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DESCRIPTION DES ARMES
MATlilUEL DE SIÈGE ET DE PLACE
Les pièces du matériel de siège cl de place, destinées surtout à détruire des obstacles puissants, sont habituellement de gros calibre. En France,
Fig. 32. Fig. 33. Fig. 34.
Fig. 30. Obus de rupture. — Fig. 31. Boîte à boulets, à balles ou à caffuts. a, sabot; b, culot en fer; c, enveloppe cylindrique en tôle adhérente au sabot et au couvercle. — Fig. 32. Bombe de 32 cent, lancée par le mortier de 32. Son intérieur est rempli de poudre. On voit sur la figure les deux trous dans lesquels s’engage la poignée. — Fig. 33. Appareil Moisson. — Fig. 34. Cartouche du canon* revolver de l'artillerie de place. Elle renferme 4 balles sphériques du poids de 32 grammes.
elles comprennent : 1° un canon de 120 millimètres ; 2° un canon de 155 millimètres; 3° un mortier raijè de 220 et un de 270 millimètres.
Le canon de 120 millimètres lance un projectile de 17k,800 dont la vitesse initiale est de 480 mètres et la portée maximum de 9 200 mètres.
L’obus ordinaire du canon do 155 millimètres est celui du canon de 120 millimètres dont il ne diffère que par les dimensions; l’obus balles renferme 270 balles de 16mm,7 do diamètre, pesant 26 grammes chacune.
Les canons de siège lancent encore des obus de rupture. Ceux-ci se distinguent des obus ordinaires par l’énorme épaisseur que présente leur paroi surtout au niveau de leur tète (fig. 30).
Le matériel de réserve de siège compte un grand nombre de pièces : les canons rayés de 12, de 21 de siège, les mortiers lisses de 15, 22, 27, 32 centimètres; le canon 24, 138 de place , etc., etc. Les canons lancent : des obus ordinaires, des obus à balles, des boîtes à mitraille; les mortiers lisses, des bombes, des projectiles renfermés dans l’appareil Moisson, dans l’appareil à tige cannelée ou dans la boite à boulets à balles, ou à cafluts.
Arrêtons-nous un instant aux projectiles dos mortiers, ceux des autres pièces ayant été décrits d'une façon générale :
La bombe est un projectile creux qui pèse vide 72 kilogrammes et qui i est employé pour détruire des abris (fig. 32).
Dans Y appareil Moisson, tonneau coupé parle milieu, et qui éclate à sa sortie du mortier, sont réunis 14 obus sphériques ou 14 grenades (fig. 33). Dans Y appareil à tige cannelée, ces mêmes projectiles sont maintenus dans les rainures d’une tige. La boite à boulets ressemble à la boîte à mitraille. Elle contient trois couches de 7 boulets de 8 ; chargée de balles, elle renferme 150 à 165 balles n° 2, du poids de 400 grammes chacune (fig. 31).
Enfin, l’approvisionnement en projectiles des parcs de siège comporte encore un petit obus de 81 millimètres de diamètre appelé grenu, de, qu’on lance à la main. 11 n’a que 10 millimètres d’épaisseur de paroi, renferme 110 grammes de poudre et est armé d’une petite fusée en bois, spéciale.
Des canons a balles ( mitrailleuses ). Le système provisoire d’artillerie en vigueur avant le système définitif actuel comprenait une quatrième pièce, le canon à balles. Cet engin, qui fit sa première apparition sur les champs de bataille de la guerre de 1870-71, ne figure plus aujourd’hui, en France, comme dans les pays qui l’avaient adopté, que dans le matériel de réserve des places. Le canon à balles lance des balles à peu près semblables à celles des armes portatives à des distances que le fusil d’infanterie et les boîtes à mitraille ne peuvent atteindre (3400 mètres). Cette pièce est formée par la réunion d’un certain nombre de canons rayés disposés jointivement par rangées. On présente simultanément à ces 25 canons 25 cartouches métalliques renfermant I2g,6 de poudre comprimée et une balle cylindro-conique, ogivale, du poids de 54e, 2. Le diamètre de cette balle est, à l’arrière, de 13mm,6, sa hauteur de 4 centimètres.
Le canon-revolver français lance actuellement des balles du poids de 32 grammes (fig. 34).
DONNÉES BALISTIQUES RELATIVES AUX GROS PROJECTILES ET SPÉCIALEMENT AUX OBUS