‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 213 sur 250 · CHAPITRE II TUMEURS DU SQUELETTE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II TUMEURS DU SQUELETTE

Les cnchondromes tiennent le premier rang au point de vue de la fréquence. Ces tumeurs sont encore rares et surtout rarement primitives. Elles siègent, soit sur la face externe des côtes, soit sur les cartilages (ecchondroses de Virchow). Exceptionnellement on les trouve à la face interne (cas de Dufour),

(') M.^BGUET, Thèse inaug. de Paris, 1888, n" 1)5.

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7iS TUMEURS DU MEDIASTIN.

au niveau de la UHe des côtes, d'où elles pénétraient dans le canal racliidien par les trous de conjugaison (cas de Pagct). Elles forment des masses souvent très volumineuses qui peuvent proéminer du côté du poumon, se propager à la plèvre et aux poumons et se généraliser. On connaît (pieltpics observations d'enchondrome sternal.

Les exoslose>; costales seraient plus fréquentes qu'on ne le croit; mais en général, quand on trouve des exostoses sur les côtes, on en i-enconlre aussi ailleurs (Verneuil). Elles peuvent consister dans la simple exagération de l'angle antérieur; elles se développent quelquefois sur la portion des côtes recouverte par le scapulum, d'où dans les mouvements de cet os des bruits de frottement particuliers (Boinet, Demarquay, Terrillon, 1874). Parise a décrit en 1849, sous le nom à'osléoplujte costale pleurélique, une exoslose consécutive à rinflamma^ tion pleurale. La face externe du sternum est aussi le siège d'exostoses; elles sont généralement d'origine sypbiliti(jue.

Demarquay a rapporté deux ol)servalions de fibromes, paraissant originaires du périoste des côtes.

Des sarcomes malins et particulièrement des sarcomes myéloïdes prennent parfois naissance sur les côtes et sur le sternum; mais les mêmes os sont plus souvent envahis secondairement par des productions malignes : lymphadénomos, sarcomes, carcinomes, principalement à la suite des cancers du sein ou du médiaslin. Celles de ces tumeurs qui occupent le sternum simulent parfois assez bien des tumeurs du médiaslin et particulièrement des anévrismes de la crosse aortique. Ces diverses tumeurs ne donnent lieu qu'à des indications thérapeutiques restreintes. La résection parliclle des côtes est simple et. sans danger lorsqu 'elle est peu étendue. Dans les cas graves, on lui donnera toute l'ampleur nécessaire, dût-on ouvrir largement la cavité pleurale et mettre à nu, pour enlever le néoplasme dans sa totalité, le poumon et le cœur.

Kœnig rapporte deux observations de résection du sternum tout entier pour tumeur, l'une de Kûster, l'autre de lui-môme, toutes les deux suivies de succès; ces interventions sont dangereuses, et malheureusement elles ne présentent pas beaucoup de chances de guérison définitive.

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