OU POSTÉRIEURS DES FOSSES NASALES
Les anomalies congénitales sont très rares, et Moldenhauer, Hoppmann (Congrès allemand, 22 septembre 1887), n'en ont observé que quelques cas.
L'occlusion congénitale des orifices antérieurs est due à une cloison membraneuse, d'épaisseur variable : chez le nouveau-né, la respiration et l'allaitement seraient rapidement compromis si, par une opération hâtivement faite, on ne détruisait pas cette imperméabilité nasale.
Vocclusion congénitale des orifices postérieurs est, au contraire, de nature osseuse, et peut porter sur l'un ou les deux orifices. Schrôtter en a relevé dix cas auxquels il faut ajouter ceux d'Hoppmann, d'Obertuschen, de Keimer, éà Gottstein.
Ces mêmes oblitérations peuvent être acquises; en effet, flç9 adhéreiiçef^. .
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par l'amincissement qu'on lui a fait subir : avec ce procédé les tampons, d'un emploi toujours désagréable, deviennent inutiles.
Pour enlever les crêtes qui existent dans les fosses nasales, les tumeurs cartilagineuses qui doublent les déviations, on se sert de la scie, du bistouri, après incision de la muqueuse. Roberts transfixe les masses cartilagineuses avec une aiguille appropriée. Le docteur Seeler a conseillé l'usage d'une espèce de sonde cannelée sur laquelle on fait glisser un couteau triangulaire, ce qui opère une section très nette.
L'ablation de ces tumeurs du septum est absolument indiquée, dans le cas où elles coexistent avec des tumeurs adénoïdes; cette opération suffirait môme pour que l'état local et l'état général en obtiennent un grand bénéfice (Baratoux, loc. cit.),
L'électrolyse est un moyen précieux qui a été recommandé par Miot {loc, cit.) et par Garel, Noquet, Moure, etc., au congrès international d'otologie et de laryngologie (Paris, 1889, séance du 20 septembre). Le docteur Garel, de Lyon, a essayé cette méthode dans trente cas, et conclut qu'elle est simple, pratique et bien préférable à tous les autres procédés de traitement.
Voici le procédé du docteur Garel : il emploie des aiguilles formées de 3 à 4 centimètres de platine, effilées en pointes et reliées aux fils de la batterie ; il place jusqu'à 5 aiguilles à la fois reliées au pôle négatif, tandis que le pôle positif est placé à l'avant-bras. Pile de 24 éléments. Chaque séance dure environ i5 minutes et l'on doit attendre, pour une nouvelle séance, la chute des eschares.
D'après Miot, trois séances de galvano-puncture suffiraient pour obtenir la guérison; après élimination de l'eschare, il y aurait, d'après le môme auteur, une cicatrisation sans bourgeons charnus, si on emploie la galvano-puncture ; au contraire, avec la galvano-caustique chimique ordinaire, il se formerait des bourgeons charnus et un tissu cicatriciel.