‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 162 sur 444 · XII. Luxations du genou · texte numérisé non relu

XII. Luxations du genou

' Siebold’s Chfron , vol. 1, page 33.

Boyer } Dictionnaire des sciences médicales, T. LV, page

A. Cooper, Trad. de Chassaignac et Richelot , page 31.

991. Les luxations du genou sont rares à cause de la grande solidité que présente son articulation. Cependant elles peuvent avoir lieu en avant, en arrière, en dehors et en dedans; le plus souvent elles sont incomplètes. Dans toutes ces luxations les ligamens et quelquefois les tendons qui concourent à la solidité de l’articulation sont déchirés ou du moins considérablement distendus. Dans quelques cas les nerfs et les vaisseaux du creux poplité sont lacérés , et les extrémités articulaires font saillie à travers la peau déchirée. Ces luxations ne sauraient être méconnues à cause des saillies considérables que font le tibia d’une part , et , de l’autre , les condyles du fémur.

992. La réduction de ces luxalions se fait ordinairement sans beaucoup de difficultés. Le malade étant suffisamment fixé , des aides font une exlen-

(l) Exercit. pathologicæ, page 91.

LUXATIONS DU l’ÉRONÉ. — LUXATIONS DU PIED.

i sion convenable sur la Jambe, tandis que le chirur- I gien , appuyant, d’une main , sur la saillie du tibia , et , de l’autre , sur celles que forment les condyles , fait la coaptation. Lorsque la réduction est faite, les antiphlogistiques les plus énergiques, le repos et la position du membre doivent être mis en usage pour prévenir ou combattre les accidens inflammatoires. On empêche la reproduction de la maladie et on favorise la réunion des ligamens déchirés à ! l’aide de deux attelles. Lorsque la douleur et la tuméfaction ont disparu , on fait exécuter au membre de légers mouvemens. S’il reste de la faiblesse dans ! l’articulation, on la combat par des frictions spiritueuses , dont on seconde l’action à l’aide d’une

I genouillère. S’il survient une violente inflammation, elle peut déterminer l’ankylose, la suppuration , la gangrène , etc. ; et le traitement doit être le même que celui indiqué plus haut contre les plaies des articulations. Lorsque les surfaces articulaires ont traversé les tégumens , on voit si souvent survenir des accidens graves qu’on doit pratiquer immédiatement l’amputation. Les exemples rares de guérison, dans des cas pareils , ne peuvent en rien faire dé-

Jvier le praticien de cette règle , que nous regardons comme générale.

Lorsque , les ligamens qui unissent le cartilage semi-lunaire

!au tibia étant très-relâchés , une forcé extérieure agit sur les orteils, par exemple, le pied étant tourné en dehors , ce cartilage peut glisser hors de sa place normale , dans ce cas il s urvient une douleur très-vive, de la tuméfaction, l’impossibilité d’étendre complètement Sa jambe ; sans déterminer une déformation du genou. On remet le cartilage dans sa position I naturelle en fléchissant la jambe autant que possible. Par là la pression du fémur sur le cartilage cesse , et ce dernier reprend sa place au moment où on étend la jambe (1); on fortifie ces ligamens articulaires à l’aide de frictions conve- I nables , et une genouillère suffit pour prévenir un nouveau déplacement.

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