MILITAIRES
Les Archives de Médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, qui font suite au Recueil de Mémoires de médecine , de chirurgie et de pharmacie militaires, représentent presque une publication nouvelle, plus limitée dans son cadre médico-militaire et affectant des tendances plus actives vers les recherches personnelles ou bibliographiques. Quiconque a parcouru les publications similaires étrangères dont quelques-unes ont cependant une grande valeur, n’hésitera pas à lui accorder la première place '.
Nous aurions mauvaise grâce à insister sur les écrits de chirurgie d'armée d'un Recueil que chacun de nous possède et garde religieusement. Nous nous contenterons d’y relever, comme Mémoires originaux : Un travail de Du Cazal et Zuber sur l'utilisation des fleuves et canaux pour V évacuation des malades et blessés graves1 2 * * * * 7 * 9; une étude de de Santi sur les blessures produites par les baguettes de fusil ' et les plaies du cœur par armes à feu 4 ; des mémoires d’Edmond Delorme sur le paquet antiseptique du soldat et de son utilité*', sur la valeur des résections traumatiques au point de vue des résultats cliniques et fonctionnels* , sur un appareil pour la contention des fractures de l’humérus par coup de feu' ; ceux de Ghavasse sur les contusions et les ruptures de l'intestin sans lésions apparentes des parois abdominales* , sur la rotation tardive des fragments dans les fractures du maxillaire inférieur par armes à feu0, le mémoire d'AuDET sur les pansements antiseptiques dans l’armée 10 11 ;
Signalons les aperçus de Senut sur l’emploi d’une bretelle hémostatique "y
1. Notre Journal de médecine militaire est non seulement le plus substantiel, mais il est aussi, comme nous l'avons dit déjà plus haut, le plus ancien de tous les journaux médicaux militaires. Rappelons que son premier volume parut en 1815. Le .tournât médicomilitaire russe i Woienno medizinski journal isdawaieni) ne date que de 1823 et à côté de documents médicaux il renferme d’autres travaux étrangers à la médecine humaine. Les
Archives médicales heUjes, organe du corps de santé militaire, peu riches en écrits originaux
et représentant plutôt un journal de vulgarisation, n’ont commencé à paraître qu'en 1847. Le Journal de médecine militaire italien, fondé par Riberi en 1852, a les mêmes tendances que le Journal belge. La Gazette médico-militaire prussienne, fondée par Abel et Loëffler en 1863, n'eut qu’une courte durée et ce ne fut qu’après la guerre de 1870-71 que vit le jour la
Deutsche militiirUrztliche Zeichrift, dirigée par Leuthold et Bruberger. C’est le seul journal médico-milituire qui comme importance se rapproche du nôtre sans cependant l’égaler. A cette publication est joint le Jahreshericht de Roth, excellente et fort consciencieuse Revue qui dénote de la part de son auteur une activité scientifique très soutenue. Les journaux autrichiens, suédois, espagnols, peu importants d'ailleurs, sont de date récente.
Non seulement aucun journal médico-militaire, mais même aucun journal médical civil, ne peut accuser de beaucoup si longue origine que le Journal de médecine militaire français.