‹ Traite de chirurgie plastiqueChapitre 30 sur 45 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

AUTOPLASTIE CRANIENNE OSSEUSE.

L’autoplastie osseuse a été essayée plusieurs fuis sur l’homme, et des expériences assez nombreuses ont été pratiquées aussi sur les animaux ; c’est pour-

AUTOPLASTIE CRANIENNE OSSEUSE.

quoi je dois m’arrêter un instant à cette espèce de prothèse. M. Maunoir, dont tout le monde connaît l’habileté , recommande l’auloplastie osseuse après l’opération du trépan, dans l’intention de protéger le cerve|m. Wallher ayant pratiqué une perte de substance aux os du crâne sur un chien, remit en place le cylindre osseux enlevé, et celui-ci reprit parfaitement. Un an après, le chien ayant été tué, on aperçut à peine la trace du cal; l’os dans cet endroit était seulement plus pâle qu’ailleurs. Sur un homme qui, après avoir subi l'opération du trépan, n’offrit aucune lésion dans l’intérieur du crâne, Walther se conduisit de même, mais les choses ne se passèrent pas aussi heureusement que sur le chien ; il y eut de l’exfoliation et une suppuration qui dura pendant trois mois. Il s’échappa avec la suppuration une esquille qui n’était formée que par la table externe du cylindre osseux.

Enfin, on rapporte qu’un Russe qui avait perdu une partie des os du crâne se trouva guéri par l’application d’une portion osseuse empruntée à un chien.

Les expériences intéressantes de MM. Maunoir et Dubreuil méritent d’être prises en considération , et l’on ne peut repousser absolument, comme on l’a fait, la prothèse crânienne {'). Tout porte à croire

(') Ne voit-on pus des esquilles, des lames osseuses séparées reprendre après avoir été appliquées sur la surface d’où elles avaient été détachées.

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AUTOPLASTIE APPLIQUÉE.

qu’elle peut réussir, et dans certaines circonstances avoir un certain degré d’utilité. Enfin il peut se trouver des cas où son utilité soit formellement indiquée; mais je crois ces cas très rares, sans doute, car, en général, c’est pour des épanchemens, des collections purulentes que l’on pratique le trépan , et l’on sait qu’on est forcé de laisser au pus une issue pour qu’il puisse s’écouler. 11 n’en est pas de même pour les épanchemens de sang circonscrits, limités; on pourrait alors replacer le disque osseux après avoir enlevé la cause de compression.

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