‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 3)Chapitre 10 sur 260 · EXCROISSANCE FONGUEUSE DE L OMBILIC · texte numérisé non relu

EXCROISSANCE FONGUEUSE DE L OMBILIC

Encore appelée fongus oml)ilical des nouveau-nés (Dugès), Vexcroissance fongueuse de rombilic (Nélaton) se rencontre chez les jeunes sujets dans les jours qui suivent la chute du cordon. Cette affection, qui se présente cliniquement sous' un aspect unique, toujours semblable, comprend cependant deux variétés anatomiques distinctes : le granulome et Vadénome.

Historique. — Dugès est le premier qui ait fait mention du fongus ombilical des nouveau-nés (') ; P. Dubois en parlait dans ses cliniques et Nélaton leur a consacré un excellent chapitre (-).

Depuis 1860 ont paru en Angleterre des travaux ou des articles de Coudée, de Cooper Forster, Holmes; en Allemagne, un chapitre important de la pathologie des tumeurs de Virchow qui distingue : 1° le granulome, 2° une variété qu'il classe dans les nœvi.

C'est en 1877 que Kustner décrit, à côté du granulome, une variété nouvelle, Vadénome (^), dont Kolaczek avait déjà rapporté en 1876 un examen complet et deux faits antérieurs du professeur Fischer, 1871 et 1874 (^').

Citons encore en 1879 une note de Féré sur les fongosités de lombilic chez les nouveau-nés (^), les articles de Johann Steiner (1880), de la Pathologie infantile de Descroizilles (1884), d'Ed. Owen (1885), et un mémoire très intéressant dû à la collaboration de Lannelongue et Fremont, publié en janvier 1884 dans es Archives de médecine (^).

Symptômes. — L'excroissance fongueuse de l'ombilic apparaît au niveau de la cicatrice ombilicale sous la forme d'une petite tumeur rouge, à surface lisse ou mamelonnée, saignant assez facilement, pédiculée, présentant le volume et l'aspect d'une petite fraise.

Elle est ordinairement entourée d'une sorte de rougeur eczémateuse humide, qui occupe toute la cicatrice ombilicale.

Les guérisons spontanées paraissent rares.

Il faut donc intervenir, soit en excisant et cautérisant au thermo-cautère, soit en liant la tumeur à sa base.

(') Arl. Omdilic du Dîrt. de méd. en 15 vol., 1854, t. XII, p. 159.

(-) Traité de patlioloc/ie externe, 1857.

(^) VirrhoiD's Archiv, 1877.

(*) Arch. fiir klin. Chir., t. XVIII, 1875, p. 340.

(^) Bull, de la Sor. anat., séance du 25 août 1879.

(^) Consultez également un mémoire de Chandelux, Arch. de physiol., 1881.

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