‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 90 sur 215 · ILES PHILIPPINES · texte numérisé non relu

ILES PHILIPPINES

tues, ressemblant un peu à celles du laurier. Ce sont les boutons à fleurs, qui constituent les épices, connus sous le nom de clous de girofle. Le muscadier de la grandeur du poivrier, a des feuilles se rapprochant aussi de celles du laurier. Quand la noix muscade est mûre, elle est à peu près de la grosseur d’un abricot et d’une couleur peu différente, et légèrement pyriforme; l’écorce s’ouvre d’elle-même et laisse voir la mince casse de la noix qui est noire.

Les animaux les plus remarquables sont le babiroussa, l’opposum ou didelphe, le plialanger, le tarsier, trois espèces différents de singes; le petit chevrolain.

On y admire une foule d’oiseaux magnifiques : les oiseaux de paradis, les martins-pêcheurs, les perroquets, les kakatoès, les bengalis, le guêpier et le grand émou casoar.

Les côtes sont garnies de coraux et de madrépores.

Iles Philippines. — Découvertes en '1521 par Magellan, au nord de Bornéo, entre le 7e et le 20e dégrés de latitude nord. Quarante ans plus tard, les Espagnols en s’y établissant, leur donnèrent le nom de leur roi. 11 y a dans cet archipel une douzaine d’iles principales et une soixantaine d’ilots.Ces iles volcaniques sont encore bouleversées par des tremblements de terre et des volcans souvent en éruption. Les ouragans y sont fréquents et les pluies torrentielles, qui ont lieu à peu près de la même façon que sur les côtes de Malabar et de Coromandel, et cela par une cause analogue, car la principale chaîne de montagnes court du nord au sud, comme dans les Gates. Du côté oriental, les pluies régnent pendant les mois de juillet, août et septembre, c’est le temps des vents de sud-est. Ces vents soulèvent la mer; les terres basses submergées sont changées en lacs. Dans la partie de nord-ouest on a alors le beau temps. Mais pendant octobre et les mois suivants, les vents de ce côté, souillant avec impétuosité, y poussent aussi d’abondantes pluies. C'est la grande humidité sous un chaud soleil, qui rend les Philippines si fer l iles .

La plus belle végétation ne cesse pas d’y être en activité. La principale nourriture dans ces îles est le riz ; on y a introduit le froment et le cacao. Les patates, les radis, les asperges, les betteraves et les diverses plantes potagères d’Europe y prospèrent, excepté la pomme de terre. Le tabac, le bétel, le safran, la noix d’arec, la noix muscade, le café, le cacao, la canne a sucre y sont communs.

L’oranger en pleine terre atteint 10 mètres de hauteur. Parmi les végétaux indigènes, on distingue le cotonnier, le bambou, l’ananas, le manguier, dont les mangues sont les plus grosses et les plus estimées, le poivrier, le cassier, plusieurs espèces de bananiers . Le grevier et le tanianmer sont de grands arbres; on y trouve beaucoup de bois d’ornement, <le teinture et de construction, tels que l’ykaranda,le bois de fer; plusieurs arbres à gomme et à résine-vernis ; l’aloës, le rotang, le poletuvier. La terre est couverte des fougères et des mousses de Java, ainsi que de

Page 1