Pépin. Thèse de Paris
rieure de l’artère et un autre entre l’atlas et l’axis1, à moins qu’on ne préfère encore le tamponnement antiseptique. A la partie supérieure Duplay recommande une ligature directe achetée, au besoin, au prix du
PLAIES DE LA REGION ANTÉRO -LATÉRALE
à la présence d’une balle de pistolet qui séjourna deux ans dans la veine jugulaire. A l’autopsie du blessé on trouva la' balle logée dans des tissus de nouvelle formation.
Giraldès constata, à l’autopsie d’un blessé atteint d’un anévrysme artériosoveineux sous-clavier, la présence d’un fragment de plomb entre la veine et l’artère.
Hutin a trouvé, entre les scalènes, une balle qui avait ulcéré l’innominée.
IIeck, sur un soldat qui, vingt jours après sa blessure succomba à une hémorrhag ie foudroyante, retira de la sous-clavière un fragment d’humérus qui s’y était implanté. Otis signale un fait semblable dû à Smitu.
Un jeune homme, frappé d’une balle de pistolet au-dessous de l’œil droit, succomba seize jours après l’accident, à l’ouverture intempestive d’un anévrysme palatin. Lée fit, à l’autopsie, l’extraction d’une balle qui s’était logée dans la paroi postérieure de la carotide interne.
Otis parle d’un blessé de Chancellorsville qui pendant sept ans garda une balle mtre le plexus brachial et la sous-clavière. Des troubles graves de l’innervation avaient été la conséquence de cette blessure. Lincoln trouva la balle croisée par une branche du plexus. Son ablation fit disparaître les accidents observés.
Dans un fait de Larrey, un fragment de baïonnette comprimait le laryngé supérieur et empêchait l'articulation des sons.
Des balles perdues dans le cou ont ulcéré la paroi postérieure du pharynx.
Wolzendorf a réuni trois observations de blessés chez lesquels des balles, après avoir séjourné dans le cou en donnant lieu à des accidents plus ou moins graves, ont consécutivement perforé le tube pharyngo-œsophagien et ont été retrouvées dans les selles1.
Un sous-officier blessé à Fontenoy par une balle qui pénétra au niveau du cartilage thyroïde rendit sa balle seize jours après la blessure (Percy). Même observation a été fournie par IIennen.
Une balle se réfléchit sur la face gauche du cartilage thyroïde et pénétra le mu. Aphonie, toux, dyspnée, laryngisme, douleurs violentes déterminées par les ; mouvements de la tète et de la déglutition, tels furent les symptômes qu’on obr -serva tout d’abord. Le vingt-huitième jour, la balle fut éliminée par les selles et une dysphagie persistante et la coarctation de l’œsophage ne laissèrent aucun doute K ^sur sa perforation (Demme).
On a trouvé des balles entre l’os hyoïde et le cartilage thyroïde, entre le conduit laryngo-trachéal et les vaisseaux carotidiens; certaines sont - ; ’estés fixées dans la paroi laryngée (Otis) ou sont tombées dans l’un de ses i ^inus après avoir perforé une paroi. Taüber en a rapporté un exemple, mais lia plus remarquable des observations de corps étrangers logés dans le larvnx est due à Fauvel2.
Ce laryngologiste retrouva, dans le repli ary-épiglottique gauche, une balle qui, dix ans auparavant, avait pénétré au niveau de l’angle externe de l’œil du même ôté. Le blessé n’avait éprouvé d’accidents que dans les derniers temps; il se plai-
.irnait de percevoir la sensation d’un corps dur arrêté dans la gorge au niveau du bord supérieur gauche du cartilage thyroïde. L’examen laryngoscopique fit constater à gauche une tumeur noirâtre, mamelonnée, irrégulière, d’aspect mélanique au niveau de l’infundibulum laryngien, masquant les trois quarts inférieurs ide la corde vocale inférieure gauche (fig. 280). On pensa à un cancer, puis a une i phtisie laryngée, du fait d’un œdème arythéno-épiglottique ; quinze jours plus tard, a tumeur changea d’aspect. L’exploration directe lit alors penser à un ostéome. Fauvel tenta de l’enlever avec une pince; il ne parvint qu’à amener des débris de