‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 272 sur 460 · ÉTRANGERS A PARTIR DE 1850 JUSQU’A NOS JOURS · texte numérisé non relu

ÉTRANGERS A PARTIR DE 1850 JUSQU’A NOS JOURS

Pendant qu’en France trois grandes guerres et plusieurs campagnes hors d’Europe avaient fourni il nos chirurgiens matière à ces écrits de valeur que nous avons appréciés, dans des pays plus ou moins voisins du nôtre, ainsi que dans le nouveau monde, de grandes luttes ouvraient de vastes champs d’expérience aux chirurgiens. Dans un résumé rapide, nous allons rappeler les noms des auteurs dont les écrits ont été inspirés par ces campagnes et nous signalerons, chemin faisant, les ouvrages plus généraux qui ont vu le jour dans leur intervalle.

Après la guerre du Schlesswig-Holstein parurent, en Allemagne, les opuscules de Ross \ d’EsMARCii1 2, de Niese3 4. Les chirurgiens obéirent, pendant cette guerre, aux tendances conservatrices que les chirurgiens français venaient de remettre en honneur. Ils cherchèrent de plus à s’éclairer sur la valeur des résections articulaires et diaphysaires. Stromeyer 1 (de Hanovre) et Harald Schwartz5 6 puisèrent dans cette lutte une partie de l’expérience que le premier consigna dans ses Maximes, ouvrage classique en Allemagne. Les traités de Stromeyer et de Schwartz furent bientôt suivis par ceux de Loiimeyer fi et de Lceffler7.

Dans notre étude sur la guerre de Crimée , nous avons parlé des écrits des chirurgiens anglais et russes auxquels cette lutte a donné naissance, et. signalé les noms de Mattiiew, de Macleod et de Pirogoff.

La guerre d'Italie de 1859, durant laquelle l’administration française fit jouer un si beau rôle aux chirurgiens de l’armée sarde , fournit entre autres à Cortèse8, à Baraffio 9, et aux premiers classiques autrichiens, Demme10 et Neudôrfer11, les matériaux de leurs écrits. Appia12 (de Genève), qui était venu visiter les hôpitaux franco-sardes, a consacré également à cette guerre un opuscule dans lequel la partie épisodique occupe autant de place que la partie scientifique.

1. Ross G., Militüriirztliches aus dem ersten Schlesswi(/-Holsteinschen liriege. Altona,

2. Esmarch, liber die resectionen nach schusswunden-. Kiel, 1851.

3. Niese, Todte und Invalide der Schlesswig-Ilolstein armee aus d cm Jahren. 1848, 49, 50, 51. Kiel, 1852.

4. Stromeyer, Maximen der Kriegskeil/cunst. Hanover, 1855. II aufl., 1861.

Stromeyer a encore laissé en dehors do ses Maximes deux ouvrages intitulés : Des

lésions des os par coups de feu (Ueber die bei Schusswunden verkommenden knochenverletzugen). Fribourg, 1850. Expériences sur les plaies d'armes à feu en 1866 (Erfahrungen ueber Schusswunden im Jahre 1866). Hanovre, 1867. Signalons encore une autobiographie qui a pour titre : Souvenirs d’un vieux médecin allemand.

5. Harald Schwartz, Beitriige zur Lehre von den Schusswunden. Scldesswig, 1859.

6. Loiimeyer, Die Schusswunden und ihre behandlung . Gottingen, 1855.

7. Lofflf.r, Grundsdtze und llegeln fur die behandlung der Schusswunden im Kriege. Berlin, 1859.

8. Cortèse, Considerazioni pratiche si/llc feritc da arma da fuoco osservata nella uHirnn guerra. Torino, 1859.

Guida teoretico pratica del medico militare. Torino, 1862-63.

Page 1