‹ Traité de composition musicaleChapitre 148 sur 328 · I ,.!IN!!Ï · texte numérisé non relu

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Répétition de l'Andante.

Tempo dfll'Aiiilanle.

§ 499.— Le mot fantaisie pourrait s'appliquer a toute composition instrumentale qui nYtant point déforme classique, n'est pas, non plus, un morceau de caractère ni un air de danse. Mais, on donne plus particulièrement le titre de fantaisie à un morceau composé sur des motifs d'opéra ou sur des airs populaires.

§ 500.— De ces fantaisies, les unes ne sont que des sortes de mosaïques ou pots-pourris, où se déroulent différents motifs, rattachés les uns aux autres par des soudures, c'est-à-dire, des petits épisodes transitifs; les autres sont des air» variés, avec introduction et coda; d'autres, enfin, se rapprochant de la forme classique, sont construites sur deu.v ou trois motifs, qui servent de thèmes aux développements du morceau.

Parmi ces dernières, il convient de mentionner celles de thalberg.

Grandes Fantaisies a la manière de Thalberg

>5 501.— Les grandes fantaisies composées pour le piano par thalberg et ses imitateurs, sur des motifs d'opéras ont été fort à la mode pendant près d'un demi-siècle.

|5 502.— Ce* fantaisies, qu\ commencent par une introduction et finissent par une coda, sont, généralement, bâties sur trois motifs principau.v, qui servent de thèmes au morceau tout entier. (*)

§ 503.— Chacun de ces motifs s'exécute ordinairement deu.rfois, pour le moins, suit consécutivement, soit avec intercalation de quelques mesures e'pisodiques .

§ 504.— La première fois qu'un motif se présente, c'est toujours simplement, sans qu'aucun ornement ait été ajouté à la mélodie ni a l'accompagnement.

$ 505.— La seconde fois, au contraire, le chant, presque toujours placé dans le médium, est entouré d'arabesques: arpèges, gammes ou autres traits brillants qui parcourent le clavier dans tous les sens et souvent d'un bout a l'autre, ou bien, c'est une variation a grand effet.

Jj 506.— Les (rois motifs qui constituent le corps dn morceau, sont reliés entre eux par des divertissements; lesquels, ainsi que l'introduction, oui. ordinairement, pour sujets,des fragments ou des dérives de ces mêmes motifs.

§ 507.— Quelquefois, cependant, ils empruntent leur sujet à d'autres motifs du même ouvrage.

j5 508.— L introduction et les divertissements sont, parfois, traités eu imitations , comme les passages e'pisodiques d'une fugue ou d'une sonate, ce qui leur donne un air de parenté avec la musique classique .

(Voir les fantaisies nV'THALBRRG sur Moïse, La Muette, Les Huguenots, Va Straniera, etc.)

Fantaisies a la maniène d'Henri Herz

$ 509.— Les fanta isies d'utMti hehz qui eurent aussi beaucoup de vogue dans leur temps, étaient d'un autre type que celles de THALBERG.

Klles se composaient :

1- d'une introduction; 2- d'un thème avec de nombreuses variations de divers caractères, dont un granit final.

Comme on le voit, la coupe en était fort simple.

(Voir hknki Hfciiz, Op.48, La Violette, et Op. 60. La Cenerentoln.)

§ 510.— Dans cet ordre d'idées, on peut aussi consulter les fantaisies de DOIILKH sur / Vurilani, Lucia di Lammermoor, etc.

I*) Ainsi, lii J'uithiixie de Tmuil-Ki. sur Moite est construite a\ec les trois thèmes suivants:

THÈU » TIIKMK H

Amiante ., — < a . . AlleRretti

V.iulrnt/tirtion, eu s\)\\'J'itgnt;, est bi'tlie x sur une variante ilu thème ('. ci-dessus

Publie avoi laoturisitîoii de Ht PH..HAULKT, Kri.-I'rnpi i

A.L.9SSIV.

Morceaux de Genre et de Caractère

REFLEXIONS PRÉLIMINAIRES

£j 541.— Dans toute œuvre purement musicale, indépendante de toute action dramatique et libre de toute entrave, la répétition d'un ou plusieurs motifs s'impose, si l'on veut obtenir de ces motifs le maximum d'effet dont ils sont susceptibles et la plus grande intensité du plaisir qu'ils peuvent causer.

$ .51*2.— C'est qu'en effet, une pensée musicale a quelque chose de si fugitif, que, bien souvent, elle a besoin d'être entendue plusieurs fois pour être comprise et sentie. Et la preuve, c'est que telle oeuvre qui. à une première audition, ne fera qu'un médiocre plaisir, procurera de grandes Jouissances à la troisième, à la sixième, à la dixième audition.

S 513. —D'autre part, le retour d'un mot if déjà entendu est un repos pour l'auditeur, parce qu'il n'exige plus de lui une aussi grande tension d'esprit.

$ 514.— Si l'on a lu, attentivement, ce qui concerne la construction des divers morceaux de musique classique, on a dû constater que, dans tous, sans exception, certains thèmes devaient se répéter une ou plusieurs fois.

On a pu faire la même remarque au sujet des fantaisies.

§ 515.— Les morceaux dont nous allons nous occuper ne sauraient échapper a cette règle commune.

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