A. — PLAIES NON PÉNÉTRANTES
Ces plaies peuvent n'intéresser que les parties molles ou bien atteindre les os; dans le premier cas, la blessure d'artères volumineuses, telles ({ue la fessière ou l'ischiatique, des gros nerfs, du sciatique, sont les seuls accidents qui méritent d'être mentionnés d'une façon spéciale; les autres complications sont communes aux plaies des autres régions et tiennent presque toutes à l'infection du foyer traumatique ; il convient cependant de signaler les plaies de la fesse avec large perte de substance, entraînant une cicatrice plus ou moins difforme ou vicieuse (jui gêne les mouvements de la hanche.
C'est dans les plaies par armes à feu surtout que les os sont atteints. Le projectile peut frapper l'os plus ou moins obliquement et s'arrêter à sa surface ou bien se réfléchir et continuer son trajet pour se perdre dans les parties molles ou sortir plus ou moins loin; dans d'autres cas, il pénètre dans l'épaisseur de l'os et y reste enclavé. Les fractures produites par ces projectiles sont en général étoilées, s'accompagnent de fissures plus ou moins étendues qui parfois détachent entièremeni tout un fragment volumineux, la crête iliaque, le coccyx, rischion, etc. (Duplay).
L'infection du foyer de fracture par la balle elle-même, on par les corps étrangers qu'elle a entraînés, morceaux de drap, etc., provoque fréquemment tous les accidents de fractures compliquées infectées, ostéo-myélite, nécrose des fragments, suppuration plus ou moins étendue des parties molles autour du foyer de fracture, etc.