‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 289 sur 460 · CARTOUCHE A BALLE, MODÈLE · texte numérisé non relu

CARTOUCHE A BALLE, MODÈLE

a. Collet. — b. Raccordement. — c. Corps de l’étui. —

d. Culot. — e. Bourrelet. — f. Enclume, --g. Logement de l’amorce. — h. Évents. — i. Amorce. — kk. Rondelle de carton (lubrificateur). — l. Rondelle de feutre (lubriticateur). — »z. Balle. — n. Papier-enveloppe.

décrivent un tour complet sur une longueur de 0m,55. Cette longueur s’appelle le pas de la rayure. Les rayures ont une largeur de i mill. 32 et une profondeur uniforme de 0 mill. 23; elles se prolongent en mourant jusqu’à la chambre de l'arme. Les parties en relief qui séparent les rayures se nomment pleins ou cloisons.

Le calibre du canon est de 11 millimètres.

La chambre qui sert à loger la cartouche a des dimensions et une forme en rapport avec cette dernière. Quand la cartouche est à fond, la balle se trouve à l’origine des rayures.

Le canon des carabines modèle 1874 et modèle 1866-74, dont sont armés tous les cavaliers de l’armée française, les hommes non montés du train, etc., présente les mêmes dispositions.

Les- cartouches des carabines, des fusils français et celles de toutes les armes portatives des armées européennes esta étui métallique. Cet étui en laiton, fait d'une pièce, présente à son extrémité postérieure ou culot un évidement qui sert de logement à l’amorce. En avant il se rétrécit pour s’ajuster mr la balle.

Les balles de nos fusils et celles de toutes les armes étrangères sont

DESCRIPTION DES ARMES

faites de plomb. La fusibilité de ce métal, son peu de dureté qui l'empêche de dégrader les armes, sa grande densité (1 1,1) qui le place dans les meilleures conditions pour vaincre la résistance opposée par l’air au mouvement des projectiles, l’ont fait préférer aux autres métaux.

Après avoir été coulé, le plomb est comprimé. Dans l’intérieur d’une balle coulée, il se forme souvent, en ellet, des soufflures qui nuiraient à sa portée, si on ne les faisait disparaître par la compression. La compression augmente en même temps la densité du métal et donne à la forme et aux dimensions du projectile une plus grande régularité. On allie quelquefois au plomb, de l’étain, du zinc ou de l’antimoine pour augmenter la dureté des balles.

Le résultat est obtenu, mais quelque peu aux dépens de la vitesse et de la portée.

La partie antérieure des balles employées tant en France qu’à l’étranger est ogivale et le corps du projectile tronconique. La partie postérieure ou culot présente un léger évidement en forme de calotte sphérique destiné à loger le tortillon ou calepin.

Sur la balle modèle 1879, l’ogive terminée par un méplat, a 13 mill. 5 de long; le corps 14 mill. 23 (voy. 13, fig. 14); la longueur totale de ce projectile est de 27 mill. 75, son poids de 25 gram. et son calibre ou diamètre de 11 millimètres. Il diffère à peine de la balle modèle 1874

(voy. 12, fig. 14).

La forme allongée et la terminaison en pointe mousse des balles cylindro-coniques leur permet de traverser l’air plus rapidement.

La longueur de la balle modèle 1879 est d’environ 2 fois 1/2 son calibre. Gelle de toutes les armes actuelles oscille entre 2 et 3 fois leur calibre.

Pour empêcher le contact direct du plomb avec le canon de 1 arme et pour éviter aussi l’emplombage de rayures qui nuirait à la justesse du tir, on enroule autour de la balle jusqu’à la naissance de 1 ogive un papier mince, tenace, parcheminé, appelé calepin, qui ne fait autour de la balle ni pli, ni ride, et lui adhère si fortement qu il ne peut se dérouler pendant le mouvement de rotation du projectile dans 1 àme de 1 arme. La partie du calepin qui dépasse la balle en arrière, forme un tortillon qui m* loge dans le culot. Le calepin se sépare toujours du projectile pendant >a course dans l’air.

La balle est séparée de la poudre dans toutes les cartouches françaises et étrangères par un lubrificateur, disque de 4 millimètres d épaisseur, fonné d’un mélange de graisse et de cire ou simplement de cire comme dans certains modèles de cartouche (voy. fig. 13, page 377). Le lubrificateur est enj touré de papier, excepté dans le point qui correspond au tortillon du calepin auquel il se colle au moment du tir et qu’il empêche d’accompagner la balle.

Enfin la partie de la balle qui sort de l’étui et la moitié environ du calepin sont recouvertes d’un mélange de graisse (4 parties) et de cire jaune (1 partie) qui facilite encore le glissement de la balle dans les rayures.

Les poudres utilisées dans les cartouches métalliques et les gargousses des canons se chargeant par la culasse sont moins vives que celles qu on

employait autrefois.

La charge de poudre de guerre contenue dans les cartouches du fusil Gras, modèle 1874 et 1879, est de 5 gram. 25 de poudre F1, composée de

Fio. 14.

bali.es des fusils actuellement en usage dans les armées.

(Grandeur naturelle. )

Allemagne. .

Angleterre.

Autriche . .

Belgique . .

Dankmarok .

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