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DÉCOCTION FAIBLE

Prenez le résidu de la décoction forte :

Racine de salsepareille ,

onces

vj.

Eau de fontaine ,

livres

Faites bouillir , et , sur la fin de la coction

, ajoutez

Poudre d’écorce de citron, j Poudre de cinnamome , !

. ana gros

iij.

Poudre de cardamome , j

Racine de réglisse ,

gros

vj.

Vous aurez 16 livres , à diviser en 8 bouteilles.

Nous devons parler ici du traitement proposé par Dzondi[ 2)’ dans lequel le malade reçoit un cinquième de grain de sublimé dans quatre pilules A prendre immédiatement après son repas. Tous les deux jours on augmente de deux pilules; en

(1) Cliélius , Annales cliniques de Heideberg , vol. I , cah. 1 , page 116.

(2) Dzondi , Neue Heilart der Lustseuche. nalle , 1832. Simon jeune , (Jeber den Sublimât und die Inunctions-

cur, etc. Hambourg , 1820.

Bartels , Journal de GracTe , vol. IX , page 513.

TRAITEMENT

sorte que, le dernier jour du traitement, qui dure ttn mois, le malade prend en une seule fois un grain- et demi de sublimé. Fendant ce traitement le malade doit être à un régime modéré , se tenir chaudement , boire de la tisane de salsepareille. Lorsque le traitement est interrompu par l’apparition de la salivation, on doit, dès qu'elle a cessé , reprendre l’usage des pilules au même nombre que le malade en prenait avant de suspendre le traitement. Lorsque, avant ce traitement, le malade a pris une grande quantité de mercure, on doit le préparer à cette nouvelle médication par du soufre pris à l’intérieur ou des bains sulfureux.

D’après Kluge (1) ce traitement mérite de fixer l’attention; il est surtout très-énergique contre la carie et contre les ulcères du nez.

Le traitement arabique a quelque analogie avec le traitement par la décoction de Zittmann. Voyez à ce sujet. :

Gandy , Aperçu sur le traitement dit arabique , etc. Montpellier, 1817.

Klaalsch , Magas. de Rust , vol. XVII , page 177.

Schaeffer , Diss. sur l’emploi du traitement arabique. Slrasb. , 1825.

797. Si maintenant nous comparons ces trois modes de traitement sous le rapport de leur énergie, nous devons préférer les deux premiers au dernier. D’après mes expériences le traitement de Weinhold dompte la maladie plutôt qu’il ne la guérit réellement ; souvent il ne peut être supporté , et détermine quelquefois une altération profonde, et très-difficile à guérir, des fonctions du tube digestif; et, sous ce rapport, les résultats de mon expérience sont d’accord avec ceux de beaucoup d’autres praticiens. Le traitement par les frictions et la décoction de Zittmann agissent en général avec plus d’efficacité. Le dernier de ces deux trailemens est beaucoup moins pénible pour le malade , et expose à moins de dangers : aussi j’emploie toujours de préférence la décoction de Zittmann , et je n’ai recours au grand remède que dans les cas où cette décoction a été sans résultat. Je dois dire enfin que j’ai obtenu de beaux résultats avec cette décoction, non-seulement dans toutes les formes de la syphilis , mais encore dans plusieurs autres maladies invétérées.

Wltlcke , Diss. de Weinholdii liydrarglruni adhibendi methodo. Derol. , 1821.

Neumann , Journal de Gracfe e t Wallher , vol. XVII , page 1 .

J'ai vu , et tous les élèves qui suivaient les cliniques chirurgicales de l’Hôtel-Dieu ont pu voir , les beaux et prompts résultats que Dupuylren obtenait contre la syphilis , quelle que fût la forme sous laquelle elle se présenlàt. Ce traitement réunit les mercuriaux aux sudorifiques et aux caïmans.

