I. Corps étrangers dans le nez
1542. Les corps étrangers introduits dans le nez peuvent y être retenus par le volume qu’ils acquièrent. Tels sont les pois, les haricots, etc., que les enfants s’introduisent souvent dans les fosses nasales ; et , si ces corps ne sont pas de nature à se gonfler par l'humidité , ils sont retenus , et comme enclavés par la tuméfaction que détermine leur préseuce.
COUrS ÉTRANGERS DANS L OESOPHAGE.
1543. L’extraction de ces corps étrangers est ordinairement facile lorsque la tuméfaction des parties n’est pas considérable; celle opération est encore facilitée par le ramollissement que la plupart de ces corps ont subie. On se sert pour les extraire d'une pince à polypes. Quand le corps étranger est saisi , si on ne peut le retirer en masse , on cherche à le mettre en morceaux afin de le retirer parties par parties.
Si, après une blessure de la face par arme à feu, des projectiles se sont arrêtes dans les fosses nasales, il survient ordinairement une inflammation et une tuméfaction si vives qu’il est impossible d’en faire l’extraction ; dans beaucoup de cas on peut les laisser dans le nez jusqu’à ce qu’ils soient entraînés par la suppuration; mais, si leur présence donne lieu à des accidents graves, il faut procéder à leur extraction. Quelquefois leur volume et leur forme particulière mettent au succès de l’opération un obstacle insurmontable, et forcent le chirurgien à fendre de bas en haut l’une des ouvertures nasales. Si on a été obligé d’agrandir l’ouverture nrturelle , il faut, dès que la balle a été extraite, réunir les lèvres de la plaie à l’aide de points de suture.
[La position et le volume des corps étrangers sont quelquefois tels qu’on ne peut les saisir avec une pince : dans ces cas Dupuytren (1 ) conseille de les pousser d’avant en arrière afin de les faire tomber dans la bouche : c’est cette voie qu’ils suivent ordinairement lorsqu’on leur donne le temps de sortir spontanément.]