ANOMALIES DES ORGANES INTRATMORACIQUES
• Il me sembla que si je fermais rorifice cutané à l'aide de lambeaux cruentés par leur face profonde, les mouvements du cœur suffiraient à empéchei* les adhérences d'èlre trop serrées et qu'il se ferait môme un espace séreux conforme aux besoins de la fonclion cardiaque. Deux incisions verticales furent faîtes de chaque côté de l'anneau cicatriciel à I cenlimélre 1/2 en dehors de la surface ulcérée. Les deux lambeaux latéraux ainsi formés furent mobilisés sunisammeni pour que leurs hortls internes pussent se rapprocher au-devanl (lu cœur. Les bases adhérenles de ces lambeaux en forme de pont assuraient largement leur vilalité. Leui's bords afTroniés furent réunis par trois points de suture au crin de Florence. L'en tant n'avait perdu que quelfpies goiiUes de sao^. Son état général ne fut nullement troublé, et bien que je n'aie pas obtenu directement une adhésion complète des deux bords suturés, la plaie était entièrement cicatrisée en moins de vingt jours. Le 2i avril, deux mois après Topéralion, Tenfant est partaitement bien portant. Ivn délinitive, l'opération a amené la transformât ion d'un cas d'ectocnrdic en une eciopie sous-cutanée. Il est encore possible que cette eciopie, qui est extra thoracique, devienne tians l'avenir inlratboraciquc, par suite du tléveloppemenl du coHir. «
Les cas déjà connus de (iroux (IH57) et de Morion (Soc. méd, de Berlin, Il avril 1888) sont analogues au fait si intéressant de Lannelongue. Dans le cas de Morion, le processus ulcéralif semblait avoir abouti spoutanémenl à la cicalrisalion. Il s'agissait d'une Hlle vivanld âgée de dixdiuit jours, présenlanl à la fois une fente stomato-orbitaire et une fissure sternale. Celle-ci était fermée par une membrane (pji suivait les mouvements respiratoires; elle présentait à sa partie inférieure une cicatrice grande comme une pièce d'or de 5 francs. On pouvait en serrant les épaules de Tenfant amener presque au contact les bords de la fissure.
2* Hernie congénitale des polmons. — Les hernies pulmonaires datant Tèrildblement de la vie intra-utérine, existant par conséquent au moment de la naissance, sont absolument rares, Morel-Lavallée, dans son mémoire sur les hernies du poumon {'|, déclare n'en connaître qu'im seul cas, cekii de Cruveilhier (•). L'indication d'un cas semblable se trouve encore dans les Cohtptej^ rrfi^fnK fif* la SoritH*' fie vhirunjie de 185*3. Mais le fait n*esi pas donné en détail. Il fiogit dans ces deux observations de fœtus monstrueux, alTectés de malfonnations nombreuses, non viables et sans intéi'ét par conséquent au point de vue chirurgical.
Sous le nom de hernies congénil^les du poumon se trouvent relatés dans les recueils, à coté de ces premières malformations, des cas dans lescptets la hernie est apparue h une époque assez ra[)|ïrochéc de la naissance pour qu'on ait pu supposer, ou bien qu'elle avait échappé à robscrvation pendant les premiers jours de la vie^ ou bien tjue, n'existant réellement jxiint, elle était du nujins en puissance par le fait de quelque mallormaiion de la paroi. Ce qui est congénti«l ici, c'est cet affaiblissement du thorax sur lequel nous n'avons du reste aucun renseignement préeis. Mais, h re litre, toutes les hernies pulmonaires *ponlji nées qui traversent un [loinl de la paroi thoracique mériteraient peut-être d'être désignées de la même façon.
(*) Mém. de la Soc, de r/tîr., 1KI7, p. 70.
(*) CituvEiLiilEB, Anai. patM, du corps humain, îiv, XIX^ p. 2.