‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 277 sur 460 · V PE RI’ U SUR LA CHIRURGIE MIL. FRANC. DEPUIS PARÉ · texte numérisé non relu

V PE RI’ U SUR LA CHIRURGIE MIL. FRANC. DEPUIS PARÉ

En Russie, l'apparition du Manuel de chirurgie de guerre d’H eyfelder1 2 ;en [ ngleteire, lo Manuel de Porter 3 et le Traité des Plaies d' armes à feu de Longmore', livre à juste titre classique dans ce pays. Son auteur avant de le faire paraître, était déjà connu par son volumineux et substantiel travail sur le transport des malades et des blessés. Le livre de Robert4 5 6 en est, chez nous, l’analogue.

Eu Allemagne, les Manuels de Scuauenburg3, d’EsMARCii Ket deLANnsBERGER7 ne sont que des travaux de vulgarisation desquels on peut rapprocher le livre français d’AuDET8.

Les écrits étrangers portant sur des points spéciaux de la chirurgie de guerre sont en outre assez nombreux. Mais ils ne peuvent prendre place ici. Nous en reparlerons ultérieurement.

APERÇU SUR LA CHIRURGIE MILITAIRE FRANÇAISE DEPUIS PARÉ JUSQU’A NOS JOURS

Les développements que nous avons donnés à notre étude des progrès de la chirurgie militaire pendant chaque grande période, nous dispensent d’y revenir longuement dans cet aperçu général.

Nous avons vu la chirurgie militaire française disputer la première place à l’Italie dès la seconde moitié du xvi° siècle, puis la dépasser. Nous l'avons vue occupersans conteste le premier rang auxvncetauxvmcsiècle, distançant de beaucoup la chirurgie militaire de toutes les nations. Jusqu’au com mencement de la seconde moitié de ce siècle aucune autre ne pouvait lui être comparée avec avantage.

Au xvi° siècle, elle commence à établir ses doctrines et à débarrasser ses pratiques d’un empirisme grossier ; au xvne, elle continue danscettevoie et s’organise; au xvuie ,elle soumet à une judicieuse critique les matériaux accumulés par les devanciers, les classe, les coordonne, fixe l’étendue du cadre de la chirurgie de guerre, établit des préceptes généraux presque

tiinattaquables, simplifie la thérapeutique, précise les limites de l’intervention active et de la conservation, et prépare les périodes actuelles. L’impulsion ■ donnée à l'organisation sanitaire égale l’impulsion scientifique. Le corps les chirurgiens militaires constitué par un personnel qui présente les plus

Ifchautes garanties de savoir, dirigé par les premiers chirurgiens du royaume, règle à l’armée ses moyens d’action de la façon la plus rationnelle et la plus lîtendue. Les chirurgiens des autres Étals de l’Europe viennent s’inspirer

1. Heykelder, Manuel de chirurgie de guerre, traduit en français par le Dr Rapp, nédecin-major de 2c classe. Paris, 1875.

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