Les sudorifiques sont donnés sous la forme de tisane et de sirops; le deuto-chlorure de mercure et l’opium , sous forme de pilules. Voici comment Dupuylren les conseille :

Dans le cours de la journée on prend la tisane suivante : squine , salsepareille , gaïae , de chaque demi-once dans deux livres d’eau ; on fait bouillir jusqu'à réduction d’un tiers. Dans le premier verre de cette tisane , pris à jeun, le matin, et dans le dernier , que l’on prend le soir , on ajoute deux onces de sirop sudorifique. Cette boisson doit toujours être prise chaude.

(1) Magas. de Rust, vol. XXVI, page 211.

Le matin , à midi , et le soir , une heure au moins avant le plus prochain repas , on prend une pilule composée de Deuto-chlorure de mercure , 1/8 à 1/5 de grain ; Extrait de gaïae. 2 grains ;

Extrait aqueux d’opium. 1/2 grain.

Due diète modérée et de la chaleur ajoutent beaucoup à l'efficacité de ce traitement. Du reste on ne fait aucun traitement local.

Dupuylren a adopté pour règle géne'ralc , dans le traitement des affections syphilitiques constitutionnelles , de continuer! emploi des moyens que nous venons d’indiquer, après la disparition complète des symptômes locaux , pendant un temps égal à celui qui a été nécessaire pour dissiper ces symptômes.

De cette manière les symptômes locaux deviennent en quelque sorte le thermomètre de l’efficacité des moyens internes, et. ils disparaissent presque constamment après quelque temps de leur usage , savoir : les douleurs , au bout de huit à dix jours ; le caractère vénérien des plaies et ulcères, au bout de quinze à vingt jours; les indurations, les excroissances et les ulcères , au bout d’un mois à six semaines j les exostoses , en dernier lieu (l).

( Noie du traducteur.)

Consultez .•

Blasius (2) emploie l’oxyde rouge de mercure de la manière suivante : dans les cinq premiers jours le malade prend ce médicament à la dose de 2/5 de grain ; tous les cinq jours on augmente la dose d’un cinquième jusqu’à ce que la maladie paraisse diminuer : alors on retourne par degrés à la première dose. On donne ce remède en poudre ou en pilules , d’après les formules indiquées ci-après. II est rare qu’on arrive à en donner plus d’un grain dans les vingt-quatre heures , et souvent les accidens cessent avant qu’on soit parvenu à une telle dose ; il est cependant certains individus qui en ont pris durant quelque temps jusqu’à deux grains par jour. Le régime doit être sévère ; les malades peuvent toutefois vaquer à leur affaires , pourvu qu’ils ne commettent pas d'excès. Cette circonstance doit faire préférer l’oxyde rouge au sublimé et au calomélas. On sait que, lorsqu’on se sert de ces dernières substances, le moindre écart de régime commis pendant le traitement a souvent des conséquences très-graves. Ses applications locales sur les condylomes et les ulcères sont de peu d’utilité ; la propreté seule est suffisante.

Assez souvent l’usage du précipité rouge détermine des douleurs d’estomac ; celles-ci cèdent facilement aux boissons mucilagineuses ; les nausées et les vomissemens cessent si l’on a soin d’administrer , après la poudre , une infusion de mélisse ou d’autres plantes aromatiques ; enfin on prévient ou l’on combat la diarrhée en associant l’opium à l’oxyde, i.es accidens sont d’ailleurs plus rares que ceux qui résultent de l’emploi du sublimé , et l’on n’observe jamais les douleurs de poitrine et les crachemens de sang qui suivent l’administration de ce dernier.

L’oxyde rouge produit fréquemment la salivation ; on fait cesser celle-ci en diminuant la dose à laquelle on l’emploie. Il serait peu convenable d'administrer ce médicament au début de la syphilis , son action étant trop lente ( quarante jours au moins ) , et le calomélas agissant beaucoup plus promptement.

Four combattre les symptômes rebelles de la syphilis, les douleurs osléocopes , les ulcères du pharynx , etc. , Blasius emploie de préférence la décoction de Zittmann. Dans tous

(1) Marx et Paillard , Journal hebdomadaire, T. VI, page 25 , 1832.

Ratier , Formulaire des hôpitaux. Faris , 1832 , page

(2) Allgcmeine medicinische Zeitung.

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