UNITÉ TONALE ET MODULATION
§ 873.— V unité tonale est généralement observée dans la composition d'un air. C'est-à-dire que, le plus souvent, il commence et finit dans le même ton, sinon dans le même mode. (Voir p. 275.)
$ 874.— Quant au récitatif qui, parfois, lui sert de préambule, il est indépendant de l'air lui-même, aussi bien sous le rapport de la tonalité que sous celui de la mesure, du mouvement et du rythme. (Voir l'air de Joseph, p. 276.)
$ 875.— Mais, si rien n'oblige a écrire le récitatif dans le même (on que l'air auquel il conduit, rien non plus ne s'oppose à ce qu'il débute par ce même ton, sauf à moduler par la suite. (Voir l'air du Freischutz, p. 280.)
§ 876. — M air d'opéra (ici qu'on l'a compris depuis plus d'un siècle) ayant toujours d'assez grands développements, on conçoit la nécessité d'y modider, pour ne pas tomber dans la monotonie. (sj 157)
Si donc, il y a unité tonale entre le commencement et la fin du morceau, il est indispensable que, dans son cours, on passe par une ou plusieurs autres tonalités, et qu'on s'y maintienne suffisamment pour reposer du ton principal .
Seulement, ainsi que nous l'avons expliqué page 2 1 » 1 , les changements de ton doivent arriver à propos et être appropriés aux sentiments qu'il s'agit d'exprimer.
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COUPES DE VERS appliquées aux diverses parties d'un Air ou d'une Cavatine
§ 877.— Ainsi qu'il a été dit aux §§ 829 et «30 la contexture d'un air varie suivant la coupe des paroles, les sentiments qu'elles expriment et \' action qui se déroule.
§ 878— Les vers de huit, de dix, et surtout de douze pieds, sont ceux qu'on emploie de préférence dans les récitatifs, parce qu'ils se prêtent mieux ii V ex position des idées que les vers plus courts.
Ceux-ci ne s'y rencontrent que très accidentellement, connue, put exemple, ce vers de six pieds: "l'n mot consolateur" dans la première scène de Faust:
Kieii'.... i'ii vain j'interroge eu mou ardente \ e i 1 1 e 12 pit*<ls
La nature et le cre'aleur. S "
Pas une vois ne glisse à innu oreille 10 "
lu mot consolateur! 6 »
§ 879.— Rn ce qui concerne les coupes de vers les plus favorables à la composition de laiidante et de Yallegro, les explications détaillées que nous avons données précédemment (g!j 75« à 793) leur sont applicables.
Mais nous devons ajouter à ces explications les observations suivantes: