la composition d'un seul train, où trou aient place 300, 450 où 600 mala et blessés, Chacun de ces trains Ataibun wagon-cuisine, dans lequel étaient préparés, pendant la marche, Tétaliments que l'on distribuait aux malades pendant les temps d'arrêt, La Prusse, en 1867, fit disposer, pour le transport des malades el blessés, des wagons de voyageurs de 4° classe en wagons-ambulances, Ces wagons
un wagon destiné au personnel médical et ad x bagages, composent essentiellement un train sanitaire. , Er trains sanitaires analogues que, dans la guerre de 4870-74 a ramené ses malades et blessés des stations principales d'É bourg, jusque dans les localités de l'intérieur rise , et jusqu'à Berlin même (1), À différent qui préside à la construction des wagons des el de fer dans les divers pays, oblige à recourir à des Pape is non-seulement pour le placement des malades et blessés dans les voi- “s, mais encore pour la conduite générale des trains d'évacuation, Les 2 Wagons américains et allemands n'ayant qu'un seul compartiment percé | M lune porte à chacune deses extrémités, se prêtent facilement à l'apposition : us parois latérales d'un certain nombre de brancards-couchettess Vagons des chemins de fer français, coupés dans tonte leur auteur ou * : eur, par des cloisons transversales formant plusieurs , et percés de portes latérales pour chacun de ces compartiments, n@ pas une disposition aussi avantageuse pour le placement des ) wds-couchettes, et ne permettent pas comme les wagons MPamerales, d'aller d'an bont à l'autre du train en marche. Pe Ia dernière guerre 1870-1871, les malades et blessés ont été rares ; Mende. ‘a façon la plus incommode et la plus irrégulière, at préalable des wagons. Cependant, l'une des com IE nous avons fait partie, avait étudié les moyens d'utiliser le mieux pos= e le matériel de nos compagnies de chemins de fer tel qu'il est. Le sys e né d'agencement qu’elle a proposé est celui que le fabricant Fischer (de M lberg) a envoyé à l'Exposition universelle de Paris, en 1857 LE en deux barres de bois munies, à chacune de leurs extrémités, de es de cuir garnies de crochets, pour les suspendre à mi-hauteur & sur lesquelles sont placés, au nombre de deux où uois, rds-couchettes ou des brancards ordinaires, Dans les wagonsles wagons à bagages, des anneaux fixés aux parois mêmes où à on cadre de bois préalablement disposé dans son int les crochets de suspension des barres transversales;
, Let wagons-ambuiances, quatre mois dans un train 14 “Moraehe (annales d'hygiène, 1872, & XXXVIT).
ri DU SERVIGE DE SANTÉ EN GAMPAGNE.
wagons de 3° classe, les crochets sont placés sur le dossier en buis & compartiments, sans autre disposition préalable : les compartiments & wagons de 3° classe ne peuvent recevoir que deux brancards; les wagæ écuries ou à bagages n'en reçoivent que six ou huit, occupant l'axe l'autre extrémité dans le grand axe de la voiture, et ne laissant qu'un p sage transvei d'une porte à l'autre, disposition qui rend ces banc peu accessibles, C’est l'installation qu'avait adoptée la Prusse avant qu fit construire les wagons spéciaux dont nous avons parlé précédemment.
I est à désirer qu'anc entente s'élablisse entre le gouvernement et Bx compagnies de chemins de fer dans le but d'étudier un modël: dt faire construire des voitures qui, à un moment donné, puissent se prét ieux que celles qui existent aujourd'hui au transport des malade 4 blessés.
Les premiers wagons-hôpitaux américains ne communiquaient pas eat eux, et chacun d'enx constituait un petit hôpital. Ceux qui vinrent apr commauniquaieut par une passerelle, de façon à permettre la circule d'un bout à l'autre du train même en marche. Ce système, adopé a Allemagne, est évidemment le meilleur ; il n'est cependant pas d'une abelue nécessité, La communication des wagons entre eux permet aux médeés et aux gens de service de passer de l’un à l'autre sans fatigue, de visiter tes les malades en marche, et de restreindre à de justes limites l'effectilt personuel médical et administratif; tandis qu'il est nécessaire de placer moins un infirinier dans chaque wagon isolé, et que chacun de ces was ue peut que successivement être visité parle médecin pendant les temps d'a Mais le wagon-cui fonctionne mal en marche, et les distriboti® d'aliments sont difficiles repas eux-mêmes ne se font pas éommuodénent. Quant aux pansements, ceux qui exigent des soins et des méuagement 1e peuvent être faits dans un train en mouvement. La plupart des soins mar riels et chirurgicaux restent imparfaits ou impossibles pendant la marc. et doivent ètre remis au moment où le train est immobile. Il n'est pas igpossible, comme nous l'avons fait pendant la guerre de 1870-71, & donner avis par le télégraphe aux stations où le train doit s'arrêter, & préparer les aliments nécessaires aux malades, bien que le défaut d'appre visionnements des localités et d'installations de cuisines dans les gares oi leur voisinage soit une source de difficultés et de relardements.
Il est donc à désirer, pour assurer le service avec sécurité et arct mi personnel restreint, que les trains de chemins de fer destinés à transport les malades et blessés soient préparés spécialement pour cet usage avec de wagons communiquant entre eux par leurs extrémités, et pourvus d'i wagon-cuisine et d'un wagon de provisions pour parer aux éventualié |
ancé du cet vole où 1 est prenne rl ve Î f » leur expérience et de celle que nous avons si €
cuations doivent être accompagnées par un ou plusienrs le nombre des malades qui les composent ; lorsqu'e sur des bâtiments de l'État, les chirurgiens du bord donnent le: ux malades et aux blessés ; sur les navires de’transpart! 1 qui s'y trouve habituellement ne suffit pas toujours au e qui lui incombe, et sur les petits bâtiments comme sarles ux des fleuves, qui n'ont point de chirurgiens à bord, il est néces= … l'embarquér avec les malades et les blessés au moins un médecin de ou de l'ambulance qui fournit l'évacuation,
que les évacuations sont faites sur des voitures, celles-ci doivent 4 de paille, de foin, d'herbe, de joncs ou de fumier, et f 6s toiles ou des branches d'arbres pour recevoir et protéger les ina Mes blessés, Le médecin chargé dé ls wronpqt APRES ‘s pendant la journée de marche, afin de s'enquérir des | besoins d'y satisfaire; il se tient, pendant la marche, à , afin de ne laisser personne en arrière; néanmoins, il de nee en temps tout le convoi, pour voir si Ce Le gité d'étape a dû être préparé à l'avance dans ch des commandants militaires, ou des nantes elle où le matin même de l'arrivée des malades; il consisté url ment en de grands édifices publics, églises, magasins, granges, ete.,. ; de: paillasses, de matelas, de couvertures, où simplement de nel pris en pu chez les habitants. à de l'évacuation doivent se loger avec leurs malades wi! ‘s leux; à l'arrivée, comme avant le départ, ils en passent la visite, Ir prescrivent une distribution de vivres, avant de les mottre en. £'arrisés à destination, ils les conduisent jusqu'à l'hôpital ne qi lrecévoir, et ils rendent compte au médecin en chef de la! localité de L ée qui à pu survenir pendant la route.
ment dés ambulances. — Nous venons de faire les ressources médico-chirurgicales d'une armée en campague, à en exposer la mise en œuvre sur le champ de bataille. , les médecins laissés en arrière n'arrivaient souvent sur ledién avec lot ce qui leur est nécessaire, que le lendemain die labs
test os noi oreeaaes ne TE LOT
l . Ces hommes, après avoir reçu les soins que |
sont évacués au fur et à mesure qu'ils sont pansés où opérés De nr si les communications sont faciles: dans le
‘ils partent avec les troupes et les chirurgiens quittant le service FC chée, les uns à pied, les autres transportés soit sur des brancards, x des cagolets, soit dans des voitures lorsque Les voies en permettent |
chirurgiens des corps de troupes suivent leurs régiments commandés tranchée et y restent avec eux. Ils sont munis de leur trousse ct ntauprès d'eux le soldat porteur du sac d'ambulance. De l'en et des
osition, Ce sont eux qui relèvent les hommes atteints, leur don Î
des soins d'urgence, les font transporter et les accompagaent, au ,. jusqu'à l'ambulance de tranchée.
F serie hiargicl des corps de Loupe te mère da l'in des villes assiégées que dans les tranchées, Des ambulances &cl petite distance en arrière des fortifications reçoivent Les blessés ces de tranchées, et, comme elles, les dirigent au fur et à me= lils sont pansés où opérés sur l'hôpital ou les hôpitaux de la place, chirurgiens en chef d'armée doivent parcourir Les ambulances le plus nent possible, pour s'assurer de la bonne exécution du service, dun assaut doit avoir lieu, le chirurgien en chef en est prévenu ct , de concert avec de commandant et l'administration, les mesures M res à assurer les secours : ces inesures sont à peu près les mêmes que positions nécessaires dans une bataille rangée. Lt + Lorsqu'on est en présence de l'ennemi et qu'on manœuvre depuis plu Hieurs jours pour en venir aux mains, le chirurgien en chef doit réconle terrain ou étudier sue la carte; dès qu'il sait, par la voie de de l'armée, la position qu'occuperont les troupes, il désigne viendront se placer les ambulances, e il indique les établ en arrière sur lesquels les ambulances évacueront ae grandes batailles se livrent quelquefois à l'improviste, co
Jilsne peuvent : y parvenir, ris sont Lien obligés d' ù ux qu'il leur est impassible de secourir, s'ils ñe veulent inutilement avec eux et auprès d'eux. Dans une marche t, les médecins, en suivant leurs régiments, laissent en L 0 » les blessés qui, tombent chemin | faisant; s'ils s'arrêtent p ou era tin aux lues aueints, ils sont bientot distancés, folle elquefoi Rare pet inprornt la rs appartiennent Ce qu'ils ont de mieux à faire, dans ce dernier cas, c'est offrir leurs services aux ambulonces divisionnaires, où ils : "+ "2 les bienvenus.
ba donc des circonstances fréquentes où le service de santé MH me du combat, ne peut être exclusivement assuré par les seules ces des corps de troupes. Néanmoins, autant que possible, les mêdecorps accompagneront leurs régiments respectifs; le soldat qui pas son chirurgien à côté de lui marche au feu avec moins de cons = il a besoin de croire que le secours qui,peut lui devenir n ‘ donné immédiatement, C'est aux chirurgiens des an J blessés laissés en arrière par les combattants, et à n iers soins, À cet effet, le chirurgien en chef de l'ambulance enx le terrain abandonné par les troupes, un ou deux de ses infirmiers munis de musettes à linge, des mulets de litières. et des brancards. * h ment des blessés du champ de bataille et leur transport à l'amce est la partie la plus défectueuse du service de santé en campagne. Ird’hui même, après les grandes güerres de Ja fin du siècle dernier et vencement de celui-ci, après les sanglantes batailles de nosjours, ce à æssentiel n'est attribué à personne, ou plutôt on n'a mis personne le rendre. Lorsque les blessés tombent dans les rangs, ils n'ont, lat actuel des choses, que leurs camarades pour les emporter atisst pour les uns que pour les autres, sur le dos, surles bras, sur. ils, dans la capote ou le manteau. Les inconvénients de cette situation» us : le soldat quitté son rang, souvent pour n'y plus rentrer ou) retrouver de longtemps; le nombre de soldats: emportant 12 és se borne rarement au strict nécessaire, et l'on a pa voi J laure, cinq et six militaires conduire à l'ambulance un it blessé et marchant aussi bien que ses compagnons. ,
ét collectivement, il fut se contenter d'en faire le ti que Je: opérationrid'ane agence immédiate et ponoles combat. } combat terminé, un médecin, accompagué d'inficaibrs et eu RAY. nsport, parcourra le champ de bataille afin de s'assurer que tou ont été enlevés, et de porter secours à ceux qui seraient rés Ge service est de la dernière importance; il doit être fait avec à pde promptitude et avec un sointel, qu'après la journée la ras A Litnt ne pas La ut eue L chap de Eat :
= “ous les blessés, à mesure qu'ils soût pansés ou opérés, trs tbulance de bataille sur le lieu Le plus rapproché où l'on a décidé d'étaà hôpital temporaire. Quelques-uns cependant, atteints de lésions es, relournent à leurs corps et y reprennent les armes; les aut blessures plus graves, quoique légères encore, gagnent à pied le est indiqué; les derniers, enfin, à qui la gravité de leurs blessu lit la marche, sont transportés par tous les moyens que procurent le équipages, les transports auxiliaires ou les réquisitions, Les m et de litières ne doivent jamais quitter l'ambulance rs prêts à marcher avec elle.
» Sil'évacuation des ambolances de bataille n'a pu se terminer avant | g mée se remette en marche, on laisse en arrière quelques des infirmiers pour prendre soin des blessés qui attendent leur ur di on ; le gros dé l'umbulance suit l'armée, et les médecins laissés en rrière avec les infirmiers la rejoignent dans le plus bref délai. Les chargements des caissons d'ambulance doivent toujours être 1 nus au Re : après chaque affaire, le chirurgien en chef de l'a À e de l'état des instraments, dés quantités de linge et desn Mébloyés, et pourvoit aux besoins par des seront SAS 43 réserve ou par des demandes à la réserve d'approvisionnes er général.
avons indiqué, dans le cours de cet ouvrage, les moyens de | aux pansements et aux appareils les plus simples, les plus légers
eat rh Che MDN fournies par SG. Kéé, lieutenant-colonel chirurgien 419).
pavillon de malades contient une salle de 60 lits, et d à chacune de ses extrémités : l'une est destinée à la sup 8, l'autre au dépôt du linge, des médicaments et des ob} ement de première nécessité; la troisième est une salle de b un cabinet d'aisances, Les latrines sont toujours placées à l'exti centrique des salles et munies de tonneaux qui sont vidés et s les nuits.
s pavillons sont faits en planches non rabotées, imbriquées les un » autres, et ils sont couverts de toits Également en planchés et revêtus > papi gondrouné. Le plancher est en bois et éleréde 2 piels au-deen# ns # les parois sont blanchies à la chaux; elles sont de plus revêtues à d'une couche de plâtre partant du plancher jusqu'à une hate S pieds.
les de malades ont 187 pieds dé long sur 24 de large, 16 pieds: qu'à l'origine du toit, et 30 pieds jusqu'au sommet de és sont percées de 34 fenêtres les unes vis-à-vis des autres, de qu
s, ue à chaque bout et deux au milieu, l'une en face de l'autre ste une allée de 11 pieds de large entre les deux rangées de lits. Q 1e salle est pleine et contient soixante malades, il y a pour chacun d' Î carrés de surface et 1450 pieds cubes d'air.
eux avisés qu'un certain nombre d'administralions soit publiques ail
les chirurgiens américains ont appliqué à leurs salles de ma= "\
les moyens de ventilation les plus conans, les plus simples MERE : ils ont pris l'air por à l'extérieur par le bas de la salle, ils:
de l'air échauffé et contaminé par la partie supérieure, A. quatre larges ouvertures garnies d'un grillage solide, sont percéus ce régulière dans le plancher de la salle et communiquent au-dessous avec l'air extérieur, par des tuyaux de bois ; tandis que le MER est ouvert en ventilateur sur toute la longueur du b et 447). :
# celte disposition on oblient une abondante provision d'air { saison chaude et les températures
atmosphériques les portes et les fenêtres sont fermées. En hiver, le = de édit,