‹ Traité de composition musicaleChapitre 184 sur 328 · QUADRILLE · texte numérisé non relu

QUADRILLE

§ 647. —Le Quadrille, qu'on appelai! jadis "la contredanse1' se compose de cinq figures ainsi dénommées:

N" I , Pantalon — N2 2, fffc' — N" :i, JWe Ns 4. Pastourelle— W5, Galop ou fm«/

Ç5 6 l<S. — i.a musique de ces cinq figures consiste en cinq petits morceaux complets, dont laponne et les dimensions sont déterminées d'une manière précise et absolue

j5 619. — Ces morceaux sont indépendants les uns des autres et ne s'enchaînent pas l'un a l'autre; car. entre deux figures de quadrille il y a toujours un repas, une pause de quelques instants, et. conséquemment, interruption de la musique comme de la danse

$ 620.— 11 est bon de changer de tonalité en passant d'un numéro à un autre, sans trop s'éloigner du (on primitif; mais Y unité tonale est fort peu observée entre ces morceaux, et le dernier est souvent dans un autre ton que le premier.

$ 621.— Il arrive que deux figures qui se t'ont suite sont dans des tonalités plus ou moins éloignées l'une de l'autre; comme par exemple, les tons de sol majeur e\fa majeur.

Cependant, il est toujours préférable que, malgré {'interruption dont nous venons de parler, les tonalités qui se succèdent d'un numéro à l'autre soient en bonne relation.

§ 622.— Quant aux modulations et aux changements de ton qui ont lieu dans le courant d'une figure, ils sont soumis à la règle commune.

$ 623.— Lorsquune figure se compose de deu.r motifs seulement, comme I Eté (s,6'.»h) le second motif se fait, le plus souvent, dans l'un des tons raisins les plus directs du ton primitif ou dans son homonyme de mode opposé.

Par exemple, si le premier motif est en do majeur, le second sera dans l'un des tons majeurs de sot ou de fa, ou bien en la mineur, ton relatif, ou encore en do mineur, ['homonyme.

§ 624.— Lorsquune figure se compose de trois motifs, les deuxième et troisième motifs seront dans deu.r tons différents, choisis parmi ceux que nous venons de citer.

$ 625.— Mais, on peut quelquefois conserver la même tonalité principale pendant deux reprises consécutives, et même pendant une figure tout entière, à la condition d'y taire des modulations passagères pour rompre {'uniformité tonale.

Ce dernier système n'est guère usité que dans les quadrilles composes sur des airs d'opérettes, lorsqu'un couplet occupe a lui seul toute une figure .

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