VALSE
5j 529.— La Valse est un Allegro vivo qui s'écrit généralement ii >] et par exception ii „
$ 530.— Il y a des ou/ses de caractères bien différents: les unes sont expressives, rêveuses, sentimentales, les autres sont gaies, brillantes, fougueuses, etc; il y a même des valses tentes. Il en est, enfin, qui sont tour-à-tour légères et expressives.
CHOPIN-Op 04. Ko/kp, Y'-.' Tempo •:in»lu.
PS
iS
ÏCr
ty-iV-H-- r
Jl I-
Pi
éM
CHOPIN-Op. (il, KlArf, .V-' 1.
Mullii vivn.
44^j7^|JHi
<tt±*
«yd" feab^
Sp
A L.98'.lï
PLAN El COUPE des morceaux de genre et de caractère
5$ 531. — Un morceau de pente ou de caractère peut être plus ou moins développé: Il y a de petites valses et de grandes valses, de petites tarentelles et de grandes tarentelles, etc.
Or, il tombe sous le sens, qu'une petite valse n'est pas, nécessairement, taillée sur le même patron qu'une grande, et que, pareillement, une grande tarentelle peut bien être bâtie sur un autre plan qu'une petite.
^ 53?. — La petite coupe binaire, et surtout la petite coupe ternaire, sont celles qui sont généralement adoptées pour les morceaux de genre de petite dimension. (Revoir les ^ 344-345 et les exemples qui s'y rattachent.)
§ 533.— Quant aux morceaux plus développés, il en existe à peu près de toutes h s formes: les uns sont coupés à la manière du Menuet (§ 412) les autres ont la coupe du Rondo (§§ 43» et 439.)
$ 534. — Ainsi, comme le Menuet, les 5"-1' et &mJ Polonaises de chopi.n se composent de trois périodes a peu près égales, dont la troisième n'est que la reproduction de la première.
§ 535. — Au contraire, les 4"-'et S"-1' Polonaises du même auteur, ont plutôt la forme d'un grand Rondo, en ce sens que le premier motif y revient trois ou quatre fois, avec intercalalion de divers autres motifs ou divertissements.
^ 536.— Enfin, la Be/fa capricciosa de HlMMtL est une Polonaise taillée à la manière des grands morceaux de musique classique, avec ses deux thèmes principaux et les développements qui en sont tirés: divertissements, travail thématique, etc.
1$ 537. —Si. d'autre part, nous comparons entre elles la tarentelle napolitaine de kossim et LIszt, celle de la Muette d'Al'BEK, et celles de THALlîEKG et de STEPHETi iiei.lku. etc. nous y voyons les mêmes différences de coupe que dans les morceaux ci-devant cités.
DiVIStOS PAR i.hoi fi:s
$ 538. — Une autre coupe usitée pour certains morceaux de genre, et particulièrement pour la valse, est celle qui consiste a grouper les phrases ou les motifs par deux ou surtout par trois. C'est Ce que nous appellerons la division par groupes.
§ 539.— Quand un groupe est de trois phrases, c'est ordinairement, la première qui.se répétant après la deuxième, constitue la troisième Dans un tel groupe, il n'y a donc que deux
phrases différentes et une phrase de répétition.
£ 540. — Selon les développements plus ou moins grands qu'on veut donner au morceau, on y fait entrer un nombre plus ou moins grand de ces groupes de phrases: trois, quatre ou cinq, etc; le nombre n'en est pas limité.
§ 544. — Lorsque le morceau ne renferme que trois groupes de phrases, le troisième groupe n'est, habituellement (comme dans toute coup? ternaire) que la répétition du premier;\e deuxième groupe, celui du milieu, est ce qu'on appelle le Trio, par analogie avec la deuxième période du Menuet. Toutefois, cette règle est sujette à exception (Voir, p. 206 la Valse de CH.DELIOUX.) En résumé, on peut formuler, ainsi qu'il suit, les règles concernant la coupe des morceaux de genre ou de caractère.
kl 9892.
§ S 42. lits morceaux «If caractères différents peuvent être bâtis sur un même plan général. § 54ît.— lies morceaux de même caractère peuvent être construits sur des plans différents.
§ 544.— Dans ces conditions, le mieux à faire, pour éclairer le lecteur a ce sujet, c'est de placer sous ses yeux quelques exemples résumant les principales coupes données à ces sortes de morceaux par de bons auteurs.
>j 545.— Quant au caractère précis de chaque espèce de genre, on le reconnaît au rythme, au intimement et a la couleur, plutôt qu'au plan général du morceau.
C'est, eu effet, par le rythme et le mouvement qu'on distingue une Valse d'une Polonaise, une Berceuse d'une Tarentelle, etc.
OBSERVATION
§ 546.— Dans les morceaux de caractère qui sont destinés au concert. (Mazurkas, Polonaises, Tarentelles ou lW/.«.v.v) on peut se permettre bien des fantaisies qui ne seraient pas admissibles dans les airs tfV danse dont ils dérivent.