AIRS SIR SEPT, HUIT NOTES ET PLIS
$ 81.— On conçoit que, plus on a d'étendue et de sons a sa disposition, plus les ressources sont grandes pour varier et développer les idées.
5; 8'<£.— En ce qui concerne l'étendue d'une mélodie vocale du grave a l'aigu, il est bon d'observer que, plus cette étendue est bornée, plus la mélodie a des chances de se vulgariser, parce qu'elle entre plu* facilement dans toutes les noix.
C'est le c;is des anciens airs populaires, qui dépassaient très rarement l'étendue d'une oc/a ve,?\ qui, comme nous le disons plus haut, se renfermaient souvent dans les limites d'une quinte ou d'une sixte.
§ S'A.— Sans se condamner à n'employer qu'une étendue aussi limitée dans les compositions vocales, il est bon, quand on écrit pour des voix ordinaires, de ne pas dépasser une douzième, une treizième tout au plus; et encore faut-il n'user que très sobrement des notes extrêmes, au grave "t a l'aigu, et se maintenir le plus possible dans la région moyenne de la voix pour ne pas fatiguer le chanteur. Cette région moyenne est ce qu'on appelle la tessiture vocale, laauelle, habituellement, n'a pas plus d'une octave. (Voir p. 239)
§ 84.— Les notes sur-aiguës ou sous-graves, qu'on rencontre quelquefois dans les opéras, sont écrites pour des voix exceptionnelles, dont on dispose rarement en dehors des théâtres de musique.
A.I..HS92