COMPLICATIONS DUES A L'ÉTAT GÉNÉRAL DU BLESSÉ
matoires dans le foyer d'une fracture fermée; nous ne saurions admellre cette opinion aujourd'liui, il faut qu'il y ait infection de la plaie osseuse pour que cette complication se montre.
Les esquilles tertiaires sont de petits fragments qui faisaient partie intégrante d'une des deux extrémités osseuses, et qui se sont détachées ultérieurement par nécrose. Ce sont en réalité de véritables séquestres, suite d'ostéite. Ces esquilles devront être extraites par le chirurgien. Elles s'accompagnent toujours de suppuration avec production d'abcès et de fistules, parfois d'un calibre suffisant, pour permettre leur élimination.
La formation de ces esquilles tertiaires appartient à l'histoire des ostéomyélites, et est en tout point semblable à l'évolution des séquestres consécutifs à l'ostéite juxta-épiphysaire des adolescents.
10° Suppuration. — La suppuration est une complication assez fréquente des fractures ouvertes; mais elle peut aijparaUre dans les fractures fermées. C'est du reste extrêmement rare. Netter et Mariage {Comptes rendus de la Soc. de biologie, 1890), Gangolphe [Lyon médical, 1892), en France, se sont occupés de cette question, citons encore Steinthal, Fabricius, en Allemagne; Wilson, en Angleterre.
Sans doute la gravité de la lésion peut avoir une certaine influence sur la suppuration d'un foyer de fracture, mais il faut un agent pyogène pour la produire; il est contenu dans le sang, s'échappe des vaisseaux ouverts parle traumatisme et vient inoculer le foyer de la fracture. On a vu les fractures fermées suppurer à la suite de plaies situées loin du foyer traumatique, de panaris, d'otites, de lésions pulmonaires ou intestinales, d'angines. Il s'agit là d'ostéomyélite en général circonscrites, dont l'acuité varie avec l'agent cjui leur a donné naissance.