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CANCER DE L'OMBILIC

Les tumeurs malignes de l'ombilic sont plus fréquentes que les tumeurs bénignes; pour 10 cas de tumeurs bénignes, Villar a relevé dans sa thèse 25 cas de cancer primitif et 18 cas de cancer secondaire. La prolifération des cellules épithéliales englobées dans la cicatrice ombilicale, et l'irritation de la région ont été mises en avant par Waldeyer et Blum comme causes de cette fréquence relative.

Les cancers de l'ombilic sont primitifs ou secondaires. On les observe surtout chez les adultes de quarante à soixante-dix ans.

Les cancers primitif* ne sont autre chose que de véritables épithélioma de la cicatrice ombilicale. Les anciennes observations intitulées cancers colloïdes, cancers encéphaloïdes, doivent être laissées de côté. Ces cancers se présentent

(») Deutsche Zeitschrift fur Chirurgie. 1883, Bd. XVIII, Heft i el il.

Fig. 6. — Adénome intestinal. (D'après Villar.) 1, glandes en tube. — 2, fibres musculaires lisses. — 3, follicule clos.

[P. MICHAUX

TUMEURS DE L'OMBILIC

sous l'aspect d'une plaque rougeâtre indurée, parfois enveloppée d'un bourrelet de peau saine et se prolongeant plus ou moins dans la profondeur. L'absence d'engorgement ganglionnaire mérite d'être notée.

Le cancer secondaire de Vombilic est tout différent. — Pendant que j'avais l'honneur d'être l'interne de Damaschino, j'ai observé deux tumeurs de ce genre; les observations en sont rapportées dans la thèse de Villar avec un certain nombre d'autres faits de Virchow, d'Heilly, etc.... : la tumeur ombilicale n'est plus alors que la continuation, l'expansion d'une tumeur cancéreuse de l'intestin, de l'estomac ou de l'épiploon; elle fait corps avec elle; parfois cependant elle n'est reliée que par quelques tractus blanchâtres suivant les vaisseaux du ligament suspenseur du foie (Damaschino, P. Michaux).

Ces tumeurs secondaires ne sont que très rarement opérables; il n'en est pas de même des tumeurs primitives, lorsqu'on est consulté à temps.

Une ablation large suivie de suture analogue à une suture de laparotomie peut dans ce cas donner de bons résultats.

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Par le Dr PAUL BERGER

Professeur de Clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Paris. — Membre de l'Académie de médecine.

Chirurgien de l'hôpital de la Pitié.

On donne le nom de hernies abdominales aux tumeurs que forment à l'extérieur les organes contenus dans l'abdomen en s'échappant à travers les parois «le cette cavité. Ces organes, pour sortir, profitent de quelques points faibles que présentent normalement les parois de l'abdomen : les hernies se font donc en des régions parfaitement déterminées et, suivant leur siège, on en distingue un certain nombre de variétés anatomiques, les unes communes, d'autres plus rares ou exceptionnelles, variétés dont chacune exige une description distincte.

Le point faible qui donne passage à la hernie résulte lui-même parfois d'une disposition transitoire, d'origine embryonnaire ou fœtale, d'une communication temporaire entre la cavité abdominale el l'extérieur qui, au lieu de disparaître avec la croissance, a persisté et a permis au déplacement viscéral de se produire: les hernies de cette espèce sont dites congénitales, terme impropre, puisque le plus souvent elles n'existent pas à la naissance, et que la disposition qui en favorise la production seule est d'origine congénitale.

Le plus souvent, c'est la dilatation d'un des orifices que présentent les plans musculeux et aponévrotiques de la paroi abdominale et qui donne passage à des vaisseaux ou à certains conduits, qui permet aux viscères abdominaux de s'engager dans ces orifices et de franchir la paroi. On donne le nom de hernies acquises à celles qui se forment par la pénétration brusque ou graduelle «les organes abdominaux dans les trajets qu'ils créent, de la sorte en y refoulant devant eux le péritoine pariétal.

A côté de ces hernies spontanées, il en est qui reconnaissent pour cause la distension d'une cicatrice résultant d'une plaie de la paroi abdominale. Ce sont les hernies traumatiques ou cicatricielles; si elles se rapprochent des hernies proprement dites par quelques-uns de leurs caractères cliniques, elles n'ont ni la même constitution anatomique, ni la même évolution; elles n'exposent (pic rarement aux accidents des hernies. Il en est de même des éventrations qu'on observe principalement à la ligne blanche, lorsqu'une distension prolongée, comme celle que produit la grossesse, a triomphé de la résistance des aponévroses abdominales; les tumeurs, appartenant à ces variétés, doivent être étudiées à part, et c'est lorsqu'il sera question des hernies de la ligne blanche et des hernies ventrales que leur étude trouvera sa place.

Dans les généralités qui doivent précéder la description des diverses espèces de hernies envisagées suivant leu>* siège, nous aurons donc principalement en vue les hernies spontanées et surtout les hernies acquises, dont la hernie ingui-

[P. BERGER

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