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CONCERTO-SONATE

§ 491. — Le rôle plus ou moins important que remplit l'orchestre dans une composition de ce genre est ce qui constitue la plus marquée des différences qui existent entre le concerto et la sonate, du moins en ce qui concerne leurs deux derniers morceaux.

$ 492. — Ln effet, l'adagio et le rondo de l'un ne diffèrent guère de ceux de l'autre que par les courtes ritournelles de Y orchestre, qui se produisent, soit a titre d'introduction, soit comme répliques, soit enfin comme coda.

§ 493.— Pour ce qui est de l'allégro, les différences *ont plus sensibles: Ainsi, comme il a été dit,.(p.l27) l'allégro de la sonate se divise en deux parties bien tranchées, avec reprise de la première; tandis que l'allégro du concerto se compose de trois grands solos encadrés par des tutti d'orchestre et sans aucune reprise.

^ 494.— Cependant, si l'on fait abstraction des tutti, on s'aperçoit que les trois solo» correspondent assez bien aux trois grandes périodes d'un allegro de sonate, savoir: le premier aolo, à la période d'exjtosition; le deuxième solo, a la période du travail thématique; U- troisième solo, à la période de répétition.

OBSERVATIONS — La symphonie et te converti! soûl des compositions d'un ordre tellement e'Icvé, que ceux-là seuls qui ont sui\i un cours complet de haute composition, sous la direction immédiate d'un Maître éprouxé, peuvent pre'tendre à s')- attaquer sans témérité.

C'est pourquoi nous n'entrerons pas, a leur sujet, dans des détails qui nous obligeraient à sortir des limites que nous nous sommes imposées pour cet ouvrage.

Par les mêmes raisons, nous devrons négliger ce qui concerne l'ouverture de concert

Quant k l'ouverture d'opéra, bien quelle soit purement instrumentale , elle se rattache si étroitement à l'ouvrage dramatique auquel elle sert de préface, que nous nous réservons d'en parler au chapitre qui traite de la musique de théâtre.

A.L.MKHï.

F A N TA 1 8 1 E S et M 0 l{ C E A U X de G E N H E

CAPRICE ET FANTAISI E

£ 495 —Les mots synonymes caprice et fantaisie, qui servent d'intitulés à certains morceaux de musique instrumentale, indiquent suffisamment que ces morceaux n'ont pas été coulés dans le même moule que lune quelconque des parties d'une sonate ou d'un quatuor classique.

$ 496.— Il faut, en effet, pour justifier leur titre, que ces morceaux aient quelque chose de capricieux, de fantaisiste dans la coupe ou dans le caractère.

§ 497.— Mais, il ne faudrait pas croire qu'on peut, sous prétexte Au fantaisie, se dispenser de toute forme dans ce genre de composition. Il faut.au contraire, quel que soit le caractère du morceau, qu'il ait une forme saisissablc, tangible, que l'esprit puisse embrasser dans son ensemble el ses détails.

Voici, par exemple, le premier des trois morceaux de «endelssohn. Op. Ici, intitulés Trois Fantaisies ou Caprices.

«l; 498.— La coupe de ce premier caprice est très nette: il se compose de deux motifs, qui, avec la ré- .pétition du premier, forment trois parties. lesquelles d enchaînent sans interruption et dans cet ordre:

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